Comment ne pas être heureux lorsque, à l'aéroport de Nice, on tombe sur le sourire contagieux de Dante Bonfim (32). Le défenseur central brésilien (13 sélections), acquis par Wolfsburg au Bayern Munich pour quatre millions et demi d'euros la saison dernière, n'aura joué que 23 matches de Bundesliga avec son nouveau club. Il a laissé tomber deux ans de contrat et un salaire annuel de cinq millions d'euros pour retrouver son ancien coach, le Suisse Lucien Favre, avec qui il a connu de très bons moments au Borussia Mönchengladbach entre 2011 et 2012, après être passé par le Sporting Charleroi et le Standard. Dante doit à présent mettre son expérience, son leadership et son jeu de tête au service de l'OGC Nice, où évoluent aussi Julien Vercauteren et Christian Brüls.
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Comment ne pas être heureux lorsque, à l'aéroport de Nice, on tombe sur le sourire contagieux de Dante Bonfim (32). Le défenseur central brésilien (13 sélections), acquis par Wolfsburg au Bayern Munich pour quatre millions et demi d'euros la saison dernière, n'aura joué que 23 matches de Bundesliga avec son nouveau club. Il a laissé tomber deux ans de contrat et un salaire annuel de cinq millions d'euros pour retrouver son ancien coach, le Suisse Lucien Favre, avec qui il a connu de très bons moments au Borussia Mönchengladbach entre 2011 et 2012, après être passé par le Sporting Charleroi et le Standard. Dante doit à présent mettre son expérience, son leadership et son jeu de tête au service de l'OGC Nice, où évoluent aussi Julien Vercauteren et Christian Brüls. Le Sud-Américain a passé trois ans au Bayern mais il ne se prend pas pour une star. Alors que nous nous rendons au comptoir de l'UEFA et qu'il attend son taxi, il nous demande spontanément d'où nous venons. Lorsqu'il entend le nom " Belgique ", il se met à parler de bon coeur. " Vous êtes déjà allé Place Massena à Nice ? ", demande-t-il en s'écartant un peu pour ne pas devoir évoquer la Promenade des Anglais alors que trois militaires lourdement armés s'approchent. " Après douze ans passés dans des pays froids, je suis heureux de retrouver le soleil et la mer. Lorsque j'ai visité la ville avec ma famille, mes proches m'ont dit que j'avais tout intérêt à rester longtemps ici. En Allemagne et en Belgique, le climat était parfois terrible. Je n'aime pas trop rester dans ma zone de confort, je sentais que c'était le moment de changer d'air, j'avais besoin d'une nouvelle source de motivation. De plus, Nice va disputer l'Europa League tandis que Wolfsburg ne s'est pas qualifié pour une Coupe d'Europe. Les comptes étaient donc vite faits. " Il faisait chaud à mourir mercredi dernier dans la Principauté. A la gare de Monaco - Monte-Carlo, le thermomètre affichait 40 degrés. Ici, on affirme qu'il y a 300 jours d'ensoleillement par an et une bonne paire de lunettes de soleil n'est donc pas un luxe. Dans les rues, les touristes flânent. On les entend surtout parler anglais et russe. Ces derniers sont toujours entourés de jolies filles. C'est déjà la 19e fois qu'à quelques jours de la clôture du mercato d'été, Monaco accueille le tirage au sort des deux principales compétitions européennes de clubs, la Ligue des Champions et l'Europa League. L'UEFA met toujours un point d'honneur à placer ses centaines d'invités des clubs participants et leur entourage dans l'ouate. Ce n'est pas par hasard qu'ils logent dans le cadre exceptionnel du Meridien Beach Plaza Hotel, avec vue sur la Méditerranée. On ne regarde pas non plus à un euro pour attirer d'anciennes stars à Monaco. Cette fois, le tirage est effectué par Clarence Seedorf, Thierry Henry (dont on apprendra le lendemain qu'il est le nouveau T3 des Diables Rouges), Ruud van Nistelrooij et Roberto Carlos. La ville de Cardiff, qui accueillera la finale, est représentée par Ian