Jean Duriau a commenté mercredi dernier son dernier match des Diables Rouges. Il a en effet choisi de partir à la retraite le 1er mars prochain. Certains diront qu'il s'en va au bon moment puisqu'il est quasiment acquis que les Diables ne seront pas présents en Allemagne en 2006 et que notre football est entré dans une période de disette dont on ne sait pas quand elle prendra fin.
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Jean Duriau a commenté mercredi dernier son dernier match des Diables Rouges. Il a en effet choisi de partir à la retraite le 1er mars prochain. Certains diront qu'il s'en va au bon moment puisqu'il est quasiment acquis que les Diables ne seront pas présents en Allemagne en 2006 et que notre football est entré dans une période de disette dont on ne sait pas quand elle prendra fin. " Je me rends bien compte que j'ai eu du bol ", dit-il. " J'ai connu les belles années européennes du Standard, de Bruges, d'Anderlecht et de Malines ainsi que les six qualifications des Diables pour la Coupe du Monde et des présences aux Championnats d'Europe jusqu'en 1984. Mais depuis le départ de la paire Jan Koller- Thomas Radzinski à Anderlecht, il faut bien dire que nous prenons surtout des claques. " Avec Jean Duriau, c'est le dernier " enfant " de Luc Varenne qui s'en va. " Je voulais faire des études d'archéologie parce que j'adore voyager mais on m'en a dissuadé et je me suis orienté vers le droit. J'ai arrêté en 1966, lorsque j'ai pu entrer au journal LesSports, où on ne gagnait pas très bien sa vie. Je suis alors passé au Peuple mais ce journal a fait faillite et je me suis retrouvé sur le carreau. Luc Varenne m'a alors proposé d'entrer à la radio. Aujourd'hui, je peux dire que c'est le média qui me convenait le mieux car je suis un bavard, pas du tout un écrivain ". Un bavard qui a son franc parler mais qui ne se connaît pas de véritable ennemi. Sans doute parce qu'il aime aussi que le discours à son égard soit direct. " Bien sûr, on ne peut pas éviter d'être taxé de pro telle ou telle équipe par les supporters, ce qui est normal car ils n'analysent pas le match de la même façon. Et en 30 ans, je n'ai eu que deux notes de service de ma rédaction pour avoir ouvert un peu trop ma g... La dernière, c'était parce que j'avais critiqué un peu trop fort le plan Magellan dans Le Soir. Je n'avais pourtant fait que dire ce que tout le monde pensait mais c'était au moment où les décisions douloureuses devaient être prises et le sujet était sensible ". Aujourd'hui, il regrette un peu que le monde du football ait perdu quelques personnalités comme l'ancien président de l'Union Belge, Louis Wouters. " Avec eux, on respectait notre petit pays sur le plan international. Il faut dire qu'on connaît moins les gens maintenant car on parque les journalistes dans des locaux à part. Et puis, tout change beaucoup plus vite. Jos Vaessen, le président de Genk par exemple, me semble intéressant mais je ne l'ai jamais rencontré. " Ce métier aura aussi permis à Jean Duriau d'assouvir sa passion pour les voyages et la gastronomie. Il a notamment visité tous les pays d'Europe sauf l'Islande et quelques nouvelles républiques russes. Il garde un amour immodéré (et malhonnête, dit-il) pour l'Italie et Rome. A l'inverse, il a été très impressionné par l'Albanie. " Le seul pays où un type à côté de moi enregistrait mes commentaires ". Il lui reste maintenant quelques mois pour réfléchir à ce qu'il fera lorsque l'heure de la retraite sonnera. " Je voulais reprendre des cours d'histoire de l'art à l'université du troisième âge mais les cours commencent à 8 h ou 9 h et je ne crois pas que je pourrai sortir de mon lit aussi tôt ". (P. Sintzen) P.Sintzen