Objectif : faire mieux que la saison passée. Son retour, le 31 mars, au début des PO1, s'était déroulé en mode mineur. Le Club avait rapidement ouvert la marque et Vadis Odjidja, qui semblait pourtant très calme avant le match, avait pété les plombs. Un duel trop sec avec Wesley lui a valu une carte rouge. Il a ainsi hypothéqué les PO1 pour lesquels Gand avait eu tant de mal à se qualifier et n'avait pu prendre sa revanche en gagnant la co...

Objectif : faire mieux que la saison passée. Son retour, le 31 mars, au début des PO1, s'était déroulé en mode mineur. Le Club avait rapidement ouvert la marque et Vadis Odjidja, qui semblait pourtant très calme avant le match, avait pété les plombs. Un duel trop sec avec Wesley lui a valu une carte rouge. Il a ainsi hypothéqué les PO1 pour lesquels Gand avait eu tant de mal à se qualifier et n'avait pu prendre sa revanche en gagnant la coupe. 10 ans plus tôt, Michel D'Hooghe, alors président du Club Bruges, avait fièrement posé avec Vadis Odjidja le 9 janvier 2009. Le Club, qui avait aussi recruté l'Allemand Marc Kruska, avait transféré Vadis du HSV, où il avait atterri en 2007, dans la foulée de Vincent Kompany. Odjidja ne s'était pas imposé et était rentré chez lui. Pas à Anderlecht mais chez son rival, où il avait paraphé un contrat jusqu'en 2013. Le monde était alors aux pieds du Gantois de 19 ans. Il n'a révélé l'étendue de son talent dans l'entrejeu que deux ans plus tard, contre Gand. Le 16 octobre 2011, Bruges recevait les Buffalos. Il vivait alors des années turbulentes. Bart Verhaeghe venait d'accéder à sa présidence et débordait d'ambition mais, sur le terrain, ça ne suivait pas. En cas de succès, le Club pouvait prendre la tête. Mais Gand était meilleur. Plus percutant. Jusqu'à la 24e. Colin Coosemans, qui sera dimanche dans le bus gantois avec Odjidja mais qui défendait le but brugeois ce jour-là, repoussa un coup franc et poussa le ballon dans les pieds d'Odjidja, qui entama un long raid. Il se joua de Thijs, Jörgensen et de deux autres Gantois, traversa le terrain en diagonale pour lancer Thomas Meunier, qui était encore avant. Celui-ci se défit de deux hommes avant de tromper Bojan Jorgacevic, qui allait signer à Bruges le 7 novembre, évinçant Coosemans du but. Dans une interview sur son " Club ", feu Jean-Luc Dehaene a un jour soupiré : " Pourquoi ne voyons nous jamais de transition rapide ? Notre football est parfois trop lent. " Ce jour-là, il a vu une action vive. Signée Vadis Odjidja, dans un de ses moments de génie. Il allait partir en août 2014, les mains vides. Vadis Odjidja n'a rien gagné avec le Club. C'est la seule tache à son passage au Jan Breydel.