Rush. Comme bien d'autres avant lui, l'ancienne star du Pays de Galles remarque qu'il est bien difficile d'ouvrir les petites boules et doit faire appel à plusieurs reprises à l'aide de l'Allemand Michael Heselschwerdt, responsable des compétitions de l'UEFA. En face de lui, le maître de cérémonie est l'Italien Giorgio Marchetti, directeur des tournois européens, qui ressemble fortement à Claudio Ranieri, le coach de Leicester. Cette encyclopédie vivante est capable de dire sans problème l'âge et le palmarès des joueurs. Il donne également des chiffres intéressants aux clubs. C'est ainsi qu'il rappelle que c'est le Nigérian du Club Bruges Daniel Amokachi qui, en 1992, a inscrit le tout premier but de l'histoire de la Ligue des Champions. Au premier rang, on retrouve des têtes connues, comme le directeur de la section football du PSG, Patrick Kluivert, qui a vu l'Ajax éliminé lors du barrage ; le président du Bayern Munich Karl-Heinz Rummenigge ou le vice-président de la Juventus Pavel Nedved. Avant et après la cérémonie, ils discutent longuement ensemble car cet événement reste l'endroit idéal pour régler les derniers transferts. Pedro Pinto (chef de presse de l'UEFA), et Anne-Laure Bonnet, les présentateurs, sont chargés de veiller au fil rouge d'une cérémonie qui dure tout de même longtemps. Pour donner une touche plus moderne à l'événement, la Française, qui parle cinq langues, fait un selfie avec Ada Hegerberg-Dzsenifer Maroszan-Cristiano Ronaldo-Antoine Griezmann-Gareth Bale tandis qu'on annonce à grand vacarme que, pour la première fois, les réseaux sociaux sont utilisés et qu'il est possible, via Twitter, de poser une question aux lauréats des trophées de Meilleur Joueur et Meilleure Joueuse de l'UEFA. Mais tandis que le Portugais Pinto semble très à l'aise et résout souvent les problèmes en un clin d'oeil, Bonnet - une ex-passionnée de F1 - se plante complètement lorsqu'elle dit que Ruud van Nistelrooij jouait à Manchester City. Heureusement, on lui souffle dans l'oreillette que c'était plutôt à United. Tout aussi étonnant : Van the Man est obligé par son épouse à aller serrer la main des nominés, que le quatrième buteur de l'histoire de la Ligue des Champions avait snobée dans un premier temps. L'occasion, pour son fils, de faire un selfie avec CR7. Les autres, manifestement, n'intéressent pas le gamin, pas plus que la fille de Van Nistelrooij. Le président du Club Bruges, Bart Verhaeghe, se sent bien au milieu de la jet-set du football européen. Une heure avant le début de l'émission de télévision, le vice-président de l'Union belge arrive au Grimaldi Forum et constate que des centaines de fans sont présents pour admirer les stars. Cela le conforte dans son impression qu'il vaut mieux être présent le jeudi pour le tirage au sort de la Ligue des Champions qu'un jour plus tard pour celui de l'Europa League, moins attractive et moins intéressante financièrement. Après avoir échangé quelques mots avec la délégation du PSV, le boss des Bleu et Noir s'installe dans un fauteuil aux côtés de Vincent Mannaert et des administrateurs Jan Boone et Peter Vanhecke. La longue attente commence et ils ne bronche pas lorsque Van Nistelrooij associe " son " Club à Leicester City et au FC Porto de Laurent Depoitre, vainqueur de quatre Coupes d'Europe (2 CE1 et autant de CE III/Europa League). Un peu plus tard, Roberto Carlos y ajoute le FC Copenhague. Mannaert est le premier à pianoter sur son smartphone. Devant les caméras, il prêche le réalisme et pose comme objectif la troisième place du groupe. Roel Vaeyens, le coordinateur sportif, fait remarquer qu'ils doivent se dépêcher de se rendre à l'After Party, au Sporting Club Monte Carlo, où Verhaeghe s'est empressé d'aller se rafraîchir. Les Brugeois manquent le feu d'artifice et le show car, après un bref échange avec Michel Verschueren - qui