L'enquête sur les dérives du football belge est entrée dans une nouvelle phase, avec l'arrestation de Christophe Henrotay et l'interrogatoire d' Herman Van Holsbeeck au sujet d'une fraude dans les commissions, pour des millions. Après une pause estivale, la justice poursuit son travail. Pour le moment, certaines personnes, dans vénements la peur au ventre. Que va-t-il se passer, par exemple, quand on s'intéressera au volet arbitrage ?
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L'enquête sur les dérives du football belge est entrée dans une nouvelle phase, avec l'arrestation de Christophe Henrotay et l'interrogatoire d' Herman Van Holsbeeck au sujet d'une fraude dans les commissions, pour des millions. Après une pause estivale, la justice poursuit son travail. Pour le moment, certaines personnes, dans vénements la peur au ventre. Que va-t-il se passer, par exemple, quand on s'intéressera au volet arbitrage ? Le monde du football ne s'apaise pas, bien que cette affaire soit indépendante du scandale qui a éclaté il y a près d'un an. À l'époque, certains dirigeants se ridiculisaient en clamant qu'il fallait endiguer le pouvoir des managers alors que pendant des années, ils avaient eux-mêmes contribué à installer ce système bancal. Parce qu'il leur profitait. Et maintenant, ils sont montés aux barricades. De même que tout le monde a émis une série de recommandations pour rendre le football plus propre. Un an plus tard, rien n'a changé. On a réclamé de nouveaux règlements. Ce n'étaient que de belles paroles, creuses. Les agents continuent à diriger le milieu, les yeux marqués du sigle de l'euro. Ils travaillent avant tout pour eux-mêmes et parfois, ils se disputent. Ils continuent à présenter une masse d'éléments venus d'ailleurs dans un championnat de Belgique qui ressemble de plus en plus, à s'y méprendre, à une légion étrangère. La plupart des clubs ne remettent jamais leur politique en question. Mogi Bayat a été cloué au pilori mais depuis, il est de nouveau le bienvenu, comme si rien ne s'était passé. L'hypocrisie règne sur le monde du football, accroché à sa vieille culture. La fédération a aussi paru subir tous ces événements. On va bientôt découvrir que tous les plans vont atterrir dans l'un ou l'autre tiroir et que toute cette affaire, avec ses nombreuses ramifications, n'aura servi à rien. Prolonger le délai de prescription à huit ans pour le match-fixing ne représente qu'une goutte d'eau dans la mer. Pendant ce temps, le championnat se poursuit, avec une élite plus étoffée que jamais. Dans le derby, le Club Bruges, qui n'alignait que cinq Belges, n'a eu aucun problème avec le Cercle tandis qu'un Standard puissant et très engagé suit manifestement le cap indiqué par Michel Preud'homme. Le message de l'entraîneur a mis du temps à passer. La rupture de style avec le flamboyant Ricardo Sa Pinto était énorme. Le Standard s'appuie sur le cadre de la saison passée. À Ostende, il n'a titularisé que deux nouveaux joueurs ( Nicolas Gavory et Anthony Limbombe). Plusieurs footballeurs vont encore revenir de blessure, comme Zinho Vanheusden et les attaquants Felipe Avenatti et Obi Oulare. Le Standard a donc de nombreuses possibilités de variation. C'est en fait le cas de tous les clubs du haut du classement. Les entraîneurs devront faire preuve d'un grand doigté pour contenter tout le monde. Comme à Gand, qui a subi une métamorphose par rapport à la saison passée. Le club a mené une campagne de transferts réfléchie et dispose d'un ensemble très équilibré. En première mi-temps du match contre Malines, Gand a développé un football chatoyant, comme l'Antwerp, avec un noyau plus étoffé, l'a fait par moments à Anderlecht. Le recordman des titres, qui a toujours un noyau pléthorique, beaucoup de lacunes mais pas d'avant, continue à soutenir son projet, même si, cette fois, l'équipe a eu droit à un savon de Vincent Kompany après le match. Est-ce suffisant ? 5 points sur 21, un but pour de plus qu'Eupen et Waasland-Beveren... L'heure n'est pas seulement au langage musclé mais à la réflexion. À tous les niveaux.