Le Jamaïcain est un grand amateur de football et de Manchester United en particulier. Il l'a souvent confié. Cet amour est profond, à en croire une interview accordée récemment par Usain Bolt à Sports Illustrated Facebook Live. " Si j'avais la chance de jouer pour United, j'arrêterais immédiatement l'athlétisme. Ce serait un rêve. Échanger toutes mes médailles contre une chance à Manchester ? Ça, c'est trop demander. Elles m'ont coûté trop de travail et de peine. C'est tentant mais non. "
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Le Jamaïcain est un grand amateur de football et de Manchester United en particulier. Il l'a souvent confié. Cet amour est profond, à en croire une interview accordée récemment par Usain Bolt à Sports Illustrated Facebook Live. " Si j'avais la chance de jouer pour United, j'arrêterais immédiatement l'athlétisme. Ce serait un rêve. Échanger toutes mes médailles contre une chance à Manchester ? Ça, c'est trop demander. Elles m'ont coûté trop de travail et de peine. C'est tentant mais non. " Il y a peu de chances que José Mourinho envisage pareil transfert. Bolt va donc devoir courir jusqu'au Mondial 2017, qui se déroule dans une autre ville anglaise, Londres. Cependant, rien n'est sûr : Bolt affirme qu'il y a encore une chance infime pour qu'il poursuive sa carrière au-delà de 2017. " Mon entraîneur trouve que je dois cesser de parler de ma retraite : - Profite de la saison prochaine et vois, à son terme, si ton heure est venue.Il pense que je peux continuer, si je veux, mais moi, je préfère arrêter ", raconte le sprinter, qui s'est rendu pour la quatrième fois d'affilée à l'Oktoberfest de Munich. S'il s'est rendu en Bavière, c'est surtout pour passer un check-up chez le docteur Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt et vérifier l'état de ses ischiojambiers, qui avaient bouleversé sa préparation pour les Jeux. Bolt espère être épargné par les blessures durant son ultime saison. Le champion olympique (neuf médailles d'or) sait en tout cas ce qu'il ne fera pas au terme de sa carrière athlétique : se risquer au bobsleigh, comme les sprinters américains Ryan Bailey et Tyson Gay. " J'ai froid dans la neige, même avec un anorak, alors avec une fine combinaison de bob... Non, merci. " Plusieurs clubs de football américain ont contacté Bolt et lui ont proposé le poste de wide receiver mais il a refusé. Le Jamaïcain a peur des rudes coups qu'il encaisserait. Il ne veut pas non plus devenir entraîneur. " Je veux rester dans l'athlétisme, motiver les jeunes mais les entraîner ? C'est beaucoup trop de travail. Quand je pense au stress que subit mon coach... Je ne veux pas m'infliger ça. " Il a d'autres projets, déjà concrets : il veut fonder en Jamaïque une clinique sportive qui suit les athlètes et les soigne à bas prix. Il va également élargir sa chaîne de restaurants, Usain Bolt's Tracks & Records (UBTR). Il en a ouvert un premier à Kingston, la capitale, il y a quatre ans. L'endroit, spécialisé dans les mets jamaïcains, est très fréquenté par les sportifs et les touristes, jamaïcains ou étrangers. Il vient d'ouvrir une filiale dans un centre commercial à Ocho Rios, un port touristique au nord du pays. Il a une superficie de 2.000 mètres carrés et comporte des bars, des restaurants, des loges (200 places) et une boutique de souvenirs qui vend, entre autres, des articles Usain Bolt exclusifs. L'athlète a également des contacts pour ouvrir des restaurants aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Moyen-Orient. PAR JONAS CRETEUR