L'été cycliste a été particulièrement chargé. A peine le champagne des Champs-Elysées était-il digéré que l'élite se retrouvait à Westminster, pour l'or olympique. Ce mercredi, le peloton dispute le contre-la-montre. Dans deux semaines, c'est la Vuelta qui démarre, chaque année un peu plus tôt. D'ici là, il y aura eu la Clasica San Sebastian, perdue un mardi, en pleine semaine, alors qu'il s'agit, comme son nom l'indique, d'une classique, certes pas du standing de Liège-Bastogne-Liège mais q...

L'été cycliste a été particulièrement chargé. A peine le champagne des Champs-Elysées était-il digéré que l'élite se retrouvait à Westminster, pour l'or olympique. Ce mercredi, le peloton dispute le contre-la-montre. Dans deux semaines, c'est la Vuelta qui démarre, chaque année un peu plus tôt. D'ici là, il y aura eu la Clasica San Sebastian, perdue un mardi, en pleine semaine, alors qu'il s'agit, comme son nom l'indique, d'une classique, certes pas du standing de Liège-Bastogne-Liège mais quand même comparable à l'Amstel Gold Race. L'Eneco Tour, qui débute lundi prochain à Waalwijk, semble donc assez mal placé dans le calendrier. Les coureurs qui ont participé au Tour seront épuisés. D'autres prennent le départ alors qu'ils roulent le Tour d'Espagne six jours après, un Tour d'Espagne qui semble très lourd cette année, trop sans doute. L'Eneco Tour va-t-il être relégué au rang de passage obligé, où les équipes délèguent leurs seconds couteaux, ou, pire, une longue exhibition durant laquelle les ténors se contentent d'avaler les kilomètres comme à l'entraînement ? Apparemment, ça ne s'annonce pas si mal. Les concepteurs du parcours ont trouvé quelques arguments de vente qui garantissent à cette épreuve du WorldTour une certaine attention, même en plein c£ur d'un été chargé. L'Eneco Tour s'empare ainsi du vide laissé par le Tour des Flandres : l'étape-reine passe à deux reprises par le Mur de Grammont. Cette même étape franchit le Quarremont, le Paterberg, l'Eikenberg et le Kruisberg. Grammont, dédaigné par Wouter Vandenhaute, a signé un contrat qui l'assure d'accueillir l'Eneco Tour lors des cinq éditions à venir, dont trois fois comme lieu d'arrivée de l'étape finale. La programmation d'un court contre-la-montre par équipes est une autre initiative intéressante. Il se déroule à Sittard et suit une partie du tracé du Mondial de contre-la-montre par équipes du 16 septembre prochain. C'est la première fois dans l'histoire du Mondial qu'on va courir un contre-la-montre par équipes de marques. Or, pouvoir se proclamer champion du monde est très attrayant. Le nouveau Mondial passionne donc le peloton et ceux qui veulent avoir une chance réelle en septembre auront intérêt à envoyer une bonne formation à l'Eneco Tour. A en juger par la liste provisoire des participants, la plupart des managers l'ont d'ailleurs compris. En guise d'attraction supplémentaire, la course propose aussi Alberto Contador, dont la suspension a pris fin. JEF VAN BAELEN