Les saisons se suivent et se ressemblent pour Anderlecht, qui veut une nouvelle fois aller le plus loin possible en championnat, en Coupe de Belgique et sur la scène européenne.
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Les saisons se suivent et se ressemblent pour Anderlecht, qui veut une nouvelle fois aller le plus loin possible en championnat, en Coupe de Belgique et sur la scène européenne. Seule différence notable par rapport au passé, les Mauves abordent 2012-2013 avec un nouveau mentor, John van den Brom, à la place d' Ariel Jacobs. Le Hollandais a d'emblée imposé sa griffe en optant pour un 4-3-3 en lieu et place du sacro-saint 4-2-3-1 cher à son devancier. Nouveau triumvirat chez les gardiens : Davy Schollen et Michaël Cordier partis, Thomas Kaminski, prêté la saison passée à OHL, et le jeune Davy Roef, issu des classes d'âge, s'imposent désormais comme 2 et 3 dans la foulée du titulaire, Silvio Proto. La ligne arrière est passible de modifications en cours de saison. Partisan d'une double occupation pour chaque place, comme expliqué par ailleurs (v.p. 20), le nouvel entraîneur dispose de Marcin Wasilewski et Dennis Odoi au back droit et de Behrang Safari, Olivier Deschacht et Jordan Lukaku (en revalidation pour le moment) sur le flanc opposé. Mais en raison des indisponibilités temporaires des défenseurs centraux Roland Juhasz (qui relève de blessure) et Cheikhou Kouyaté (aux Jeux Olympiques), Wasyl et Oli ont été appelés à glisser dans l'axe en ce début de saison. Comme solution de rechange, Anderlecht n'a pas l'embarras du choix : le transfuge saoudien Osama Hawsawi doit encore s'acclimater et les jeunots Bruno Godeau, Jonathan Vervoort et Chancel Mbemba sont encore un peu tendres. C'est pourquoi le club planche sur l'acquisition d'un renfort. Anderlecht opère désormais avec un seul médian récupérateur au lieu de deux. Lucas Biglia y a été confirmé au détriment de Sacha Kljestan et de deux autres éléments qui répondent au même profil, LukasMarecek et Bedi Mbenza. Durant les matches de préparation, le Congolais a été essayé au stoppeur, vu la pénurie de joueurs susceptibles de jouer à cette place, mais il n'a pas convaincu. Pour appuyer la man£uvre, le T1 fonde ses espoirs sur Dennis Praet, qui a profité des absences, sur blessures, de Ronald Vargas et Matias Suarez, afin de s'imposer comme n°10. A ses côtés, décalé à gauche, Kanu a la préséance. Le Brésilien, pas vraiment en odeur de sainteté auprès de l'ancien coach, a convaincu définitivement JVDB, déjà sous le charme du joueur après visionnage de ses matches lors des play-offs. Un trident est reconduit, avec Dieumerci Mbokani une fois encore en position la plus avancée. Comme alternative à cette place, le Sporting peut tabler sur Tom De Sutter, snobé comme pas permis par le passé, mais qui jouit d'un retour en grâce. Au besoin, Suarez peut également dépanner en pointe. S'il jure toujours fidélité aux Mauves dans les semaines à venir... Sur les ailes, le RSCA dispose de Guillaume Gillet et Guillermo Molins à droite et Milan Jovanovic et Sacha Iakovenko à gauche. Dans ce secteur, il peut compter aussi sur un jeune prometteur, Massimo Bruno. Anderlecht a réussi à conserver l'essentiel de ses forces vives jusqu'à présent. Ce qui ne gâte rien pour un club qui tient à se distinguer sur trois tableaux. Les Mauves paraissent armés dans le secteur offensif, avec un quintette de joueurs capables chacun d'alimenter le marquoir. Mais derrière, ce n'est pas Byzance. Les Mauves vont devoir reconduire les anciens. Mais comme la relance n'a jamais été leur point fort, ce manquement risque toujours de jouer un tour pendable. A moins que JVDB trouve la parade. Également présents dans le noyau A : Abdoulaye Seck et Bryan Verboom (déf.), Sacha Iakovenko, Christophe Diandy, Ziguy Badibanga et Reynaldo (mil.), Pablo Chavarria et Dalibor Veselinovic (att.) PAR BRUNO GOVERS