représente l'ECA tandis que Jo Van Biesbroeck représentera Anderlecht le lendemain -, ils se rendent auprès de leur président qui, pour fêter le titre, a invité tout le conseil d'administration jusqu'à samedi, même si des réunions figurent au programme. Il va leur expliquer son plan pour faire du Club Bruges, dans les cinq ans, un acteur régulier du football européen au plus haut niveau. Entre-temps, Ada Hederberg se laisse aller en compagnie de sa meilleure amie, de sa mère et de son agent allemand Dietmar Ness. Elle descend des verres de vin blanc et de champagne et tente même un pas de danse alors qu'elle a entraînement le lendemain à 17 heures avec l'Olympique Lyon. La Norvégienne dit qu'elle va inviter tout le monde à manger du gâteau au chocolat, le genre de douceur que les joueuses adorent. Elle fait de grands gestes et montre, sur son smartphone, que Cristiano Ronaldo lui a dit que, lors de la conférence de presse, l'eau était remplacée par de la vodka. " Et moi, je le croyais, je ne savais pas qu'il était si marrant. Il a toujours l'air tellement sérieux. Aujourd'hui, il était très détendu. Mieux : il m'a dit que je n'atteindrai mon meilleur niveau que dans cinq ou six ans. " Un tatouage impressionnant (un Indien avec une tête de mort) orne son mollet depuis qu'elle a 17 ans. " Je l'ai fait faire en Allemagne mais mon père a dû signer un document car je n'avais pas encore 18 ans. " Dans la grande salle, Jorge Mendes, qui n'a pas lâché son téléphone, salue amicalement Filips Dhondt, représentant du président de l'AS Monaco (le club de Nabil Dirar est le premier club français à survivre à deux tours préliminaires depuis 2013). L'agent de joueurs portugais est tout sourire car Cristiano Ronaldo a décroché un nouveau trophée. " Il ne lui manque plus qu'une Coupe du monde pour que son palmarès soit complet ", dit-il. " Mais bon, pour cela, il faut battre le Brésil et l'Argentine, c'est tout de même un autre calibre. " Le contraste avec le tirage au sort de l'Europa League est saisissant. L'ex-gardien Andres Palop (vainqueur de trois éditions avec Valence en 2003/04 et le FC Séville en 2005/06 et 2006/07) est réquisitionné pour tirer les boules et l'ex-défenseur Patrick Anderson (vainqueur de la Ligue des Champions avec le Bayern Munich en 2000/01) est làen tant qu'ambassadeur de la ville de Stockholm, où aura lieu la finale. Michel Louwagie et la délégation gantoise se disent qu'un repas chez Paul Bocuse à Lyon en Ligue des Champions a plus de cachet qu'un voyage à Lviv pour y rencontrer le Shakhtar Donetsk en Europa League, même si la présence d'une jeune Ukrainienne compense en partie ce sentiment. La longue attente se répète dans une salle qui n'est plus qu'à moitié remplie car 48 équipes doivent être placées dans 12 groupes. Darren Tulett présente l'événement avec entrain mais Bob Claes (Standard), Patrick Janssens (RC Genk), Louwagie et Van Biesbroeck (Anderlecht) - qui remplace Herman Van Holsbeeck, resté à Bruxelles pour régler quelques dossiers chauds - constatent que leur club est passé à côté de Manchester United. Les Rouches se contenteront de l'Ajax, une belle affiche et un coup jouable sur le plan sportif. Côté gantois, Michel Louwagie explique que " les adversaires ne sont pas sexys mais que cela offre peut-être davantage de chances de qualification. " Et il s'enfuit aussitôt en direction du car de l'UEFA qui doit ramener les délégations à l'aéroport de Nice. Car il doit encore régler le départ de son capitaine, Sven Kums, à Udinese via Watford. Une nouvelle longue attente commence, jusqu'au 1er septembre. PAR FRÉDÉRIC VANHEULE À MONACO - PHOTOS BELGAIMAGE" Il ne manque plus qu'une Coupe du monde à Cristiano Ronaldo pour que son palmarès soit complet. " JORGE MENDES " Je ne savais pas que Cristiano Ronaldo était si marrant " ADA HEDERBERG, JOUEUSE EUROPÉENNE DE L'ANNÉE