" C'est un endroit où on marche dans les pas de ceux qui ont fait l'histoire de Liège ", lit-on sur le site internet " Veroniqueliege ", riche de magnifiques photos de la Rue de la Montagne qui monte vers le Mont Saint-Martin et le lieu de notre rendez-vous, l'hôtel Crowne Plaza. Là il faut prendre le temps de s'arrêter pour admirer des maisons de maître d'une rare beauté, des escaliers qui ne demandent qu'à raconter leur histoire, c'est-à-dire celle la Cité Ardente.
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" C'est un endroit où on marche dans les pas de ceux qui ont fait l'histoire de Liège ", lit-on sur le site internet " Veroniqueliege ", riche de magnifiques photos de la Rue de la Montagne qui monte vers le Mont Saint-Martin et le lieu de notre rendez-vous, l'hôtel Crowne Plaza. Là il faut prendre le temps de s'arrêter pour admirer des maisons de maître d'une rare beauté, des escaliers qui ne demandent qu'à raconter leur histoire, c'est-à-dire celle la Cité Ardente. Né il y a 42 ans, Daniel Kimoni est un fils de cette ville pas comme les autres, qui se mire dans la Meuse. Pourtant, c'est loin de là, à Genk surtout (1996-2000, Champion de Belgique en 1999, détenteur de deux Coupes gagnées en 1998 et en 2000), que cet arrière central mérita sa solide carte de visite sportive. On l'a aussi vu à l'oeuvre au Standard, au Grazer AK, au FC Augsbourg ou à Visé, sans oublier trois caps avec les Diables Rouges. Un sourire accroché depuis toujours à ses lèvres, il prépara attentivement sa reconversion : " J'avais 34 ans et un de mes amis gérait une chaîne de magasins dont le concept était dans le vent : Planète Vidéo. Les cassettes se vendaient comme des petits pains et les clients pouvaient aussi faire leurs courses dans l'épicerie qui complétait l'attractivité de Planète Vidéo. J'ai eu l'opportunité de reprendre le magasin du centre de Liège. Et, en même temps, je me suis lancé à la recherche de sponsors pour des clubs de football, ce qui me plaisait énormément. " De fil en aiguille, Kimoni, qui n'est pas né de la dernière pluie, remit sa vidéothèque et prodigua progressivement des conseils à des joueurs. Il tuyauta Ali Lukunku en 2008 au moment de son passage à Mons. Doué pour les contacts, Daniel entretenait de bonnes relations avec Mircea Rednic qu'il avait connu au Standard. Et c'est ainsi qu'il présenta Philippe Léonard au Dinamo Bucarest. " C'est un métier difficile car la concurrence est féroce ", avance-t-il. " Le plus intéressant consiste à accompagner de jeunes joueurs qui, évidemment, ne connaissent pas cette jungle. A moins de 20 ans, ils doivent prononcer des choix qui peuvent avoir un impact considérable sur leur carrière. " " En 1996, le Standard insista pour que je signe à Tilleur Liège en D2. J'appréciais mon ancien club mais s'il fallait que je quitte Sclessin, je préférais que ce soit pour la D1 que Genk venait de rejoindre. Ce fut un virage exceptionnel car j'ai vécu des moments inoubliables dans le Limbourg. Je dois beaucoup à ce club et à Aimé Anthuenis. Mes satisfactions n'auraient pas été les mêmes à Tilleur. Je travaille beaucoup en collaboration avec Stijn Haeldermans qui fut mon équipier à Genk. Il connaît bien le football hollandais. Un de nos joueurs, Leroy Labylle, ex-Standard, vient de gagner la Coupe des Pays-Bas avec le PEC Zwolle de Ron Jans (5-1 face à l'Ajax). Au Club Bruges, nous accompagnons Obi, le fils de Souleymane Oulare. " Qui dit Kimoni dit aussi Serge (ex-Club Bruges, Seraing, Sedan, etc.) et Donatien qu'on vit à Liège. " Ils vont bien ", confirme Daniel qui garde et entretient sa ligne de footballeur. " Donatien a poursuivi ses études, ce qui lui a permis de décrocher un bon job au Grand-Duché de Luxembourg. Serge, lui, a une agence de paris sportifs à Seraing. Et cela marche très bien ; surtout grâce au football, évidemment. " PAR PIERRE BILIC