Aux deux tiers du premier tour de la Ligue des Champions, seul le tout-puissant Real Madrid, peut-être parce qu'il est dans le groupe le plus faible avec Anderlecht et le Lokomotiv Moscou, n'a perdu aucun point. Plus surprenante est la qualification du Sparta Prague pour le deuxième tour. Elle souligne en tout cas la solidité du football tchèque, qui fera peut-être obstacle aux Diables Rouges dans leur ultime tentative de se qualifier pour la Coupe du Monde.
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Aux deux tiers du premier tour de la Ligue des Champions, seul le tout-puissant Real Madrid, peut-être parce qu'il est dans le groupe le plus faible avec Anderlecht et le Lokomotiv Moscou, n'a perdu aucun point. Plus surprenante est la qualification du Sparta Prague pour le deuxième tour. Elle souligne en tout cas la solidité du football tchèque, qui fera peut-être obstacle aux Diables Rouges dans leur ultime tentative de se qualifier pour la Coupe du Monde.Dans toutes les autres poules, les principaux favoris souffrent. La Juventus, Barcelone, Manchester United, Liverpool, Arsenal, la Lazio, tous peinent. Bientôt, donc, leurs entraîneurs vont crier au surmenage et rappeler la lourdeur du calendrier de leurs joueurs, qui doivent se produire sur tous les fronts, nationaux et internationaux.L'UEFA admet avoir été un peu trop loin avec la Ligue des Champions. Il y a quelques années, quand la menace d'une Superligue européenne a plané, en Italie, on a dû se hâter de trouver une nouvelle formule. Sous la pression des grands clubs, on a instauré en 1998 deux phases sous la forme de poules, suivies de quarts et de demi-finales. Les finalistes de la Ligue des Champions disputent donc 17 matches au moins. Il en sera ainsi jusqu'en 2003. Il est ensuite possible que cela change.On ne peut que se perdre en conjectures quant à la formule qui sera adoptée. Pour éveiller le plus d'idées possibles, l'UEFA a décidé de jeter sur le marché les droits de retransmission et de marketing de la Ligue des Champions. Le contrat de TEAM AG prend fin le 30 juin 2003. Ensuite, tout est possible.La société de Lucerne est évidemment candidate à sa propre succession et s'affaire déjà à la présentation de son nouveau programme et du format de la compétition. Bien entendu, il y a d'autres candidats. Quelques semaines avant la clôture des offres, prévue le 3 novembre, Nyon a reçu pas moins de 40 réponses. Plus de la moitié ont été faites par pure curiosité. On y retrouve aussi quelques-unes qui n'ont aucune chance de se voir octroyer une organisation aussi gigantesque et enfin une dizaine qui sont de taille à obtenir la mise.La bataille se jouera sans doute entre TEAM et quelques autres géants du monde médiatique, comme le groupe Kirch, qui a déjà obtenu les droits TV des deux prochaines Coupes du Monde, la nouvelle entité formée par Jean-Claude Darmon, le spécialiste français de l'Afrique, avec Sport+ et UFA (qui gère la Golden League en athlétisme), les Britannico-américains d'Octagon, qui ont dû laisser filer les droits pour l'EURO 2004 du Portugal à EBU et enfin, IMG McCormack, où on retrouve notre compatriote Eric Drossart. La société qui l'emportera devra avoir trouvé la formule magique pour permettre aux joueurs de disputer moins de matches tout en ne réduisant pas les sommes allouées aux clubs, au contraire, puisqu'il leur en faudrait davantage.Et qu'adviendrait-il de TEAM AG, qui a porté la Ligue des Champions sur les fonds baptismaux il y a dix ans, s'il n'obtenait pas de renouvellement de contrat? Un membre de l'entreprise lucernoise qui s'occupe du nouveau projet nous a déclaré: "Eh bien, il y a encore l'EURO 2004, pour lequel il faut trouver un remplaçant à ISL, en faillite. Il ne faut pas non plus oublier que, jusqu'à présent, TEAM a refusé toutes les propositions qui lui étaient faites parce que l'UEFA disposait d'un contrat d'exclusivité. Ce ne serait plus le cas".Mick Michels