Dans une conférence de presse, il faut parfois apprendre à... lire entre les mots. La semaine dernière, le Sporting de Charleroi avait invité les journalistes pour leur annoncer l'arrivée d'un nouveau sponsor maillots : l'opérateur de télécommunications Brutélé, qui devient la septième société présente sur l'équipement des Zèbres ! Convie-t-on la presse chaque fois qu'un nouveau parrain s'associe à un club ? Non !
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Dans une conférence de presse, il faut parfois apprendre à... lire entre les mots. La semaine dernière, le Sporting de Charleroi avait invité les journalistes pour leur annoncer l'arrivée d'un nouveau sponsor maillots : l'opérateur de télécommunications Brutélé, qui devient la septième société présente sur l'équipement des Zèbres ! Convie-t-on la presse chaque fois qu'un nouveau parrain s'associe à un club ? Non ! En fait, l'association avec Brutélé n'était qu'un prétexte. Le vice-président de cet opérateur 100 % public est Jean-Claude Van Cauwenberghe. Pour lui, c'était une belle occasion de mettre l'accent sur le rapprochement entre les autorités politiques locales û et régionales û et le club. Il y a six mois, la Ville et le Sporting se tiraient dans les pattes. Il y avait les pro- VanCau et les pro-Bayat. Le groupe du premier essayait de prendre le pouvoir, le second ne voulait pas le lâcher. Aujourd'hui, plus rien de tout cela. Van Cau a signalé que l'argent récolté par Charleroi Sport Partners, son groupe d'investisseurs potentiels (1,25 million), pourrait même atterrir prochainement au Mambourg et que ces hommes d'affaires ne réclameraient évidemment plus la majorité au conseil d'administration. " Abbas Bayat a remis tellement d'argent dans le club entre-temps qu'il en restera bien évidemment le pilote ", dit-il. Le ministre-président du Gouvernement wallon a aussi profité de l'occasion pour révéler ses inquiétudes quant au futur du foot hennuyer : " Nous sommes victimes de notre succès. Il ne sera pas évident d'entretenir quatre clubs dans cette province. Une chose est sûre : les quatre présidents devront se parler. Et les bourgmestres des villes concernées ont aussi un rôle à jouer. Je sens venir les difficultés à gauche et à droite. Le Gouvernement wallon a pris ses responsabilités en aidant successivement Mouscron, Charleroi, Mons et La Louvière à améliorer leurs infrastructures, mais je connais les limites du sponsoring régional ". Van Cau va-t-il réenclencher un processus de fusion ? " Doucement... J'ai autrefois failli risquer ma peau sur une fusion Sporting-Olympic... Et ce n'est de toute façon pas une priorité à court terme pour moi. Pour le moment, j'ai aussi des élections à préparer "... (P. Danvoye) P.Danvoye