La vie de Gwen Jorgensen (31 ans) se lit comme un conte de fées. Elle a étudié la comptabilité à l'université de Wisconsin-Madison. Elle faisait partie de l'équipe d'athlétisme et de natation de l'établissement. Devenue comptable chez Ernst & Young, dans le Milwaukee, elle a cédé à l'appel d'USA Triatlon, en quête de nouveaux talents.
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La vie de Gwen Jorgensen (31 ans) se lit comme un conte de fées. Elle a étudié la comptabilité à l'université de Wisconsin-Madison. Elle faisait partie de l'équipe d'athlétisme et de natation de l'établissement. Devenue comptable chez Ernst & Young, dans le Milwaukee, elle a cédé à l'appel d'USA Triatlon, en quête de nouveaux talents. " Petite, je rêvais de participer aux Jeux Olympiques en natation mais à l'université, j'ai rapidement constaté que je manquais de vitesse. J'ai donc accordé la priorité à mon diplôme puis à un emploi, afin de gagner ma croûte. Après, on verrait bien ", a-t-elle raconté l'année dernière à Forbes. Elle a tenté, en vain, de combiner le sport et son poste de conseillère fiscale. Elle se levait tous les matins à quatre heures, enfourchait son vélo pour une longue route jusqu'à la piscine, où elle s'entraînait une heure et demie avant de s'échiner 40 minutes sur un tapis roulant, pour arriver au bureau à huit heures, à vélo. " C'était gai mais je ne pouvais tenir ce rythme longtemps. " Elle a tout misé sur le sport, avec succès. Après treize victoires d'affilées en World Triatlon Series, elle a été rebaptisée Gwensanity aux States. Quelques mois plus tard, elle remportait la médaille d'or à Rio puis courait le marathon de New York en novembre. Elle l'a terminé en 14e position, en 2.41.01, soit avec seize minutes de retard sur la lauréate, Mary Keitany. " J'ai été déçue mais j'ai aussi réalisé que je ne m'étais pas préparée. " Elle a malgré tout chopé le virus. " Le triathlon m'a choisie et maintenant, je choisis le marathon. Mes amis et ma famille m'ont déconseillé de prendre ce risque mais je veux faire autre chose ", a raconté Jorgensen, devenue maman il y a quelques mois. " Pour être compétitive, je dois courir en quinze minutes de moins qu'à New York. Ça paraît dingue mais d'un autre côté, quand USA Triathlon m'a recrutée, il y a huit ans, je n'avais jamais touché un vélo de triathlon. " Chris Tetaert