L'opérateur de téléphonie mobile, BASE, est le nouveau sponsor du Standard. Après une collaboration fructueuse chez les jeunes de Sclessin, BASE a décidé de continuer l'aventure avec l'équipe Première. Bart Vandesompele, son responsable de la communication, nous informe sur le projet et le but de cette association.
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L'opérateur de téléphonie mobile, BASE, est le nouveau sponsor du Standard. Après une collaboration fructueuse chez les jeunes de Sclessin, BASE a décidé de continuer l'aventure avec l'équipe Première. Bart Vandesompele, son responsable de la communication, nous informe sur le projet et le but de cette association. Pourquoi, sur le plan marketing, est-il intéressant pour un opérateur de téléphonie de sponsoriser une équipe de football ?Bart Vandesompele : Notre politique de sponsoring est basée sur deux axes : le sport et la culture. En sport, on est déjà fort impliqué. Nous sommes les partenaires de différents clubs. Nous sponsorisons les équipes de jeunes du Standard depuis trois ans. Nous étions donc intéressés de franchir un nouveau cap. C'était le bon moment. En 2004, on n'était pas encore prêt. Le réseau BASE ne couvrait pas toute la Wallonie. Notre relation avec le Standard s'est donc intensifiée. De plus, le centre de formation Robert Louis-Dreyfus a été récemment inauguré et ce projet cadre parfaitement avec notre politique. Pour nous, les jeunes sont très importants. Bref, on a donc décidé de s'attaquer à l'équipe Première. Notamment à cause du fait que de nombreux jeunes éléments sont déjà des titulaires. Voir notre marque sur le maillot de joueurs tels que Marouane Fellaini et Axel Witsel est très intéressant pour nous. Surtout en termes de visibilité ? Les résultats du Standard sont suivis partout en Belgique, non ?Oui, effectivement. Nous allons déjà avoir une grande visibilité en Wallonie, ce qui n'a pas toujours été le cas. De plus, la direction des Rouches s'est montrée très intéressée dans la possibilité de proposer un produit BASE spécifique pour leurs supporters. Nous allons donc lancer Standard Mobile dans quelques semaines. Nous sommes en train de travailler sur le produit et ce dernier intéressera tous les gens proches du club. On a déjà créé certains produits destinés à des catégories cibles comme la marque Al-Yildiz. C'est un concept créé par nous et destiné à la communauté turque de Belgique. Une adaptation des tarifs vers la Turquie est nécessaire pour elle... Une autre raison du sponsoring du Standard est évidemment la visibilité sur le plan national. Le Standard est un challenger dans le championnat belge. Comme nous, par rapport à Proximus et Mobistar ! Notre marketing joue sur l'émotion et le Standard en procure, plus -selon nous- que n'importe quel autre club en Belgique. Nous faisons aussi un double pas en avant en Wallonie et dans le pays. Mais en sponsorisant le Standard, ne craignez-vous pas de perdre des abonnés supporters de Bruges ou d'Anderlecht ?Non, il ne faut pas exagérer. Si vous êtes supporter d'Anderlecht, ce n'est pas pour autant que vous allez changer de banque si celle-ci ne sponsorise pas le Sporting. Je ne pense pas que les supporters iront jusque-là ! Y a-t-il une part de marché à rattraper en Wallonie ?Oui. Dans cette optique, on doit rendre notre produit plus attractif. On va essayer de faire croître notre présence sur le marché wallon qui n'est actuellement que de 6 à 8 %... alors qu'au niveau national, nous sommes à 22 %. Pour ce faire, nous avons également repris les magasins Allo Telecom. 30 des 50 établissements se situent en Wallonie. Pour combien de temps allez-vous sponsoriser le Standard ?Nous avons signé pour deux ans, de 2007 à 2009. Mais rien n'empêche évidemment de continuer par la suite. La collaboration va de toute façon être fructueuse car l'image du Standard colle véritablement à notre profil. Nous connaissions déjà le club et cela a facilité les négociations. Sponsoriser pour le simple fait de sponsoriser ne sert absolument à rien. Il faut qu'il y ait un véritable projet derrière l'image, une machinerie ! Il faut savoir dans quel sens évoluer. Multiplier les différents packages peut aussi être contreproductif à la longue. Nous avons donc opté pour un partenariat créatif : la direction du Standard a décidé d'intégrer ses jeunes à l'équipe Première et il était donc normal que nous suivions la même voie. Nous allons travailler pour aller au-delà du sponsoring. Ce n'est pas votre première expérience dans le sport.Non, en effet. Nous sommes encore en train de négocier pour poursuivre la collaboration avec les clubs de basket de Gand et Alost. L'an passé, nous sponsorisions également Louvain mais nous avons cédé la place à Belgacom. Je ne pense pas que nous supporterons d'autres formations de D1. Les places sont chères mais c'est une possibilité pour l'avenir. On souhaite être présent partout où les gens s'amusent et où il y a de l'ambiance. Voir un match de basket est très divertissant, on se croirait presque dans une discothèque. Au Standard, c'est un peu la même chose. Le public y est exceptionnel. Surtout quand les différentes tribunes entament un dialogue en chansons. C'est un peu comme notre slogan Freedom of speech, liberté de parole. On essaye de motiver les gens à se téléphoner et à communiquer. Par exemple, pour aller au stade supporter leur équipe ou se rendre au théâtre. On souhaite que les gens se mettent en rapport les uns avec les autres, le tout dans une multiculturalité. Ça pourrait se résumer à - On est ici pour vivre ensemble !. D'ailleurs, nous allons aussi changer notre approche commerciale dans quatre ou cinq ans. Ce sera vraiment apprécié par le public : dans peu de temps, on pourra offrir un forfait, pour un montant fixe par mois, qui permettra de téléphoner de manière illimitée. Ça va évidemment stimuler la concurrence. Depuis peu, nous offrons aussi à nos clients la possibilité d'appeler en Europe à des prix inférieurs aux barèmes européens... TIM BAETE