Cette année, les Eupenois effectuent une excellente entrée en matière et travaillent dans la continuité au niveau d'une attaque composée de trois joueurs. "On est assez libre. Thierry Habets joue en pivot et on tourne autour de lui", explique Marc Chauveheid, 23 ans. "On joue en 3-4-3 et ce système commence à porter ses fruits. On a eu un début de championnat assez difficile, notamment contre le Cercle de Bruges et contre Ingelmunster mais on réussi à se ressaisir. On est toujours en train de découvrir la D2. Par rapport à la D3, on sent beaucoup plus de professionnalisme et c'est principalement le collectif qui prime. En ce qui nous concerne, l'arbitrage est lamentable. Il y a eu des buts annulés et des hands pas sifflés!"
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Cette année, les Eupenois effectuent une excellente entrée en matière et travaillent dans la continuité au niveau d'une attaque composée de trois joueurs. "On est assez libre. Thierry Habets joue en pivot et on tourne autour de lui", explique Marc Chauveheid, 23 ans. "On joue en 3-4-3 et ce système commence à porter ses fruits. On a eu un début de championnat assez difficile, notamment contre le Cercle de Bruges et contre Ingelmunster mais on réussi à se ressaisir. On est toujours en train de découvrir la D2. Par rapport à la D3, on sent beaucoup plus de professionnalisme et c'est principalement le collectif qui prime. En ce qui nous concerne, l'arbitrage est lamentable. Il y a eu des buts annulés et des hands pas sifflés!" Contrairement à la saison passée, où il s'évaluait à 400 spectateurs, le public est présent. Il tourne autour des 1.500 personnes. Marc: "Nos bons résultats nous ont permis de prendre réellement conscience de nos qualités. Mais je vous l'accorde, nous sommes quand même surpris d'être aussi bien classés. Attention, ça n'est pas innocent non plus! Ces résultats cachent un travail physique de fond, débuté le 15 juillet. Le groupe a effectué des entraînements assez intensifs pour être plus endurant. Maintenant, les amateurs, dont je fais partie, s'entraînent trois fois par semaine et les professionnels, cinq. Nous sommes également conscients que nous avons encore des points faibles qui sont évidemment le manque d'expérience, l'opportunisme et la concrétisation. Notre gardien est excellent sur sa ligne mais a beaucoup de difficulté à s'imposer dans les airs. Ce qui fait notre force est surtout notre assise défensive et le climat très sain qui règne dans le groupe".Son père Claudy, l'entraîneur, n'estime cependant pas être défavorisé sur le terrain par rapport à la concurrence: "Nous avons cinq pros qui travaillent également occasionnellement et c'est vrai que ce n'est pas toujours évident d'avoir le meilleur de chaque joueur le soir à l'entraînement après une journée de boulot. Mais la bonne mentalité et la fraîcheur d'esprit compensent pas mal de choses Et, de toutes façons, il n'y a pas plus de pros dans les autres équipes de D2". Marc Chauveheid entame sa septième saison à Eupen. Sportivement, s'il dresse un bilan très positif mais au point de vue des installations, il est nettement moins enthousiaste: "On n'a que deux terrains d'entraînements sur lesquels toutes les équipes d'Eupen s'entraînent. Et donc, on redoute un peu l'hiver. Cela reste fort amateur. Par contre, la nouvelle tribune destinée aux visiteurs est terminée".Prof' d'EP dans un foot-étudesProfesseur d'éducation physique à l'IPES (institut provincial de l'enseignement secondaire), il a atteint son but: "Ce n'est pas pour rien que j'ai étudié à l'université de Liège. J'adore ce que je fais! En réalité, je travaille pour un foot-études. Je donne des entraînements de football et des cours d'éducation physique. C'est assez prenant comme boulot et ce n'est pas toujours évident de le combiner avec ma vie de joueur. Je travaille cinq jours par semaine et veille à bien m'organiser. Et n'ai pas beaucoup de temps libre mais j'essaie de le consacrer à ma future épouse. J'aime aussi aller boire une petit verre avec des amis". Marc Chauveheid est réellement passionné par son travail. A l'époque de son départ du Standard, il avait invoqué comme motif principal, ses études mais, maintenant, il pèse un peu moins ses mots: " Quand j'ai signé au Standard, c'était pour être dans le noyau A. En réalité, je me suis retrouvé en total désaccord avec Tomislav Ivic qui me donnait l'impression de ne pas me connaître. J'étais arrivé au Standard grâce à Pierre Delahaye mais je n'avais même pas rencontré Ivic avant de signer. C'était une erreur, je l'admets. Je mettrais cela sur le compte de la jeunesse. J'avais 20 ans et pouvoir jouer au Standard était, pour moi, exceptionnel. Dès lors, je devais retourner dans un entourage propice à mon développement. J'ai donc décidé de revenir à Eupen. Ce qui a suivi a été nettement pire que mon transfert raté. Au Standard, j'avais contracté une pubalgie et j'ai dû être opéré. Au point de vue footballistique, 2000 a été une année noire". Cette expérience ne l'a pas dégoûté. A l'époque, beaucoup considéraient que Chauveheid reculait pour mieux sauter. D'ailleurs, c'était aussi son avis: "Maintenant, il me faudrait une toute bonne proposition pour que j'accepte de jouer parmi l'élite. Désormais, j'ai une vie stable et suis heureux comme cela. Je ne veux surtout pas lâcher la proie pour l'ombre. L'année dernière, j'ai eu une proposition de Westerlo mais ça n'était pas très concret ". A 11 ans avec Christophe Rochus!Marc Chauveheid est définitivement un sportif dans l'âme:"Quand j'avais 11 ans, j'ai dû faire un choix entre le foot et le tennis. A l'époque, je m'entraînais avec Christophe Rochus. Maintenant, j'ai quelques beaux restes. Je suis B-4.6. J'adore aussi skier", déclare-t-il. S'il joue, il n'envisage sûrement pas de devenir entraîneur: "Je serais peut-être manager mais attention, pas manager de joueurs, manager de club".Qu'est-ce qui le motive d'autre? "Regarder les résumés de matches m'intéresse mais un match entier, c'est trop pour moi. Sinon, je suis actuellement interpellé par la politique de guerre de George W. Bush et je m'intéresse aux problèmes de la politique française, tout particulièrement lors des élections présidentielles et donc de la montée en puissance du Front National". Quand on lui demande quel est son plus beau souvenir footballistique, il répond étonnamment: "Mon passage au Standard quand même! Jouer devant ce merveilleux public a été formidable! Je retiendrai aussi mes 45 minutes de jeu au FC Porto".Tim Baete"J'ai une vie stable et je suis heureux. Pourquoi jouer en D1?"