Il y aura peut-être une fuite demain mais c'est vendredi le Jour-J pour le nouveau contrat médiatique. Les 24 clubs professionnels se réunissent pour étudier les propositions déposées par les différentes chaînes, philosopher sur les montants et convenir d'une répartition et peut-être même d'un nouveau format de compétition. La journée promet d'être longue. Chaque équipe délègue deux personnes.

Les discussions seront-elles difficiles ? Sans doute. Il s'agit de fameuses sommes, de l'ordre de 80 millions -la valeur du contrat actuel- à 110, voire 120 millions par an. Nul ne connaît les chiffres exacts. Le conseil d'administration doit se pencher sur les enveloppes puis ce sera au tour de l'assemblée générale.

Pour rappel, le contrat en cours a été conclu en mai 2017 pour une durée de trois ans. Dans un premier temps, Telenet/VOO avaient obtenu les retransmissions en direct et Vier/ RTBf les résumés. Proximus était ensuite entré dans la danse avec les émissions en direct. Les groupes de presse écrite avaient également pris leur part : ils avaient acheté les droits sur la retransmission des buts. Par contre, Eleven Sports, qui avait fait une offre lucrative de cinq ans, et Eurosport avaient loupé le coche. Fox Sports, qui venait de réaliser un énorme investissement aux Pays-Bas, n'avait pas rentré d'offre. La totalité rapportait environ 80 millions par saison.

Que sera-ce ? Les partenaires actuels se sont solidement ancrés dans le football belge grâce au sponsoring. En 2017, Proximus a signé un contrat avec le Club Bruges comme avec Anderlecht et il figure sur les maillots de Charleroi. VOO est le sponsor maillot du Standard et Telenet celui du FC Malines. Cela peut-il avoir un impact ? En principe, ce sont deux choses séparées. Le vote est proportionnel. Si un nouveau venu étranger offre beaucoup plus que les partenaires actuels, les clubs qui ne bénéficient pas d'un sponsoring supplémentaire peuvent faire leurs comptes et former un bloc. Mais ce sont les grands qui sont soutenus par les chaînes et ce sont eux qui pèsent le plus lourd dans le vote. Ce sont aussi eux qui composent le conseil d'administration et qui orientent les débats.

L'étranger qui voudra pénétrer le marché existant devra donc allonger une somme considérable, certainement en échange d'un contrat de longue durée. Et offrir des services supplémentaires, exploiter davantage les images que maintenant. Comme aider les petits clubs avec une application Pro League, des reportages en coulisses. C'est une idée avancée par Eleven, qui détient les droits de nombreuses compétitions étrangères et qu'on peut déjà suivre sur diverses plate-formes.

Les clubs sont favorables à ce clipsharing. Du moins les grands clubs -l'arrivée de Wouter Vandenhaute à Anderlecht va insuffler une dynamique supplémentaire à l'idée- qui gèrent déjà leur contenu, qu'ils divulguent grâce à leurs canaux médiatiques. Ils veulent également un accès beaucoup plus conséquent aux images. A partir de la saison prochaine, les grands clubs vont devenir des chaînes. Des petites.

Les grands groupes médiatiques jouent le jeu. Certainement DPG Media, qui a intégré, ces derniers mois, son hebdomadaire ( Humo), ses journaux ( HLN/De Morgen), sa chaîne radio ( Q Music) et sa télévision ( VTM) et qui a aussi conclu un accord avec la fédération pour l'équipe nationale. Y adjoindre un contrat TV belge figure certainement tout en haut de ses priorités.

Bref, le football belge va vivre une semaine intéressante. Ensuite, une fois les chiffres connus, le véritable travail pourra commencer : la discussion sur la répartition -les grands clubs veulent une plus grosse part- et peut-être aussi le format. Est-on prêt à partager le gâteau en 24 parts (inégales) ou se dirige-t-on vers une seule division professionnelle de vingt clubs ?

