Le HSV a été relégué en mai dernier, après 55 ans en Bundesliga. Cette chute a laissé de profondes traces mais depuis quelques mois, le club hanséatique cherche à se composer une autre image : proche du peuple, sympathique et stable. A l'image de son modeste entraîneur, Christian Titz, qui a échoué de justesse à assurer le maintien après une fameuse course-pou...

Le HSV a été relégué en mai dernier, après 55 ans en Bundesliga. Cette chute a laissé de profondes traces mais depuis quelques mois, le club hanséatique cherche à se composer une autre image : proche du peuple, sympathique et stable. A l'image de son modeste entraîneur, Christian Titz, qui a échoué de justesse à assurer le maintien après une fameuse course-poursuite. Après certaines séances, les joueurs doivent rester au club pour distribuer des autographes. De ce point de vue aussi, un vent nouveau souffle sur Hambourg. Le HSV est un club très attractif de deuxième Bundesliga, comme l'autre descendant, le 1. FC Cologne. Les deux clubs ont écoulé 25.000 abonnements et s'attendent à une assistance moyenne de 45.000 personnes. Le Hamburger SV veut se retrouver. Il compte se plonger avec conviction dans ce monde, nouveau pour lui, et le survoler en affichant moins d'arrogance et en travaillant plus. Du moins est-ce son objectif. Il ne l'a pas atteint durant son premier match de championnat, contre Holstein Kiel, il y a dix jours. L'équipe s'est surestimée, dans un stade comble (57.000 spectateurs) et a été vaincue 0-3. Christian Titz a donc du pain sur la planche. L'entraîneur a un plan clair et veut développer un football dominant. Le club est parvenu à conserver la plupart de ses meilleurs joueurs et surtout son axe, bien qu'il ait dû diminuer de moitié son budget, qui s'élève maintenant à 28 millions. Titz doit surtout améliorer la mentalité de l'équipe, un problème chronique qu'elle partage avec Cologne. Les deux équipes vont être des cibles pour les autres clubs de D2. Beaucoup de formations misent sur le contre et il ne sera pas facile d'y imposer sa loi. Dans le passé, de nombreux clubs relégués, comme le VfB Stuttgart et Hanovre 96, ont sous-estimé la pénibilité de la série.