Standard-Anderlecht, c'est le choc de deux équipes qui présentent certaines similitudes à commencer par le doute qui les habite. Des deux côtés, on encaisse des buts causés à la fois par un positionnement parfois approximatif et le rendement déficient d'un collectif qui devrait être bien plus efficace. Contre le Club Bruges il y a dix jours, ce fut criant du côté du Standard qui a pris quatre buts parce que la récupération collective ne se faisait pas et que le quatre défensif commettait des erreurs. A Anderlecht aussi on se rend compte que la défense flotte : il y a les changements tactiques en Ligue des Ch...

Standard-Anderlecht, c'est le choc de deux équipes qui présentent certaines similitudes à commencer par le doute qui les habite. Des deux côtés, on encaisse des buts causés à la fois par un positionnement parfois approximatif et le rendement déficient d'un collectif qui devrait être bien plus efficace. Contre le Club Bruges il y a dix jours, ce fut criant du côté du Standard qui a pris quatre buts parce que la récupération collective ne se faisait pas et que le quatre défensif commettait des erreurs. A Anderlecht aussi on se rend compte que la défense flotte : il y a les changements tactiques en Ligue des Champions mais les blessures de l'un ou l'autre défenseurs ne constituent pas une excuse valable dans un tel noyau. Comment ne pas être capable de remplacer un Vincent Kompany qui n'a joué qu'une saison avec les Mauves ? Je me souviens d'une interview avec Franky Vercauteren sur le thème de l'importance du collectif par rapport à la performance individuelle. A Anderlecht, on a tendance à estimer que le rendement collectif dépend du rendement des individus mais je pense que la forme des joueurs dépend du collectif. Un joueur ne parvient pas à s'exprimer dans un collectif qui foire. Il n'y a qu'à voir Bruges qui cartonne alors que le talent intrinsèque de ses éléments est sans doute moins important qu'à Anderlecht et au Standard. Finalement, le choc pourrait bien se décider en faveur de l'équipe qui commet le moins d'erreurs défensives ou qui pourra faire la différence individuellement en attaque. Comme Aruna Dindane l'a réussi si souvent. Au Standard, un Sergio Conceiçao est aussi capable d'apporter énormément seul. Comme les deux équipes ont les mêmes problèmes, c'est aussi celle qui jouera la plus libérée qui aura le plus de chance de s'imposer. Lille-Monaco c'est l'occasion pour Claude Puel de démontrer que le LOSC constitue bien la surprise du championnat grâce à son organisation face à son ancien club, le Monaco de Didier Deschamps dont les résultats sont un peu en baisse. Wolfsburg-Stuttgart, c'est le plaisir de voir à l'£uvre l'équipe d' Eric Gerets qui survole la Bundesliga avec un c£ur énorme. Il y a sûrement une belle organisation derrière mais on doit quand même se demander combien de temps l'effet Wolfsburg durera. Le potentiel de Stuttgart constitue un bon test... Newcastle-Manchester United c'est le match de deux équipes qui ont complètement raté leur début de championnat et essayent de coller les morceaux en espérant que les places européennes ne sont pas trop hors d'atteinte. Les Magpies vont mieux depuis l'arrivée de Graeme Souness mais Man U marque presque trois fois moins qu'Arsenal qui est pris dans un derby sulfureux à Tottenham. Les Gunners sont assez fabuleux même s'ils connaissent un petit creux et sont bousculés par Chelsea. Betis-Barcelone c'est un déplacement difficile pour les Blaugrana. Séville c'est toujours un enfer mais le Barça est enfin fort collectivement par rapport aux années précédentes et peut compter sur un Ronaldinho qui a souvent envie de faire la différence. Par Philippe Hereng