Depuis cette saison, les clubs ont l'obligation d'inscrire six joueurs belges (ou formés en Belgique pendant trois saisons au moins avant leurs 21 ans) sur la feuille de match comprenant 18 noms. Pas évident pour tous. On a l'impression que, dans certaines équipes (comme cela se passe en basket où il faut quatre joueurs belges sur un total de 12), on place l'un ou l'autre Junior sur le banc, uniquement pour atteindre le quota, alors qu'on sait très bien que le jeune n'a que très peu de chances de monter au jeu.
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Depuis cette saison, les clubs ont l'obligation d'inscrire six joueurs belges (ou formés en Belgique pendant trois saisons au moins avant leurs 21 ans) sur la feuille de match comprenant 18 noms. Pas évident pour tous. On a l'impression que, dans certaines équipes (comme cela se passe en basket où il faut quatre joueurs belges sur un total de 12), on place l'un ou l'autre Junior sur le banc, uniquement pour atteindre le quota, alors qu'on sait très bien que le jeune n'a que très peu de chances de monter au jeu. " C'est peut-être le cas pour l'instant ", reconnaît le président de la Ligue, IvanDeWitte. " Mais ce n'est qu'une question de temps. Les clubs doivent encore s'habituer à cette nouvelle mesure, qui a été votée conjointement par la Ligue et la Fédération. L'objectif est d'inciter les clubs à investir davantage dans la formation. Qui sait si, un jour, l'un de ces gamins placés sur le banc ne sera pas amené à monter au jeu et ne s'érigera pas en révélation ? A Gand aussi, on est confronté à cette mesure. Notre équipe comprend un grand nombre d'étrangers mais on a investi dans les jeunes : le complexe d'entraînement a été modernisé, des pelouses synthétiques ont été posées. Espérons qu'à terme, ces investissements portent leurs fruits. " L'une des équipes les plus touchées par la mesure est Lokeren. Les Waeslandiens, à l'effectif traditionnellement cosmopolite, ont eu la malchance de perdre l'un de leurs Espoirs belges, NillDePauw, gravement blessé lors d'un match amical des -21 ans contre la Finlande en août. On retrouve aujourd'hui sur le banc le jeune LaurensDeBock, 16 ans. Le recrutement tardif de SanharibMalki- Sabah, plutôt que d'un attaquant africain ou d'Europe de l'Est, s'inscrit sans doute aussi dans cette logique nationaliste. Le problème n'est pas neuf pour Lokeren : le 24 novembre 2007, le club avait sanctionné d'un forfait contre Waasland en Coupe de Belgique parce qu'il n'avait inscrit que trois joueurs belges sur la feuille de match (il en fallait quatre à l'époque). Vendredi à Genk, HervéKage était le seul Belge dans le 11 de départ de Charleroi. Pour trouver les cinq autres (belges ou assimilés), il fallait regarder le long de la ligne de touche en direction d' AlessandroCordaro, PeléMboyo, GeoffreyMujangi- Bia et HabibHabibou (arrivé à Charleroi en 2005 à 18 ans). A Mouscron aussi, MiroslavDjukic a parfois dû sortir les bouliers-compteurs. Certains se demandent si, sans cette règle, l'afflux de joueurs espagnols n'aurait pas été plus important. Mais on ne fera pas de procès d'intention au coach serbe : sa volonté de lancer des jeunes est réelle. daniel devos"Cette mesure incitera les clubs à investir dansla formation (Ivan de Witte)"