Il ne sert à rien de courir, il faut partir à point, voilà un adage parfaitement respecté par les Fennecs. Il y a deux semaines, l'Algérie se faisait balayer (3-0) par le Malawi, petit poucet de la compétition. Aujourd'hui, l'Algérie est en demi-finale pour la première fois depuis 1990 - année où les Verts furent sacrés champions d'Afrique - après avoir éliminé le grand favori de l'épreuve, la Côte d'Ivoire.
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Il ne sert à rien de courir, il faut partir à point, voilà un adage parfaitement respecté par les Fennecs. Il y a deux semaines, l'Algérie se faisait balayer (3-0) par le Malawi, petit poucet de la compétition. Aujourd'hui, l'Algérie est en demi-finale pour la première fois depuis 1990 - année où les Verts furent sacrés champions d'Afrique - après avoir éliminé le grand favori de l'épreuve, la Côte d'Ivoire. Pour expliquer pareil changement, parlons de la mobilisation intervenue le lendemain de la débâcle face au Malawi. Face au Mali, lors du second match, ce ne fut pas brillant mais la rigueur et l'agressivité avaient refait leur apparition. En quelques jours, le coach Rabah Saadane avait réussi à motiver des troupes qui paraissaient pourtant totalement décontenancées. Le Maître n'en est de toute façon plus à un exploit près. Avoir réussi à inscrire l'Algérie à la prochaine Coupe du Monde après une attente de 24 ans, lui confère le statut de héros. Âgé de 63 ans, et déjà à la tête de la sélection lors des mondiaux de 82 et 86, Saadane est, malgré sa bonne bouille, extrêmement exigeant. Pas question de passer à côté de la CAN même si l'exploit de Khartoum, où l'Algérie a défait l'Egypte en match de barrage pour la Coupe du Monde est encore dans toutes les têtes. Une élimination rapide n'aurait pas été vécue au pays comme une catastrophe. Mais en atteignant le dernier carré de l'épreuve, l'Algérie prouve à ceux qui en doutaient encore qu'elle peut avec ce groupe s'inscrire dans la durée. Face aux Éléphants, l'Algérie a ressorti son jeu pétillant, rapide, direct, qui repose sur une discipline tactique et un impact physique important. L'attaque, bien relayée par le milieu de terrain, a cette fois répondu présent alors qu'elle était restée parfaitement muette lors du premier tour. AbdelkaderGhezzal continue à louper les occasions mais fut incroyablement remuant. KarimMatmour, auteur du premier but, amena la percussion nécessaire. Et puis, les ailiers NadirBelhadj et HassanYebda ont multiplié les caviars dans la surface, sans oublier les extérieurs du pied géniaux de Karim Ziani. Enfin malgré un but exceptionnel et contre le cours du jeu de Kader Keita à deux minutes de la fin du temps réglementaire, l'Algérie garde une foi inébranlable en ses moyens. Preuve : la tête ravageuse du défenseur, Madjid Bougherra qui offrit les prolongations durant lesquelles les Algériens prirent définitivement les commandes du match.