SIMON KJAER

21 ans et déjà tout d'un grand. Une expérience en défense centrale et une qualité de passe incroyable. De 50 mètres, d'une frappe décroisée, le défenseur de Palerme a été le détonateur de la victoire du Danemark sur le Cameroun. Qualité de la passe de Kjaer mais également timing parfait de Dennis Rommedahl. Le flanc de l'Ajax a montré qu'il avait de beaux restes. Un démarrage dans le dos de Benoît Assou-Ekotto, un contrôle réussi, une passe dans la foulée et le but égalisateur de Niklas Bendtner. Cette phase trois étoiles permettait ...

21 ans et déjà tout d'un grand. Une expérience en défense centrale et une qualité de passe incroyable. De 50 mètres, d'une frappe décroisée, le défenseur de Palerme a été le détonateur de la victoire du Danemark sur le Cameroun. Qualité de la passe de Kjaer mais également timing parfait de Dennis Rommedahl. Le flanc de l'Ajax a montré qu'il avait de beaux restes. Un démarrage dans le dos de Benoît Assou-Ekotto, un contrôle réussi, une passe dans la foulée et le but égalisateur de Niklas Bendtner. Cette phase trois étoiles permettait aux Danois de reprendre confiance et Rommedahl multiplia, en deuxième mi-temps, les appels dans le dos des défenseurs camerounais. Ce qui aboutit au deuxième but qu'il marqua lui-même... Après une première rencontre réussie pour le capitaine des Pumas, il lui manquait un chef-d'£uvre. Et un adversaire de taille. En position de défenseur devant la défense mais également de chef d'orchestre du Mexique, le Barcelonais a acquis encore plus de sagesse en se coupant les cheveux. Et pour s'en convaincre, il suffit de rembobiner le premier but du Mexique. On voit la limite du hors-jeu, le sang froid du nouveau crack, Javier Hernandez, le non-alignement d' Eric Abidal. Mais qui est à l'origine de la passe ? Marquez. Ce n'était pas terrible après la première journée (deux nuls, une victoire et deux défaites), mais lors de la deuxième, cela frise la correction (trois défaites et deux nuls). Cela devait être " leur " Coupe du Monde mais les sélections ne sont pas au rendez-vous. L'Afrique du Sud désolante contre l'Uruguay, le Ghana incapable de gagner à 11 contre 10 contre l'Australie, l'Algérie qui avec l'énergie du désespoir a arraché un nul contre l'Angleterre. Et la palme : une élimination dès le deuxième match pour le Cameroun (malgré un bon match). Rappel : les suiveurs du foot africain avaient déjà prévus la débâcle après la piteuse CAN." Ne m'appelez plus jamais France ", chantait Michel Sardou en 1975. 35 ans plus tard, c'est le public hexagonal qui pourrait reprendre ce refrain en ch£ur. Jamais dans l'histoire, les Bleus n'avaient connu un tel désamour. Résultats minables, guerre d'égos, insultes abjectes et attitudes d'enfants gâtés. Tout ce qui pouvait permettre de réprouver encore un peu plus cette génération y est passé. Avec comme tête d'affiche de ce soap-opéra : Nicolas Anelka. Monsieur " J'ai raté trois Coupes du Monde et je dois, cette fois-ci, tout casser " a fait tout l'inverse. Sportivement proche du néant, dézonant sans cesse, il a affiché durant un match et demi, une arrogance insupportable. Avant de conclure en beauté sa Coupe du Monde avec une gentillesse, désormais célèbre, adressée à Domenech à la mi-temps de France-Mexique. L'Equipe écrivait joliment " Rendons un hommage goguenard aux seules trompettes capables de concurrencer les vuvuzelas ". Eh bien, Anelka est sans conteste la trompette numéro un de cette Coupe du Monde. PAR STÉPHANE VANDE VELDE ET THOMAS BRICMONT