Les recettes de La Louvière, Tirlemont, Geel et Maasmechelen vont être saisies car ces clubs ne sont pas en règle d'ONSS: cette information donnée par la presse flamande a choqué à La Louvière. La direction a publié un communiqué pour contrer la rumeur lancée par Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires Sociales.
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Les recettes de La Louvière, Tirlemont, Geel et Maasmechelen vont être saisies car ces clubs ne sont pas en règle d'ONSS: cette information donnée par la presse flamande a choqué à La Louvière. La direction a publié un communiqué pour contrer la rumeur lancée par Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires Sociales. Le président Filippo Gaone et le manager Roland Louf nient en bloc: leur club est parfaitement en règle. "Pour qu'il y ait saisie, il faut d'abord une décision de justice", argumente Roland Louf. "Rien de tout cela chez nous. Nous sommes à jour dans nos versements de lois sociales, assurance-groupe et précompte. Ce n'est pas le cas de tous les clubs de D1, loin de là. Mais on cite comme par hasard La Louvière: est-ce volontaire? Cherche-t-on à nous nuire?" Les dirigeants du Tivoli avancent une preuve en béton que tout est en règle: la Ligue Pro leur a versé les droits de télévision, alors qu'elle a saisi l'enveloppe destinée à plusieurs clubs. "C'est le meilleur baromètre de fiabilité", poursuit Roland Louf, qui reconnaît seulement l'existence d'un litige portant sur le passé. "On nous réclame des cotisations sociales qui n'auraient pas été versées entre 1984 et 1987, soit avant l'arrivée de Monsieur Gaone. Le Tribunal du Travail doit encore traiter ce dossier et il est logique qu'il n'ait pas été pris en compte pour l'octroi de la licence professionnelle. On cherche à ce que la comptabilité des clubs soit la plus transparente possible: c'est louable et nous ne demandons pas mieux. Mais nous nous insurgeons contre des rumeurs sans fondement lancées contre notre club". Autre dossier d'actualité au Tivoli: le récent limogeage de Dominique Cuvelier, l'entraîneur de l'équipe Réserve et des Espoirs. Il estime avoir été viré sous le seul prétexte qu'il est resté en contact avec Daniel Leclercq et Jean-Claude Verbist. "On m'a demandé de faire un choix entre les anciens du club et les personnes toujours en place", dit-il. "J'ai répondu que je conservais de la sympathie pour Leclercq et Verbist, mais que cela ne m'empêchait pas de travailler dans le seul intérêt de La Louvière. Je ne mélange pas le football et les contacts que j'ai dans la vie de tous les jours. C'est mon droit d'être d'accord avec l'ancien manager et l'ex-entraîneur quand ils disent que le club vit au-dessus de ses moyens, qu'il y a des problèmes dans le versement des salaires, qu'un noyau dur de trois joueurs ( Thans, Siquet et Karagiannis) a saboté Leclercq et que des contacts ont bel et bien été établis avec Emilio Ferrera, qui exigeait le départ de Thans et de quelques autres pour venir à La Louvière. Avant le match contre le Standard, une personne du staff m'a aperçu dans une taverne où je prenais un café avec Daniel Leclercq. Le lendemain, j'étais dehors". Roland Louf ne veut pas de polémique: "Nous n'avons pas demandé à Dominique Cuvelier de renier ses amitiés mais de fonctionner à 300% avec les gens en place. Il doit comprendre qu'il y a un nouvel entraîneur et un nouveau manager, et c'est avec nous qu'il devait travailler; pas avec les personnes qui ne sont plus au club. Nous voulons mettre en place une structure unifiée avec des gens compétents et intègres".