Le niveau technique et le rythme du match furent très faibles : ce duel ressemblait très fort à une rencontre de fin de saison entre deux équipes n'ayant plus d'ambitions. Le terrain sautillant a également eu son mot à dire quant au nombre incalculable de pertes de balle de part et d'autre. Espérons pour l'éthique du championnat que les deux équipes auront retrouvé, le week-end dernier, beaucoup plus d'ardeur pour jouer à fond leur rôle d'arbitre dans leur confrontation à domicile contre les deux leaders...
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Le niveau technique et le rythme du match furent très faibles : ce duel ressemblait très fort à une rencontre de fin de saison entre deux équipes n'ayant plus d'ambitions. Le terrain sautillant a également eu son mot à dire quant au nombre incalculable de pertes de balle de part et d'autre. Espérons pour l'éthique du championnat que les deux équipes auront retrouvé, le week-end dernier, beaucoup plus d'ardeur pour jouer à fond leur rôle d'arbitre dans leur confrontation à domicile contre les deux leaders... A Westerlo, Charleroi avait pourtant des ambitions offensives avec la présence au coup d'envoi de cinq joueurs à vocation offensive ou - en tout cas - avec des qualités techniques certaines. On peut encore une fois différencier le dispositif au coup d'envoi qui prévoyait un 4-3-3 du système de jeu (et surtout l'animation de ce système) qui, lui, se constate pendant le match et qui ici ressemblait plus à un 4-4-2 avec Grégory Christ évoluant beaucoup plus comme médian droit que comme ailier. Sur l'autre flanc, François Sterchele se positionnait plus haut en possession de balle mais en perte, comme souvent, le système se transformait en 4-5-1. Mais le manque de surprise (de part et d'autre) vient également du fait que l'animation pendant ce match était quasiment nulle. L'équipe de Charleroi était comme toujours bien en place mais les permutations (notamment quasi-inexistantes sur les flancs) furent très rares, ce qui empêcha les Carolos de trouver une certaine fluidité dans leurs actions. Bref une équipe bien en place mais manquant d'effet de surprise pendant ce match. Comme souvent dans ce genre de rencontres, les buts tombent soit sur des phases arrêtées soit sur des erreurs individuelles ou collectives. Et on peut dire que cela s'est vérifié complètement ici : le but égalisateur de Jeffrey Ntuka à la dernière minute résulte d'un coup franc de Chris Janssens pour une faute un peu stupide de Velimir Varga. Bertrand Laquait relâche le ballon, les défenseurs manquent de réaction et Ntuka est le plus prompt pour marquer. Sterchele peut aussi s'en vouloir d'avoir manqué le 0-2 deux minutes plus tôt. Mais ce schéma du but de Charleroi explique une fois de plus le mauvais positionnement collectif de la défense de Westerlo sur un coup franc désaxé à 30 mètres du but. On voit encore une fois que les défenseurs sont beaucoup trop bas (au moment du botté ils se trouvent à un mètre du petit rectangle) et gênent leur gardien qui a la vue masquée et qui est fusillé par la déviation d' Izzet Akgül. Le mur à deux se justifie alors que la présence de Jef Delen et de Mark Wagemakers est superflue. De plus, le premier nommé, s'il reste sur sa position, se trouve sur la trajectoire du ballon. C'est Martin Kolar qui devait couvrir la plongée de Majid Oulmers. Étienne delangre