L'année passée, Mons est parvenu à son objectif : le maintien sans problème. Pourtant, il avait fallu encore opérer quelques changements à la trêve. Pour la première fois depuis des années, les Dragons ont misé sur la stabilité pour la nouvelle campagne. Les départs importants sont réduits ( Mohamed Dahmane et dans une moindre mesure Eric Rabesandratana) tout comme les arrivées.
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L'année passée, Mons est parvenu à son objectif : le maintien sans problème. Pourtant, il avait fallu encore opérer quelques changements à la trêve. Pour la première fois depuis des années, les Dragons ont misé sur la stabilité pour la nouvelle campagne. Les départs importants sont réduits ( Mohamed Dahmane et dans une moindre mesure Eric Rabesandratana) tout comme les arrivées. Rien n'a bougé dans ce secteur. Le premier tour mitigé de Cédric Berthelin, le capitaine inamovible, avait conduit à privilégier d'autres pistes mais son deuxième tour beaucoup plus conforme à ses qualités à convaincu les dirigeants qui lui maintiennent leur confiance. Bon jeu au pied, réflexes sur sa ligne et charisme important dans le noyau : tout cela lui vaut une place de choix dans le onze de base. Il devra néanmoins compter avec l'impact grandissant de sa doublure, Charly Konstantinidis. La ligne arrière sera toujours articulée autour de Roberto Mirri, qui, une fois revenu de blessure, a poussé Daré Nibombe sur le banc. A ses côtés, on retrouvera Adriano Duarte qui a imposé son placement et ses jaillissements. Comme Michaël Wiggers a brillamment conquis ses galons de titulaire à droite, grâce à un travail inlassable sur tout le flanc, Frédéric Jay a apporté son expérience sur la gauche où il rentrera en concurrence avec le nouvel arrivant, Danijel Krivic. Si la charnière centrale ne manque pas de solutions de rechange (Nibombe, Ivan Milas voire Jay), ce n'est pas le cas des flancs. La véritable perle de Mons réside dans ce secteur : tous les titulaires ont été conservés. Mons compte sans doute le plus de techniciens. Seul Wamberto, qui n'a jamais convaincu, a dû partir mais son remplaçant fut vite trouvé en la personne de Roméo Seka, l'ancien Beverenois. Au centre du jeu, la paire en or composée de Hocine Ragued et de Benjamin Nicaise est toujours là. Le travail inlassable de Ragued a séduit tous les observateurs mais il doit encore apprendre à canaliser son énergie. Ses trois cartons rouges la saison dernière en sont la preuve. La même remarque vaut aussi pour Nicaise, coupable d'un geste de mauvaise humeur au Standard. Ces deux joueurs ont le défaut de leurs qualités : ce sont des battants et des gagneurs qui ne lâchent rien. Si Ragued colle à ses adversaires, Nicaise est déjà la première rampe de lancement vers l'attaque. La qualité de ses passes n'est plus à démontrer. Autre créateur de génie : Wilfried Dalmat à droite. Quand il met le turbo, son défenseur en voit de toutes les couleurs. Il peut encore se montrer davantage décisif en zone de conclusion. A gauche, c'est plus ouvert. Fadel Brahami avait fait son trou au deuxième tour. L'Algérien n'est pas dénué de qualités (technique, protection de balle, il surprend toujours l'adversaire) mais il doit acquérir davantage de régularité. Il lui faudra aussi composer avec Seka et Alessandro Cordaro, véritable promesse du club, qui s'était révélé en D2 mais avait été freiné par des blessures. Sa fin de championnat laisse présager de bonnes choses. Peut-être le vrai problème de Mons. La saison passée, la division offensive est longtemps restée muette avant que José Riga ne trouve la solution en misant sur la paire Ilja Stolica-Dahmane. Le Serbe servait de pivot, décrochait très bas et ouvrait des espaces dans lesquels s'engouffrait Dahmane, qui faisait parler sa vitesse, son explosivité et son sens du but. Le Français n'avait eu besoin que de trois mois pour s'adapter à la D1. L'alchimie entre les deux hommes et la confiance avaient permis à Stolica de trouver la faille et à Dahmane de retrouver son instinct. Cependant, le départ de Dahmane risque de compliquer la donne. Stolica est un pivot mais pas un buteur né. Il faut donc que ce rôle, dévolu à Dahmane, soit repris par quelqu'un d'autre. L'Albert a misé sur un autre Algérien, Mohamed Amroune, joueur technique qui avait séduit le club lors d'un test à... Zulte Waregem. Mais c'est encore un joueur en devenir et qui ne possède pas la vitesse de Dahmane. Aliyu Datti, de par son style de jeu, est sans doute celui qui est le plus à même de le remplacer. Arrivé il y a six mois, il se sent de mieux en mieux dans le groupe. Enfin, François Zoko, qui a alterné le bon et le moins bon, peut également en profiter pour éclater. Mons possède toutes les cartes en main pour réaliser une meilleure saison. Néanmoins, il faudra que l'alchimie prenne en attaque. On a vu la différence la saison passée entre un Mons muet et un Mons performant. Et celle-ci était ténue. par Stéphane Vande Velde