Il y aura peut-être une fuite demain mais c'est vendredi le Jour-J pour le nouveau contrat médiatique. Les 24 clubs professionnels se réunissent pour étudier les propositions déposées par les différentes chaînes, philosopher sur les montants et convenir d'une répartition et peut-être même d'un nouveau format de compétition. La journée promet d'être longue. Chaque équipe délègue deux personnes. Les discussions seront-elles difficiles ? Sans doute. Il s'agit de fameuses sommes, de l'ordre de 80 millions -la valeur du contrat actuel- à 110, voire 120 millions par an. Nul ne connaît les chiffres exacts. Le conseil d'administration doit se pencher sur les enveloppes puis ce sera au tour de l'assemblée générale. Pour rappel, le contrat en cours a été conclu en mai 2017 pour une durée de trois ans. Dans un premier temps, Telenet/VOO avaient obtenu les retransmissions en direct et Vier/ RTBf les résumés. Proximus était ensuite entré dans la danse avec les émissions en direct. Les groupes de presse écrite avaient également pris leur part : ils avaient acheté les droits sur la retransmission des buts. Par contre, Eleven Sports, qui avait fait une offre lucrative de cinq ans, et Eurosport avaient loupé le coche. Fox Sports, qui venait de réaliser un énorme investissement aux Pays-Bas, n'avait pas rentré d'offre. La totalité rapportait environ 80 millions par saison. Que sera-ce ? Les partenaires actuels se sont solidement ancrés dans le football belge grâce au sponsoring. En 2017, Proximus a signé un contrat avec le Club Bruges comme avec Anderlecht et il figure sur les maillots de Charleroi. VOO est le sponsor maillot du Standard et Telenet celui du FC Malines. Cela peut-il avoir un impact ? En principe, ce sont deux choses séparées. Le vote est proportionnel. Si un nouveau venu étranger offre beaucoup plus que les partenaires actuels, les clubs qui ne bénéficient pas d'un sponsoring supplémentaire peuvent faire leurs comptes et former un bloc. Mais ce sont les grands qui sont soutenus par les chaînes et ce sont eux qui pèsent le plus lourd dans le vote. Ce sont aussi eux qui composent le conseil d'administration et qui orientent les débats. L'étranger qui voudra pénétrer le marché existant devra donc allonger une somme considérable, certainement en échange d'un contrat de longue durée. Et offrir des services supplémentaires, exploiter davantage les images que maintenant. Comme aider les petits clubs avec une application Pro League, des reportages en coulisses. C'est une idée avancée par Eleven, qui détient les droits de nombreuses compétitions étrangères et qu'on peut déjà suivre sur diverses plate-formes. Les clubs sont favorables à ce clipsharing. Du moins les grands clubs -l'arrivée de Wouter Vandenhaute à Anderlecht va insuffler une dynamique supplémentaire à l'idée- qui gèrent déjà leur contenu, qu'ils divulguent grâce à leurs canaux médiatiques. Ils veulent également un accès beaucoup plus conséquent aux images. A partir de la saison prochaine, les grands clubs vont devenir des chaînes. Des petites. Les grands groupes médiatiques jouent le jeu. Certainement DPG Media, qui a intégré, ces derniers mois, son hebdomadaire ( Humo), ses journaux ( HLN/De Morgen), sa chaîne radio ( Q Music) et sa télévision ( VTM) et qui a aussi conclu un accord avec la fédération pour l'équipe nationale. Y adjoindre un contrat TV belge figure certainement tout en haut de ses priorités. Bref, le football belge va vivre une semaine intéressante. Ensuite, une fois les chiffres connus, le véritable travail pourra commencer : la discussion sur la répartition -les grands clubs veulent une plus grosse part- et peut-être aussi le format. Est-on prêt à partager le gâteau en 24 parts (inégales) ou se dirige-t-on vers une seule division professionnelle de vingt clubs ?