La saison de la confirmation

Après le formidable exercice 2021-2022 qui a dépassé les attentes les plus folles du côté du Stade Marien, l'Union doit maintenant faire face à la délicate saison de la confirmation. Et elle devra le faire sans Felice Mazzù, qui a fortement mécontenté les supporters en choisissant le challenge proposé par les voisins mauves. Pour lui succéder, les Bruxellois ont opté pour la continuité en offrant le poste d'entraîneur principal à Karel Geraerts, qui était T2 à Saint-Gilles depuis trois saisons. Le Limbourgeois reçoit là sa première chance en tant que T1 et et un sacré défi à relever. Une partie du staff du Carolo l'a accompagné au Lotto Park et quelques noms à consonance familière sont arrivés au Parc Duden puisque Logan Bailly a été nommé entraîneur des ga...

Après le formidable exercice 2021-2022 qui a dépassé les attentes les plus folles du côté du Stade Marien, l'Union doit maintenant faire face à la délicate saison de la confirmation. Et elle devra le faire sans Felice Mazzù, qui a fortement mécontenté les supporters en choisissant le challenge proposé par les voisins mauves. Pour lui succéder, les Bruxellois ont opté pour la continuité en offrant le poste d'entraîneur principal à Karel Geraerts, qui était T2 à Saint-Gilles depuis trois saisons. Le Limbourgeois reçoit là sa première chance en tant que T1 et et un sacré défi à relever. Une partie du staff du Carolo l'a accompagné au Lotto Park et quelques noms à consonance familière sont arrivés au Parc Duden puisque Logan Bailly a été nommé entraîneur des gardiens et Tim Smolders, ancien coéquipier de Geraerts à Bruges, arrive comme T4. Alors que l'on pouvait s'attendre au départ de nombreux joueurs s'étant mis en évidence, la saignée n'a pas vraiment (encore? ) eu lieu. Certes le meilleur buteur Deniz Undav a rejoint Brighton pour le compte duquel il avait déjà signé un contrat dès janvier, le prêt de Kaoru Mitoma n'a pas été prolongé par le club britannique et, à l'heure d'écrire ces lignes, le départ de Casper Nielsen était toujours attendu. Mais le reste des tauliers de l'équipe devrait, sauf revirement de situation, toujours être présent pour la reprise de la compétition à Saint-Trond. S'il est encore difficile d'établir ce que sera la griffe Geraerts comme T1, il semble que le Limbourgeois tend à s'inscrire dans la lignée de son prédécesseur et devrait reconduire le 3-5-2 qui a fait le succès des Jaune et Bleu. Entre les poteaux, le statut de numéro 1 de l'international luxembourgeois Anthony Moris ne se discute pas, même si Lucas Pirard fait office de très bon suppléant. La ligne arrière sera toujours dirigée par la tour anglaise Christian Burgess, qui a prolongé pour deux saisons. Les deux postes à ses côtés dans le trois arrière se disputeront entre Siebe Van der Heyden, Koki Machida, Ismaël Kandouss et deux nouveaux venus: Viktor Boone, un Belge de 24 ans qui arrive de Deinze, et Ross Sykes, un Anglais venus de League One qui frôle les deux mètres. Au milieu, l'absence de Nielsen risque de se faire lourdement sentir tant le Danois brillait par son abattage et sa percussion. Pour le remplacer aux côtés du capitaine Teddy Teuma dans le triangle de l'entrejeu, le Suisse Cameron Puertas est une possibilité. Arrivé en janvier avec une flatteuse réputation, il n'est pas parvenu à faire son trou et dispose désormais d'une chance unique. Senne Lynen, de retour d'une longue blessure, est également à envisager et le coach a même testé Bart Nieuwkoop, même si le Néerlandais devrait continuer à arpenter son flanc droit. Lazare Amani, révélation du deuxième tour, a vu son option levée et devra confirmer tout le bien qu'on a pu dire de lui. Loïc Lapoussin, capable de jouer tant sur les deux flancs que dans l'axe, a également prolongé son bail, mais se voit flanqué d'un sérieux concurrent sur le flanc gauche où il a été le plus souvent aligné l'année dernière, avec l'arrivée de Simon Adingra. Prêté par Brighton, l'Ivoirien sort de deux belles saisons au Danemark et a déjà impressionné par sa vitesse et son sens du dribble. Aux avant-postes, Dante Vanzeir, désormais privé de son acolyte Undav, devra encore alimenter le marquoir et sera à nouveau épaulé par un Allemand en la personne de Dennis Eckert Ayensa. Un profil différent de son prédécesseur dont la faculté à trouver le chemin des filets pourrait bien conditionner la réussite de la saison saint-gilloise. Une saison qui passera également par l'Europe et par conséquent un calendrier chargé: d'ici au Mondial qatari, les Unionistes disputeront près de trente matches officiels.