" Nous n'avons commis que cette erreur défensive tout au long de la rencontre et les Serbes en ont profité pour ouvrir la marque. A ce niveau, tout comme en Ligue des Champions, le moindre moment d'égarement se paye cash. Il faudra en parler entre nous afin d'éviter de telles mésaventures à l'avenir. Il ne fallait pas se précipiter sur un Drago qui, à cet endroit, n'était pas dangereux. Il a profité d'un excès de fougue pour ...

" Nous n'avons commis que cette erreur défensive tout au long de la rencontre et les Serbes en ont profité pour ouvrir la marque. A ce niveau, tout comme en Ligue des Champions, le moindre moment d'égarement se paye cash. Il faudra en parler entre nous afin d'éviter de telles mésaventures à l'avenir. Il ne fallait pas se précipiter sur un Drago qui, à cet endroit, n'était pas dangereux. Il a profité d'un excès de fougue pour passer malgré tout. Un match se perd ou se gagne sur des détails. C'est râlant car nous avons contenu, contrôlé et même dominé la Serbie qui était sur les genoux à la fin du match. Par rapport à notre précédent voyage à Belgrade (éliminatoires de la dernière Coupe du Monde 2006, 0-0), notre courbe de progrès est évidente. Mais, cette fois, la Belgique a dominé et a perdu. Il vaut mieux, parfois, mal jouer mais grappiller quelque chose. Cela ne peut plus arriver sans quoi la Belgique ne se qualifiera pas pour l'EURO 2008. Or, il est impératif de s'y ren- dre. J'ai relevé pas mal d'occasions à Belgrade et il fallait au moins signer un but. La Belgique n'a pas eu le zeste de chance au bon moment, la Serbie bien. Personne n'aurait pu contester une éventuelle égalisation qui n'est jamais venue malgré une dernière tentative de Kevin Vandenbergh. Nous avons un problème de concrétisation et de réalisme mais il serait stupide de jeter le bébé avec l'eau du bain. Il n'est pas normal que je sois le seul buteur après trois matches. A Belgrade, la Belgique a réalisé une magnifique première mi-temps. Notre jeu était alors très attractif et les Serbes ne s'attendaient pas à voir un adversaire de cette qualité. Je veux retenir cette évidence pour aller de l'avant. Même si c'est dur d'encaisser une défaite imméritée, ce groupe travaille bien et est animé par l'envie de progresser. Mon secteur a beaucoup de qualités et je n'ai aucun problème à le diriger. Avec Vincent Kompany et l'apport de Timmy Simons et de Gaby Mudingayi, nous formons un sacré carré central défensif. A Hambourg, je commandais la man£u- vre et Félix Magath me demande d'en faire autant au Bayern Munich. J'ai désormais du métier. Je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas en être de même en équipe nationale ". PIERRE BILIC, ENVOYÉ SPÉCIAL À BELGRADE