Le Sporting de Charleroi est donc lavé de tout soupçon dans la possible affaire de corruption tournant autour du match Antwerp û St-Trond lors de l'avant-dernière journée de championnat. On se souvient que des joueurs anversois, s'étonnant de l'ardeur des Trudonnaires à l'emporter au Bosuil, avaient posé la " question de confiance " à l'un ou l'autre adversaire sur le terrain, pendant le match. Du genre :
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Le Sporting de Charleroi est donc lavé de tout soupçon dans la possible affaire de corruption tournant autour du match Antwerp û St-Trond lors de l'avant-dernière journée de championnat. On se souvient que des joueurs anversois, s'étonnant de l'ardeur des Trudonnaires à l'emporter au Bosuil, avaient posé la " question de confiance " à l'un ou l'autre adversaire sur le terrain, pendant le match. Du genre : -Pourquoi vous jouez comme ça ? -On nous l'a demandé... -Tu peux avoir ma prime de match si tu veux ! -Non merci, tu ne pourras jamais me donner autant que ce que je vais recevoir.St-Trond l'emporta 1û2 et les Anversois û Patrick Goots en tête û lancèrent dans les médias que Charleroi avait payé les Canaris pour gagner... ce qui est interdit par le règlement de l'Union Belge. L'Antwerp alerta officiellement l'UB qu'il avait eu vent de possibilités de corruption et le dossier fut ouvert par René Verstringhe, un avocat gantois qui fait office de procureur de la fédération. St-Trond puis Charleroi s'adressèrent également à Verstringhe pour que la clarté totale soit faite sur l'affaire afin que l'on cesse de salir leur réputation. Le président carolo Abbas Bayat parla de tentative de déstabilisation de l'Antwerp qui " n'en était pas à son coup d'essai ". La semaine dernière, l'Union Belge et son procureur décidèrent de clore le dossier car elle n'avait pas d'élément qui puisse prouver que Charleroi avait voulu corrompre St-Trond. Par contre, elle a mis en évidence le fait que le joueur de l'Antwerp Marcos Pereira avait averti le manager commercial du club, Carl Geeraerts, qu'il pourrait arranger le même match au profit de l'Antwerp avec l'aide de ses anciens équipiers trudonnaires ! L'Union Belge dit que l'Antwerp avait refusé la proposition mais que Pereira nie tout en bloc. L'UB ne croit pas le joueur mais ne peut le punir pour autant. " Dans nos règlements, il est stipulé qu'il n'y a corruption qu'après échange d'argent ou d'autre bien matériel ", nous a confirmé Nicolas Cornu, le porte-parole de la fédération. " Et là, on n'en est resté qu'à des discussions ". L'Antwerp, qui avait accusé sans preuve, se retrouve dans la position du tricheur à qui tout éclate dans la figure, en tout cas. Il aura l'occasion de réfléchir en D2 à la meilleure façon de retrouver une philosophie de fair-play. Mais c'est dur de reconquérir son image. Parlez-en au Standard. Les pessimistes diront que ça dure depuis l'affaire Waterschei mais c'est très exagéré. Il ne faut pas confondre les méfaits dus à un club du fait d'une corruption avérée et un certain manque de résultats. Toujours est-il que l'ex-président Jean Wauters a ramené des nuages de soufre sur Sclessin du fait de l'enquête des détournements du Village Reine Fabiola. Et ce, bien qu'aucun lien direct n'ait été révélé entre les Rouches et cette affaire. Depuis deux semaines, on cite à nouveau le Standard dans les informations judiciaires suite à des perquisitions, mais son directeur général ne se sent pas du tout dans l'£il du cyclone. " Nous n'avons rien d'illégal à cacher ", disait Pierre François avant le week-end dernier. " Il n'y a pas de blanchiment d'argent et les frères D'Onofrio ne sont pas dans la lorgnette du Parquet ". On aimerait que l'ancien avocat toujours chargé de cours ait mille fois raison. Les fans des Rouches ne mériteraient pas de voir leur passion à nouveau violemment écorchée. Ah oui, le Standard précisait aussi que le club n'avait absolument rien à voir avec les ennuis de procès qui menacent pour Ivica Dragutinovic et Ivica Mornar dans le cadre d'une sombre affaire de naturalisation frauduleuse. C'est fou comme l'être humain mis sous pression a une tendance tout à fait naturelle à devoir se justifier... Pour un peu, on trouverait des Rouches épris de justice jurer leurs grands dieux que leur club n'y est pour rien dans la dette de la fédération. Près d'un million d'euros pour l'exercice écoulé apparemment. A confirmer lors de l'assemblée générale fin juin. Mais ça, c'est une autre histoire. par John Baete