Tiger Woods a reconnu avoir été approché et avoir demandé à son équipe de bien étudier le format de la Premier Golf League (PGL). Car, précise-t-il : " Trop peu de tournois réunissent tous les grands golfeurs alors que les autres sports font de leur mieux pour organiser des événements destinés aux meilleurs athlètes du monde. Nous, nous avons dû longtemps nous contenter des quatre majors et de la Players Championship. A la fin des années '90, nous avons donc décidé d'organiser les World Golf Championships (quatre tournois au Mexique, aux États-Unis et en...

Tiger Woods a reconnu avoir été approché et avoir demandé à son équipe de bien étudier le format de la Premier Golf League (PGL). Car, précise-t-il : " Trop peu de tournois réunissent tous les grands golfeurs alors que les autres sports font de leur mieux pour organiser des événements destinés aux meilleurs athlètes du monde. Nous, nous avons dû longtemps nous contenter des quatre majors et de la Players Championship. A la fin des années '90, nous avons donc décidé d'organiser les World Golf Championships (quatre tournois au Mexique, aux États-Unis et en Chine, ndlr). La mise en place d'une nouvelle initiative n'est donc qu'une étape logique. " La Premier Golf League veut concurrencer le PGA Tour et l'European Tour au plus tard fin 2022, bien que les dirigeants des deux principales fédérations de golf aient annoncé que les joueurs devraient opérer un choix. Toutefois, si les initiateurs du World Golf Group parviennent à concrétiser leurs intentions, le choix sera vite fait. La PGL promet un pot total de 220 millions d'euros à répartir entre 18 tournois, dotés chacun de 9,2 millions, y compris une prime de 1,8 million pour le lauréat, une de 9,2 millions pour le vainqueur final et 37 millions pour les douze équipes de quatre joueurs qui parcourront le monde de janvier à septembre. " Actuellement, les meilleurs golfeurs subsidient les moins bons. Ce n'est pas normal. Les vraies stars doivent être mieux payées et nous voulons imposer cette logique économique par notre initiative ", déclare le World Golf Group, qui garantit un revenu fixe à 48 joueurs. Ou, comme le manager d'un grand golfeur l'expliquait au Daily Mail : " Tiger Woods vaut des millions, tant en droits TV qu'en vente de billets, mais quand il est dans un mauvais jour et n'atteint pas le cut, il ne gagne rien. De plus en plus de grands golfeurs prennent conscience de ce problème. " Le Nord-Irlandais Rory McIlroy, numéro un mondial, a immédiatement été conquis. " Les grands joueurs doivent obtenir la part à laquelle ils ont droit. " Il n'a pourtant aucune raison de se plaindre : sa victoire en FedEx Cup lui a rapporté treize millions d'euros et il a encore gagné sept autres millions dans d'autres tournois PGA. Mais Jordan Spieth, numéro un en 2015 et lauréat de trois majors, reste sur une saison catastrophique et a dû se contenter de 1,9 million. " Avec tout mon respect, un joueur comme Adam Schenk a gagné plus d'un million la saison écoulée. Je ne pense pas qu'un sportif qui ne figure même pas dans le top cent contribue beaucoup à la vente de billets ou de droits TV ", poursuit le manager, qui insiste sur le fait que les joueurs qui rejoindraient la lucrative Premier Golf League pourraient encore participer aux quatre majors. Un argument important pour ceux qui cultivent la tradition du golf.