Un des beaux quartiers de Santa Clarita, une ville dans l'ombre de Los Angeles. Le soleil brille, les oiseaux chantent. La caméra zoome et Allyson Felix saute vers elle. " Vous entendez ? C'est le bruit de mes chaussures de sport, qui crissent sur le béton de ma rue. Ce n'est pas bon pour mes genoux, mais c'est mon nouveau terrain d'entraînement, à cause de la pandémie. " La sprinteuse américaine témoigne sur la chaîne ESPN des effets du report des Jeux Olympiques à l'été 2021 et revient sur les deux dernières années. Après une grossesse difficile, elle a rompu son contrat avec Nike et est entrée dans l'histoire au Mondial de Doha, alors qu'elle était encore une toute jeune mère.

Elle place des cônes à coté des voitures en stationnement et dose ses sprints. Debout sur la pelouse, son mari, Kenneth Ferguson, contrôle ses temps sur son iPhone. Leur fillette de quinze mois, Camryn, les observe de son landau. Elle était également à Doha quand Allyson Felix a remporté ses douzième et treizième médailles d'or au Mondial, en relais 4 x 400 mètres féminin et mixte, surpassant ainsi le détenteur du record, Usain Bolt (onze). " Quand j'ai pris Camryn dans mes bras, au bord de la piste de Doha, j'ai eu l'impression de clore une période. La plus belle, mais aussi la plus dure de ma vie. "

Elle était enceinte de 32 semaines quand elle a été emmenée aux urgences et a subi une césarienne. Sa fillette, prématurée, est restée un mois aux soins intensifs. " Ça nous a soumis à une épreuve que nous n'aurions jamais crue possible, comme la pandémie actuelle. Je ne savais absolument pas si je pourrais un jour recommencer à courir. Je ne pensais qu'à une chose : ramener ma fille en bonne santé à la maison. Nous y sommes parvenus. "

Nike, son sponsor équipementier, a fait preuve d'impatience et a tenté de la ramener le plus vite possible sur piste. Lors des négociations pour un nouveau contrat, la marque américaine a avancé une réduction de primes de 70%, mais Felix voulait insérer une clause stipulant qu'elle ne serait pas sanctionnée financièrement si elle était moins performante après sa grossesse. Ça n'a pas été accepté et avant le Mondial, elle a signé pour la marque lifestyle Athleta. Mais Nike continue à fournir ses spikes...

L'athlète a reporté ses ambitions sur Tokyo, ses cinquièmes Jeux Olympiques, où elle comptait consolider son statut d'athlète la plus médaillée -six fois l'or et trois fois l'argent. " Mes chronos à l'entraînement le confirment : je n'avais jamais été aussi rapide. " Son entraîneur, Bobby Kersee, l'avait déjà dit. " Je m'attends à ce qu'elle améliore ses records sur 200 et 400 mètres cet été ", a déclaré le célèbre entraîneur, qui a déjà travaillé avec les plus grandes championnes - Florence Griffith-Joyner, Gail Devers, Jackie Joyner-Kersee, Valerie Brisco-Hooks...

Mais Felix est anxieuse, comme elle l'avoue à ESPN. Et elle rame, depuis que les portes du stade se sont fermées. " Il faut se débrouiller avec les moyens du bord, mais je n'ai pas l'esprit tranquille : à 34 ans, je suis peut-être plus rapide que jamais, mais comment serai-je dans un an ? "

Un des beaux quartiers de Santa Clarita, une ville dans l'ombre de Los Angeles. Le soleil brille, les oiseaux chantent. La caméra zoome et Allyson Felix saute vers elle. " Vous entendez ? C'est le bruit de mes chaussures de sport, qui crissent sur le béton de ma rue. Ce n'est pas bon pour mes genoux, mais c'est mon nouveau terrain d'entraînement, à cause de la pandémie. " La sprinteuse américaine témoigne sur la chaîne ESPN des effets du report des Jeux Olympiques à l'été 2021 et revient sur les deux dernières années. Après une grossesse difficile, elle a rompu son contrat avec Nike et est entrée dans l'histoire au Mondial de Doha, alors qu'elle était encore une toute jeune mère. Elle place des cônes à coté des voitures en stationnement et dose ses sprints. Debout sur la pelouse, son mari, Kenneth Ferguson, contrôle ses temps sur son iPhone. Leur fillette de quinze mois, Camryn, les observe de son landau. Elle était également à Doha quand Allyson Felix a remporté ses douzième et treizième médailles d'or au Mondial, en relais 4 x 400 mètres féminin et mixte, surpassant ainsi le détenteur du record, Usain Bolt (onze). " Quand j'ai pris Camryn dans mes bras, au bord de la piste de Doha, j'ai eu l'impression de clore une période. La plus belle, mais aussi la plus dure de ma vie. " Elle était enceinte de 32 semaines quand elle a été emmenée aux urgences et a subi une césarienne. Sa fillette, prématurée, est restée un mois aux soins intensifs. " Ça nous a soumis à une épreuve que nous n'aurions jamais crue possible, comme la pandémie actuelle. Je ne savais absolument pas si je pourrais un jour recommencer à courir. Je ne pensais qu'à une chose : ramener ma fille en bonne santé à la maison. Nous y sommes parvenus. " Nike, son sponsor équipementier, a fait preuve d'impatience et a tenté de la ramener le plus vite possible sur piste. Lors des négociations pour un nouveau contrat, la marque américaine a avancé une réduction de primes de 70%, mais Felix voulait insérer une clause stipulant qu'elle ne serait pas sanctionnée financièrement si elle était moins performante après sa grossesse. Ça n'a pas été accepté et avant le Mondial, elle a signé pour la marque lifestyle Athleta. Mais Nike continue à fournir ses spikes... L'athlète a reporté ses ambitions sur Tokyo, ses cinquièmes Jeux Olympiques, où elle comptait consolider son statut d'athlète la plus médaillée -six fois l'or et trois fois l'argent. " Mes chronos à l'entraînement le confirment : je n'avais jamais été aussi rapide. " Son entraîneur, Bobby Kersee, l'avait déjà dit. " Je m'attends à ce qu'elle améliore ses records sur 200 et 400 mètres cet été ", a déclaré le célèbre entraîneur, qui a déjà travaillé avec les plus grandes championnes - Florence Griffith-Joyner, Gail Devers, Jackie Joyner-Kersee, Valerie Brisco-Hooks... Mais Felix est anxieuse, comme elle l'avoue à ESPN. Et elle rame, depuis que les portes du stade se sont fermées. " Il faut se débrouiller avec les moyens du bord, mais je n'ai pas l'esprit tranquille : à 34 ans, je suis peut-être plus rapide que jamais, mais comment serai-je dans un an ? "