On ne trouvera pas de nouvel Usain Bolt, l'Anglais Sebastian Coe a été clair à ce sujet pendant le Mondial en salle d'athlétisme à Birmingham, quand on lui a demandé ce qu'il allait advenir de son sport sans la star. " Au début des années '80, les amateurs de boxe se sont posé la même question lors de la retraite de Mohamed Ali. Ali était irremplaçable. Comme Bolt. ...

On ne trouvera pas de nouvel Usain Bolt, l'Anglais Sebastian Coe a été clair à ce sujet pendant le Mondial en salle d'athlétisme à Birmingham, quand on lui a demandé ce qu'il allait advenir de son sport sans la star. " Au début des années '80, les amateurs de boxe se sont posé la même question lors de la retraite de Mohamed Ali. Ali était irremplaçable. Comme Bolt. Mais d'autres grands boxeurs ont émergé, même s'ils n'avaient pas la même aura qu'Ali. C'est pareil en athlétisme. La popularité du Jamaïcain dépassait largement le cadre de notre sport, de ses records du monde et de ses titres. Il a gagné le respect et l'admiration du public par sa personnalité et son sens du spectacle ", explique Coe, qui figure toujours parmi le top trois mondial du 800 mètres, grâce à un chrono de 1.41.73, réalisé en... 1981. Il n'a été surpassé que par Wilson Kipketer (1.41.11 en 1997) et David Rudisha (1.40.91 en 2012). " Certaines disciplines évoluent plus rapidement que d'autres ", sourit l'Anglais, qui depuis qu'il est président (août 2015) a notamment eu à traiter l'affaire des manipulations des échantillons par l'agence russe antidopage. " Le dopage n'est pas uniquement le problème de l'athlétisme. Il préoccupe diverses fédérations depuis une décennie. En mettant sur pied l'Athletics Integrity Unit, nous voulons être plus indépendants des fédérations nationales. Nous devons démasquer les tricheurs et les mettre hors-jeu, pour envoyer un signal aux athlètes qui sont propres : nous sommes là pour vous protéger ", poursuit Coe, qui constate avec satisfaction que le nombre de TUE, les attestations médicales pour l'usage thérapeutique de produits interdits, a nettement diminué. " Il y en avait encore des centaines il y a cinq ans. En 2017, nous n'en avons dénombré que trente. On ne les distribue plus comme des friandises. "