MESUT OZIL

Un abattage de cheval de trait, une vision du jeu époustouflante, un nom à consonance turque et une nationalité allemande. La première star du mondial est née. Face aux passes et à la vitalité de Lionel Messi contre le Nigeria, Ozil fut décisif contre l'Australie. A la baguette, à la passe, il a tout fait. Il est un peu inconnu chez nous parce que le Werder Brême n'a pas disputé la CL et n'a joué les premiers rôles en Allemagne qu'en toute fin de championnat. Et pourtant, il a réussi la gageure de faire ...

Un abattage de cheval de trait, une vision du jeu époustouflante, un nom à consonance turque et une nationalité allemande. La première star du mondial est née. Face aux passes et à la vitalité de Lionel Messi contre le Nigeria, Ozil fut décisif contre l'Australie. A la baguette, à la passe, il a tout fait. Il est un peu inconnu chez nous parce que le Werder Brême n'a pas disputé la CL et n'a joué les premiers rôles en Allemagne qu'en toute fin de championnat. Et pourtant, il a réussi la gageure de faire oublier Diego, l'idole du Weserstadion. Petit et vif, passeur et vista, Ozil a tout du meneur de jeu des années 2010. En plus, il représente l'Allemagne d'aujourd'hui. Celle d'une immigration turque adoptée. La bonne surprise de la première mi-temps du Mexique. On attendait Blanco ou Salcido, on a eu droit aux déboulés de la gazelle mexicaine, sentinelle du flanc droit. La défense sud-africaine a mis 45 minutes à trouver la parade et une fois trouvée, c'était déjà trop tard : Aguilar avait tout donné et pouvait sortir. Aguilar joue à Pachuca. Bref, nulle part. En voilà déjà un qui a certainement déjà trouvé un boulot en Europe... C'est le nom le plus fréquemment sorti sur le moteur de recherche du google mexicain, l'heure qui a suivi le match d'ouverture. Quand on a annoncé que le Nigeria prenait comme entraîneur ce Suédois pur jus, on n'y avait pas trop cru. Cela sonnait un peu faux. D'autant que le palmarès de Lagerback se limite, à peu de choses près à l'équipe nationale de Suède. Vous conviendrez qu'on peut qualifier de peu de choses des expériences à Kilafors IF, Arbra BK et Hudiksvalls ABK... Et encore, il a dû partager le commandement de son équipe nationale avec le co-gestionnaire Tommy Soderberg de 1998 à 2004. Alors, on n'a toujours pas compris sa nomination au Nigeria. A voir ces Super Eagles contre l'Argentine, on peut affirmer que les joueurs non plus n'ont toujours pas compris ! La presse internationale s'est déchaînée mais c'était déjà trop tard. Quand vous prenez Calamity James dans la sélection, que vous trainez une réputation de mauvais gardiens depuis deux décennies et que votre championnat ne compte que quatre gardiens nationaux, vous savez déjà qu'à la première balle flottante, ce sera goal. Alors, tomber sur le pauvre Green maintenant... Vous attendiez quoi d'un gardien qui évoluait encore à Norwich à 26 ans et vient de passer toute la saison à lutter contre la relégation avec West Ham ? Pourquoi ne pas avoir lancé le jeune Joe Hart. 23 ans certes, mais élu meilleur gardien de l'année en Angleterre, au nez et à la barbe des Peter Ceh, Pepe Reina et Edwin van der Sar ?