A gauche, Aimé Anthuenis est plus déroutant encore en affectant Lamine Traoré à la surveillance de Gert Verheyen. Avec Mark Hendrikx chargé de contenir les assauts de Gaëtan Englebert et Yves Vanderhaeghe et Besnik Hasi comme pare-chocs devant la défense, on comprend d'autant mieux que les trois seuls éléments à inclination offensive - Gilles De Bilde, ...

A gauche, Aimé Anthuenis est plus déroutant encore en affectant Lamine Traoré à la surveillance de Gert Verheyen. Avec Mark Hendrikx chargé de contenir les assauts de Gaëtan Englebert et Yves Vanderhaeghe et Besnik Hasi comme pare-chocs devant la défense, on comprend d'autant mieux que les trois seuls éléments à inclination offensive - Gilles De Bilde, Aruna Dindane et Walter Baseggio- prêchèrent le plus souvent dans le désert. Si les Mauves refusent ni plus ni moins le combat, l'équité commande de dire aussi que le Club ne se crée guère d'occasions réelles durant une heure de jeu. Mais en choisissant de remplacer ses trois attaquants initiaux par Andrés Mendoza, José Duarte et Sandy Martens, le mentor des Bleu et Noir, Trond Sollied, a le nez creux. Il se doute que le travail d'usure auquel a été soumis la défense anderlechtoise portera tôt ou tard ses fruits. Et il en est ainsi quand Lamine Traoré, pourtant auteur d'un match parfait jusque-là, commet l'irréparable face à Sandy Martens. "Echouer si près du but, c'est toujours râlant", dit Olivier Doll. "Et c'est même d'autant plus regrettable que cette équipe de Bruges-là était à prendre. Pour ce faire, il aurait fallu se donner les moyens de cette ambition. Mais nous ne nous sommes jamais départis d'une approche frileuse. Chez nous, les attaquants étaient sur le banc. A Bruges, ils sont tous passés en revue, c'est la différence. L'audace a payé. C'est peut-être une leçon à méditer. A force de subir le match, on s'expose toujours à un ballon perdu, un ricochet ou une interception malencontreuse. La Belgique l'a vécu à ses dépens en Croatie et nous en avons fait la malheureuse expérience cette fois-ci. Je ne dis pas que tout est joué, à présent, dans la course au titre. Aussi bien les Brugeois que nous-mêmes avons encore un programme respectable. Mais dans l'état actuel des choses, je me demande si nous ne devons pas nous muer prioritairement en supporters du Club. Le week-end prochain, en effet, les Brugeois se rendront à Genk. S'ils gagnent là-bas, ils prendront, certes, une fameuse option sur la victoire finale en championnat. Mais aussi, et surtout, ils priveraient les Limbourgeois de trois points. Or, il faut être réaliste: compte tenu des unités gaspillées par La Gantoise et le Standard, ces derniers temps, le Racing s'impose comme l'équipe qu'il faudra laisser derrière nous si nous voulons terminer à la deuxième place qui, elle aussi est qualicative pour la Ligue des Champions. Et tel doit être notre objectif à présent". Bruno Govers,