Un deuxième tour à forte coloration latine.

Avec quatre clubs espagnols et quatre clubs italiens, ce qui n'était jamais arrivé, le deuxième tour de la Ligue des Champions a une forte coloration latine. Il y a bien eu les éliminations du Bayern et de Liverpool mais on ne peut pas dire que le premier tour ait été très passionnant. Surtout lors des dernières rencontres on a eu l'impression que la plupart des équipes qualifiées se sont contentées de classer les affaires courantes. Elles n'ont pas pris beaucoup de risques et, parfois, elles ont essayé des choses qu'elles n'auraient jamais tenté dans des rencontres à enjeu.
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Avec quatre clubs espagnols et quatre clubs italiens, ce qui n'était jamais arrivé, le deuxième tour de la Ligue des Champions a une forte coloration latine. Il y a bien eu les éliminations du Bayern et de Liverpool mais on ne peut pas dire que le premier tour ait été très passionnant. Surtout lors des dernières rencontres on a eu l'impression que la plupart des équipes qualifiées se sont contentées de classer les affaires courantes. Elles n'ont pas pris beaucoup de risques et, parfois, elles ont essayé des choses qu'elles n'auraient jamais tenté dans des rencontres à enjeu. Le Real, la déception.Cela peut paraître paradoxal dans la mesure où le club madrilène est qualifié. Avec neuf points, c'est le plus faible vainqueur de groupe. Il n'a décroché que deux victoires dans une poule dont, après coup, on peut affirmer qu'elle était la plus faible. On a le droit de se demander s il avait été versé dans un groupe plus costaud, le Real aurait été en mesure de franchir le premier tour tant il est passé par la petite porte.StatistiquesQu'il ne faille pas s'attendre à de nombreux maximum c'est logique. Mais au-delà du score plein de Barcelone, dans quatre groupes sur huit, deux victoires étaient synonymes de qualification. Il n'y a donc pas eu de véritables différences entre les équipes. Toutefois, l'importance de la victoire a bien sauté aux yeux. Ainsi une équipe comme Newcastle, qui avait accusé trois revers s'est qualifié en alignant trois victoires. Par conséquence, les formations qui ont misé sur le partage se sont fait avoir comme l'AEK Athènes, qui a totalisé six partages.Genk, Bruges et AnderlechtPour les deux représentants belges, l'heure du bilan est arrivée. Voyons le positif: Genk n'a été battu que deux fois et a réalisé quatre nuls. Ce sont des résultats encourageants pour une première. Quant à Bruges, il a disputé un match de haut niveau contre Galatasaray.Coté négatif, Genk n'a inscrit que deux buts en six rencontres, ce qui est très peu seul le Spartak Moscou, bon dernier de son groupe, a fait moins bien (un but). De son côté Bruges, n'a récolté qu'une seule victoire. Des autres troisièmes, seul l'AEK Athènes (six nuls) n'est pas parvenu à décrocher deux victoires. Au total, les deux clubs belges n'ont empoché qu'une seule victoire sur 12 rencontres, c'est peu.Pour ce qui est d'Anderlecht, on peut dire que la Coupe de l'UEFA va vraiment commencer. C'eut été dramatique de ne pas se qualifier contre des Danois si modestes.L'UEFA et les terrainsBruges ne méritait pas d'être disqualifié. Et là on peut se demander si c'est logique que des joueurs doivent effectuer toute une expédition pour arriver à Moscou. Quatre heures d'attente pour les visas, autant d'heures pour recevoir les bagages, les cars qui n'arrivent pas, entraves pour s'entraîner sur le terrain, etc. C'est vrai que ce n'est pas la première fois que l'on relate ce genre d'aventure. Mais il y a certainement un problème sur lequel l'UEFA doit se pencher, c'est l'état des terrains. Il est inimaginable alors qu'elle se montre très stricte dans l'organisation de la Ligue des Champions, que l'association européenne ne soit pas plus attentive à l'état des pelouses, ce qui est, bien évidemment, d'une grande importance pour assurer le bon déroulement d'une rencontre.On sait que les équipes russes et norvégiennes ne font de bons résultats qu'à partir du moment où elles peuvent évoluer sur des surfaces qui sont plus destinées à la pratique du hockey sur glace qu'à celle du football. A Moscou, il s'agissait bien d'un autre sport et les Brugeois ont logiquement été décontenancés. Que l'on joue dans le sud de l'Europe, en Espagne ou en Italie, ou bien dans le nord, Pays-Bas ou Angleterre, il y a une certaine uniformité des terrains. Si le match avait eu lieu à Bruges, bien qu'il ait plu pendant plusieurs jours, la surface de jeu aurait été praticable et, à Genk, le terrain est même chauffé. L'UEFA devrait donc trouver une solution pour que les rencontres puissent avoir lieu sur un terrain "normal" et, s'il le faut, obliger ces équipes à disputer ses trois premières rencontres à domicile quand les surfaces de jeu sont encore praticables. Mais les enjeux financiers étant importants, les adversaires peuvent considérer que disputer d'office ses trois premières rencontres à domicile constitue un avantage.