Tottenham - Arsenal. Emmanuel Adebayor a commis ce qu'un supporter de foot juge irréparable, impardonnable. Il est passé chez l'ennemi. La trahison a un prix. Celui de l'indécence et de l'infamie. Et les fans d'Arsenal reprennent en c£ur :" Ils tiraient sur le bus, ils t'ont raté. Dommage, on te préfère mort que vivant". En référence à l'attaque du bus de la sélection Togolaise avant la Coupe d'Afrique 2010.
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Tottenham - Arsenal. Emmanuel Adebayor a commis ce qu'un supporter de foot juge irréparable, impardonnable. Il est passé chez l'ennemi. La trahison a un prix. Celui de l'indécence et de l'infamie. Et les fans d'Arsenal reprennent en c£ur :" Ils tiraient sur le bus, ils t'ont raté. Dommage, on te préfère mort que vivant". En référence à l'attaque du bus de la sélection Togolaise avant la Coupe d'Afrique 2010. Réplique tout aussi odieuse des fans de Tottenham : " Il n'y a qu'un Arsène Wenger. Celui qui se promène dans les rues avec son sourire charmeur et son paquet de bonbons, Wenger est un enc... de pédophile ". La classe quoi. Adebayor avait subi pendant de nombreuses années des : " Ton père lave les éléphants et ta mère est un trou ". Il portait le maillot... d'Arsenal et clin d'£il puant de l'histoire, c'étaient les fans de Tottenham qui chantaient alors qu'il était évacué sur une civière. Faut dire, quand Tottenham (club " labélisé " juif par les hooligans) se déplace, il doit aussi supporter l'abject. A Chelsea ou Man U, quand les équipes montent sur la pelouse, il n'est par rare d'entendre des pschiiitttt. Allusions au gaz des camps. Mais si l'anonymat d'une tribune permet d'exprimer le pire, les Anglais n'ont pas le monopole de la connerie. Lors d'Atlético Madrid - Séville, des troufions madrilènes chantent en c£ur : " Oh oh oh Puerta fait un malaise ". Rappelez-vous en 2007, Antonio Puerta, joueur de Séville, fait un malaise cardiaque sur le terrain et meurt trois jours plus tard. En parlant de morts, restons-y. Bagarre entre fanatiques de Feyenoord et de l'Ajax. Le leader des Ajacides meurt sous les coups de marteau du leader de Feyenoord. Lors de la confrontation suivante, à Rotterdam, des milliers de marteaux gonflables garnissent les tribunes. A côté de ça, ce qui se passe en Belgique, c'est du Walt Disney en deux langues. Les chants des fans existent depuis toujours. Fin des années 80 avec le FC Liège, tout le monde avait peur de jouer contre nous : on jouait les 1/4 de finale de la coupe UEFA. Quand on se déplaçait en Flandre, on avait toujours droit à : " Et les Wallons, c'est du caca " ou mieux encore : " Waalse Ratten ". Qu'est-ce qu'on s'en foutait. Mieux même, on adorait, on devenait encore plus fou de la victoire. On gagnait souvent. Jamais je ne me suis senti insulté. Toujours, je me suis dit que le foot était merveilleux. Qu'il permettait à ces mecs qui n'aimaient pas leur vie, de venir vomir la ranc£ur du quotidien sans faire de mal à personne. Le seul mal qu'ils pensaient nous faire était finalement beaucoup de bien. Je me disais : " Génial, ils hurlent leur frustration sur nous, ils ne le feront pas sur leur femme ou leur enfant ". Et puis, quel petit prix à payer pour faire le plus beau métier du monde. Autre petit prix : 600 euro d'amende pour des chants racistes. Si c'est ça la réponse, c'est presque un encouragement, une incitation. C'est bien notre époque : le racisme est devenu un atout électoral. Partout. Pour tout le monde. La connerie devient l'alibi. Les instances du foot sont à l'image des politiques. Elles n'inspirent plus le respect et donc n'en génèrent pas plus. Faire des voix est plus important que faire le bien. Pour les impotents de l'important, le jeton (de présence) a pris la place de l'avenir de leurs rejetons. Et si les Diables Rouges n'existent plus, la Belgique ne sera plus. Quand on n'a que l'amour pour unique partage..., gardons-le. Amis flamands, blacks, magrébins, asiatiques je vous aime. Balle aux pieds avec vous à mes côtés, je me sens le roi du monde. La boue que nous partageons sera notre totem contre les cols blancs qui ne lavent pas plus blanc que leur manque de courage. Allez, on vote Bart De Wever ou Bart Simpson ? Moi, c'est fait. On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui. PAR FRÉDÉRIC WASEIGE JOURNALISTE VOO FOOT - Be TV " J'aimerais que le foot soit un sport communiste, mais il y a tellement de salauds et d'égoïstes que malheureusement ce n'est pas le cas ". Eric Cantona Génial, ils hurlent leur frustration sur nous, ils ne le feront pas sur leur femme ou leur enfant.