L'actualité récente a encore fait se poser des questions sur certains choix de notre élite footballistique, qu'elle soit de clubs ou de la fédération.
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L'actualité récente a encore fait se poser des questions sur certains choix de notre élite footballistique, qu'elle soit de clubs ou de la fédération.Bien sûr, on pourrait être blindé quant à l'une ou l'autre conduite bizarre ou grossière de dirigeants. Mais on n'a pu s'empêcher de tomber de sa chaise en apprenant que deux membres du comité exécutif de l'Union Belge avaient piqué (sans prétendre les rendre) les places de deux sponsors dans un avion de retour de Zagreb! Dernièrement, ce sont nos entraîneurs les plus routinés qui nous ont étonnés. D'abord, Hugo Broos (Mouscron) qui brosse un match de championnat pour marier sa fille. Puis Trond Sollied (Bruges), qui décide de rester quelques jours à Nicosie pour scouter l'adversaire européen d'une équipe qui rentre en Belgique s'entraîner sans lui. Et Jean-Michel Guillou (Beveren) qui part pour une dizaine de jours à Madagascar pour s'occuper d'une école de foot en laissant son équipe, amputée d' Emilio Ferrera, se débrouiller. Enfin, Robert Waseige (Diables Rouges) qui sélectionne des joueurs tellement peu en forme qu'ils font du surplace à Zagreb. AiméAnthuenis, lui, a eu la riche idée de faire pratiquer un sport dangereux à son noyau (le VTT) et se plante en vue de la ligne d'arrivée, se cassant la clavicule. A la conférence de presse d'après-match contre Gand, mercredi dernier, il a d'ailleurs précisé en souriant que si GillesDe Bilde était blessé au pied, ce n'était pas à cause de la chute dans laquelle il l'avait entraîné. Cette balade en VTT lui trottait encore en tête. Il a été plus facile aux chirurgiens de rafistoler l'épaule de l'entraîneur anderlechtois que, pour lui, de trouver le meilleur équilibre sur le terrain. Les Mauves avaient renvoyé les leaders de la cité de Charles-Quint chez eux avec un 2-0 obtenu grâce à deux penaltys très forcés selon l'entraîneur gantois Patrick Remy. Parenthèse: la RTBF n'a pas jugé opportun de décortiquer ces phases. C'était pourtant le match au sommet et un commentaire analytique s'imposait. Les téléspectateurs en furent privés: carte jaune à Reyers. Anthuenis est le premier à savoir que son équipe manque de percussion. Le résultat de Lommel l'a encore renforcé dans sa conviction et il prône la patience. Il a toujours devant les yeux son équipe de la saison passée et regrette ne pas avoir plus de présence dans les seize mètres adverses alors que -paradoxalement- de plus en plus de ballons y parviennent, grâce surtout à un Ivica Mornar en forme. Le coach mauve ne voit pas Nenad Jestrovic à son meilleur niveau avant février. Il espère que la machine anderlechtoise tournera vraiment à plein régime à cet instant. Ce ne sera peut-être pas trop tard pour la Coupe de l'UEFA, par exemple, mais qu'en sera-t-il du championnat? Anthuenis centre ses problèmes sur le manque de poids devant le gardien adverse, mais ne choisit jamais des compositions présentant un trio offensif (4-3-3 ou 3-4-3) avec un véritable centre-avant. Il ne manque tout de même pas de possibilités en la matière. Evidemment, on ne doit pas lui reprocher de ne pas vouloir trouver une place à Alin Stoica, mais ce dernier est incapable de bien utiliser tous les ballons de Mornar, par exemple. Bref, Anthuenis doit trouver une solution d'urgence car il a sept points de retard (et un match en moins, of course). Bonne nouvelle: Jestrovic a joué en Réserves. Finalement, le fait de choisir un trio offensif spécifique permettrait aussi à un entrejeu bien poussif en ce moment d'être moins chargé d'une pression offensive à assumer... car c'est assurément le secteur qui manque le plus d'explosivité pour l'instant en championnat.John Baete