Il y a un peu plus d'un an qu'Olivier Renard a endossé les fonctions de directeur sportif du Standard. Lors d'une conférence de presse, il s'en était pris à Malines, son employeur précédent, et dans une interview accordée à un journal, il avait attaqué le président malinois, Johan Timmermans. Un faux pas psychologique de taille. Lors de la dernière journée du championnat régulier, le Standard devait se rendre à Malines pour un duel crucial pour un billet en PO1. Malines avait attendu les Rouches le couteau entre les dents et s'était imposé 4-0. Le Standard avait été remballé en PO2.
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Il y a un peu plus d'un an qu'Olivier Renard a endossé les fonctions de directeur sportif du Standard. Lors d'une conférence de presse, il s'en était pris à Malines, son employeur précédent, et dans une interview accordée à un journal, il avait attaqué le président malinois, Johan Timmermans. Un faux pas psychologique de taille. Lors de la dernière journée du championnat régulier, le Standard devait se rendre à Malines pour un duel crucial pour un billet en PO1. Malines avait attendu les Rouches le couteau entre les dents et s'était imposé 4-0. Le Standard avait été remballé en PO2. L'embauche de Renard devait apporter régularité et continuité aux Rouches. Mais les soucis actuels sont encore pires. Le Standard va à nouveau disputer les PO2, des matches sans piment qui, dans le meilleur des cas, accordent un ticket pour l'Europa League, sachant qu'alors, il faut entamer la saison suivante plus tôt. Un nouveau changement d'entraîneur n'a rien apporté au Standard. Sans tenir compte du match annulé à Charleroi, Aleksandar Jankovic a gagné 32 points sur 69, soit 46 %. Le score de Yannick Ferrera à Malines est supérieur : 37 sur 69, soit 53 %. Il y a apporté un football frais, qui a reconquis le public. Avec 44 transferts entrants depuis l'arrivée de Bruno Venanzi à la présidence, en juin 2015, le Standard ressemble à une société d'import-export. Mais, surtout, la plupart des nouveaux joueurs n'ont été que des figurants. Quelqu'un en assume-t-il la responsabilité ou bien ouvre-t-on les parapluies en rappelant, par exemple, le passage malheureux de Daniel Van Buyten ? Il y a un an, Gand jouait les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Dans un restaurant étoilé de Wolfsburg, le président Ivan De Witte exposait les projets de développement du club. Il avait toujours en bouche le goût du titre et les perspectives étaient bonnes. Depuis, les Buffalos ont certes conservé leur identité en dehors du terrain mais leur football est parfois lamentable. Comme samedi soir à Waasland-Beveren, avec beaucoup de négligence en défense. Ce n'est pas la première fois cette saison que Hein Vanhaezebrouck en parle. Interrogé sur la nécessité, pour lui, de marteler sans cesse le même discours, l'entraîneur a répondu, lors de la conférence de presse d'après-match, qu'il ne savait pas pourquoi son message ne passait pas. Une jolie pirouette, sans quoi le coach gantois devrait faire le procès d'une série de joueurs. Ou fustiger leur manque de caractère. Vanhaezebrouck n'est pas le seul dans ce cas. Samedi, après sa défaite à Genk, Michel Preud'homme s'est également plaint de joueurs qui avaient entamé le match comme des agneaux. Ça aussi, c'est un refrain connu. Les chantiers sont partout les mêmes : affûter les joueurs, les maintenir concentrés, leur faire la leçon. Il est affligeant que des entraîneurs doivent invariablement se répéter. Les joueurs sont-ils donc incapables de se motiver ? Le premier volet du championnat s'achève dimanche. Ceux qui se plongent dans la forêt de chiffres découvrent des données surprenantes. Ainsi, à l'extérieur, le Club Bruges n'a pas marqué davantage que... Westerlo. Ou encore que Zulte Waregem est aussi productif en déplacement qu'à domicile. Et que samedi, Gand n'a obtenu que sa deuxième victoire en déplacement. Tout cela est inhérent à ce championnat plein de rebondissements. Il peut y en avoir autant lors de la dernière journée que samedi. Les prévisions n'ont jamais été aussi ardues. Mouscron va-t-il se maintenir au détriment de Westerlo ? Gand va-t-il devoir disputer les tristes PO2 ? Le Sporting Charleroi va-t-il être bouté hors des PO1 ? Ce serait un coup dur, compte tenu du travail accompli par Felice Mazzu. D'un autre côté, les Zèbres ne forment pas l'équipe la plus sexy. Ils s'appuient sur un solide collectif pour réagir plutôt qu'agir. Les chiffres le démontrent : dans ce championnat, seuls Lokeren, Waasland-Beveren et Mouscron ont inscrit moins de buts que Charleroi. PAR JACQUES SYSC'est affligeant : les entraîneurs doivent constamment remotiver leurs joueurs.