Le sort de Beveren est scellé depuis des années. Sa survie a été artificielle. On n'a dénombré que 1.500 spectateurs à l'occasion du dernier match à domicile, des personnes qui ont hué leurs propres joueurs. Beveren n'a plus de supporters, encore moins de soutien économique: seule la Ville continue à le soutenir. Le club a été maintenu en vie par diverses personnes qui se sont présentées avec de l'argent mais surtout avec de belles promesses. Il aurait mieux valu que tous ces gens...

Le sort de Beveren est scellé depuis des années. Sa survie a été artificielle. On n'a dénombré que 1.500 spectateurs à l'occasion du dernier match à domicile, des personnes qui ont hué leurs propres joueurs. Beveren n'a plus de supporters, encore moins de soutien économique: seule la Ville continue à le soutenir. Le club a été maintenu en vie par diverses personnes qui se sont présentées avec de l'argent mais surtout avec de belles promesses. Il aurait mieux valu que tous ces gens enterrent le champion de 1979 et 1984, plutôt que d'investir leur argent dans un puits sans fond.La saison a été parsemée d'incidents: quatre entraîneurs, Arsenal qui investit un jour et pas le lendemain, des divisions internes et, à la fin, un nouveau candidat-repreneur en la personne de l'actuel sponsor principal. Comme chaque saison à cette période, il y a de nouveau de l'espoir.Emilio Ferrera a entamé la saison, malgré tous les nuages qu'il avait pressentis en juin. Ferrera n'avait pas la moindre confiance en la jeune garde africaine que l'homme fort du club, Jean-Marc Guillou, voulait placer en vitrine. Dès la reprise des entraînements, il a constaté que le reste des transferts n'avait que le niveau de la D2 et que le noyau n'était pas assez talentueux pour lutter contre la relégation. Après un énième court-circuit, Guillou a dirigé lui-même les entraînements. Risible. Le second de Guillou, Régis Laguesse, a fait pire encore. Mais Thierry Pister n'a pas été en mesure de présenter autre chose qu'une série historique de défaites. Aucune résistance, aucun esprit d'équipe, trop peu de qualités. Du football de D2. Il y a quand même un point positif, un miracle, même: la licence. Beveren l'avait obtenue in extremis la saison précédente, ce qui l'avait empêché de réaliser des transferts payants. Cette fois, il l'a eue les doigts dans le nez. Il va donc pouvoir évoluer en D2, à moins que le deuxième dossier du RWDM (la cessation de patrimoine) soit refusé par la commission des licences.Mais Beveren a-t-il un avenir parmi l'élite? Peut-il rassembler suffisamment de fonds pour être compétitif à cet échelon? Le président, Frans Van hoof, en est convaincu, même si Beveren n'a pas de bon gardien, doit trouver des défenseurs valables, n'a pas d'entrejeu convenable et a marqué moins de buts encore qu'Alost. Non, mieux vaut que Beveren fasse éclore ses jeunes et prépare son retour à un échelon inférieur. Peter T'Kint