Si Gand ne s'est pas imposé samedi à Genk, décrochant enfin sa première victoire en play-offs, je pose la question. Comment se fait-il que Francky Dury (dont la saison, Coupe incluse, ne vaudra pas celle de son prédécesseur) continue d'échapper à l'indécrottable imbécillité, celle qui fait qu'on parle de virer le coach dès qu'il y a régression et désillusion ? Car tour à tour, Adrie Koster, Dominique D'Onofrio et Ariel Jacobs ont senti passer le vent du couperet. Dury pas, Dury doit être un sacré bonhomme pour étouffer ainsi la déception gantoise ambiante ! Vous me direz que jamais non plus, Frankie Vercauteren et Peter Maes n'ont été mis en cause cette saison. Mais pour eux, le contexte fut différent : on n'atten...

Si Gand ne s'est pas imposé samedi à Genk, décrochant enfin sa première victoire en play-offs, je pose la question. Comment se fait-il que Francky Dury (dont la saison, Coupe incluse, ne vaudra pas celle de son prédécesseur) continue d'échapper à l'indécrottable imbécillité, celle qui fait qu'on parle de virer le coach dès qu'il y a régression et désillusion ? Car tour à tour, Adrie Koster, Dominique D'Onofrio et Ariel Jacobs ont senti passer le vent du couperet. Dury pas, Dury doit être un sacré bonhomme pour étouffer ainsi la déception gantoise ambiante ! Vous me direz que jamais non plus, Frankie Vercauteren et Peter Maes n'ont été mis en cause cette saison. Mais pour eux, le contexte fut différent : on n'attendait pas si bien de Genk et Lokeren. A remarquer : les six coaches des play-offs 1 sont quand même tous restés en place depuis le début de la saison. Ce n'est le cas que de cinq des huit coaches en play-offs 2... un pourcentage qui reste supérieur à l'irrésistible farandole débile vécue en play-offs 3 à Eupen et Charleroi ! Hier en D1, on comptabilisait le nombre de clubs limogeurs. Aujourd'hui, on se met à compter le nombre de fois où un même club limoge et re-limoge sur une seule saison ! Et ce qui devait arriver arrive, la preuve par Danny Ost : le mec qui s'était fait virer comme un malpropre en début de compète se ramène lavé tout propre pour tenter le sauvetage final ! Si Eupen joue dans quelques semaines son maintien face à Mons ou Lommel, va-t-en maintenant oser jurer qu' Eziolino Capuano ne gigotera pas en italien sur le banc germanophone... Faut freiner ce cirque, faut calmer Abbas Bayat et ses clones d'Eupen ou du Lierse ! Le foot est chouette quand tu démarres une compète en ayant fait tes choix (de joueurs comme de coach) et quand tu les assumes ensuite contre vents et marées jusqu'en fin de compète. Sans ça, il n'est que business et lutte de potentats. Je suggère dès lors à notre Commission d'éthique - si elle existe toujours - de se débrouiller avec des avocats pour faire instaurer une amende de Dieu le Père, 100.000 euros au bas mot, chaque fois qu'un club se laissera aller à virer son entraîneur ! On refilerait le fric à une £uvre humanitaire quelconque, à la seule condition qu'elle n'ait rien à voir avec le foot : ça aurait fait cette saison un million d'euros mieux utilisés que pour nos conneries... et ce serait toujours ça de disponible en moins pour s'acheter de nouvelles équipes au beau milieu de l'hiver ! Si c'est impossible et puisque nous sommes au pays des calculs farfelus, je propose alors d'aller jusqu'au bout de la débilité : en mettant tout le monde sur pied d'égalité, en obligeant tout le monde au même cirque limogeur ! Dès qu'un club aurait par exemple subi trois défaites consécutives, il serait réglementairement contraint de virer son coach et d'en choisir un autre ! Ha ça, ça mettrait du piment ! Puisqu'au moindre contretemps, les dirigeants veulent donner du balai, au moins que ce soit un ballet : ainsi verrait-on, tout au long d'une saison, disparaître ici et ressurgir là les Jacky Mathijssen, Glen De Boeck, Hugo Broos, Albert Cartier et autres intermittents du coaching, valsant joliment... A propos de Cartier qui nous quitte une nouvelle fois, gageons qu'il ne s'agisse que d'un au revoir ! Nous ignorerons toujours le fond du fond des raisons de son limogeage d'Eupen, d'autant plus troublant que tout dans le personnage (regard, maintien, discours) refile au footeux l'image du chevalier-sans-peur-et-sans-reproche. Mais nous n'oublierons jamais son sens inné de la pensée positive, lors de l'interview d'après-défaite 2-0 à Charleroi ! Jésus faisait déjà fort en disant hier : " Quand on te frappe sur la joue gauche, tends la joue droite ! " Et Cartier fait tout aussi fort lorsqu'il dit aujourd'hui : " Quand tu perds un match important, réjouis-toi d'avoir créé du suspense ! " Ces gars-là sont too much, ils méritent de ressusciter. Vivement qu'Albert nous revienne ! n WEB Vos réactions sur http://www.sportfootmagazine.bePAR BERNARD JEUNEJEANAu pays des calculs farfelus, un club devrait être contraint de virer son coach après 3 défaites !