Hugo Broos doit être un homme heureux: son équipe se trouve dans la colonne de gauche du classement comme il a l'habitude d'appeler ça. Septième, soit dans le Top Neuf. Et Mouscron possède la troisième attaque du championnat avec 44 buts, à égalité avec Anderlecht et juste derrière Genk 56 et Bruges 52. Evidement, les Hurlus encaissent proportionnellement un peu trop: avec 29 unités, ils possèdent la huitième défense du championnat. Si ce n'était pas le cas, ils seraient bien mieux classés. Pourtant, c'est l'attaque de Mouscron qui vient d'être renforcée avec la venue de Mbo Mpenza...
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Hugo Broos doit être un homme heureux: son équipe se trouve dans la colonne de gauche du classement comme il a l'habitude d'appeler ça. Septième, soit dans le Top Neuf. Et Mouscron possède la troisième attaque du championnat avec 44 buts, à égalité avec Anderlecht et juste derrière Genk 56 et Bruges 52. Evidement, les Hurlus encaissent proportionnellement un peu trop: avec 29 unités, ils possèdent la huitième défense du championnat. Si ce n'était pas le cas, ils seraient bien mieux classés. Pourtant, c'est l'attaque de Mouscron qui vient d'être renforcée avec la venue de Mbo Mpenza... Mais l'équipe tient la route et on sent le plaisir de l'entraîneur qui a remporté deux championnats et deux coupes avec Bruges. Sans compter, comme joueur, les trois titres, les quatre coupes et les deux C2 avec Anderlecht et le titre et la coupe avec Bruges. Broos voit plus que jamais le contour d'un trophée se dessiner devant ses yeux. Mercredi, son club devrait pouvoir marquer des points dans la demi-finale aller de la coupe contre St-Trond. Et dimanche soir, ce sera un superbe choc avec le Standard...Sans Mbo, Mouscron s'est promené à Charleroi. Avec lui, les Hurlus sont encore plus forts, on l'a déjà vu. Mais estimer qu'ils ont décollé avec le retour de l'un des avions de Leekens serait aller vite en besogne. Il y a autre chose aussi. A commencer par le travail et le sérieux constants de tout un groupe, parfois énervé par la monotonie de l'entraînement et le manque de fantaisie de son responsable. Mais les résultats sont là. Ceux qui trouvent Broos un peu trop introverti doivent aussi réaliser qu'il ne fera jamais n'importe quoi. Comme stopper, il prenait son attaquant en charge et il n'y avait plus rien d'autre qui comptait. Il le neutralisait, point final. Le plus souvent, celui qui jouait contre le grand blond (à l'époque) allait de frustrations en frustrations pendant 90 minutes car il ne voyait pas un cuir. Aujourd'hui, Broos contine à essayer de rendre ses adversaires mauvais. Evidemment, pour y arriver, il exige beaucoup d'humilité de la part de ses joueurs. Tout en demandant aussi qu'ils restent créatifs et percutants. Un mélange difficile.Broos ne peut pas être totalement satisfait quand il voit que son équipe est un peu faiblarde derrière et qu'elle a déjà perdu à quatre reprises cette année en championnat chez elle: 0-1 contre Charleroi (!) et Gand, 1-2 contre Westerlo et 2-4 contre Genk. Mais bon, on sait à quel point Gordan Vidovic reste important pour l'équilibre défensif de Mouscron. Cette semaine est très jouable pour les Hurlus: en championnat, ils ont déjà gagné 1-2 à St-Trond et perdu sur le même score au Standard. Il n'y a rien à faire, mais quand on voit un club devenir -enfin- un peu ambitieux sur le marché des transferts en rapatriant un Mbo, c'est qu'on a des visées précises. Broos, d'ailleurs, ne le cache plus: il rêve de la finale de la Coupe de Belgique... "Contre un Bruges déjà champion", a-t-il dit. Hugo n'aime pas trop le risque.Le Standard, lui, est bien obligé d'en prendre pour se renforcer. Le retour de Régis Genaux à Sclessin (son contrat de 4,5 ans devait enfin être signé lundi dernier) s'inscrivait dans le même mouvement naturel inverse des expatriés que Mbo. On connaît aussi les qualités et le caractère de Régis et on sait qu'il a connu une malchance noire à Udine où il a accumulé les blessures: 51 matches depuis janvier 97 quand il est passé de Coventry au Frioul. Mais on sait aussi qu'en pleine forme, Genaux est un international en puissance. Un club peut miser sur un bonhomme comme ça, même s'il n'est pas encore à 100% pour l'instant. Avec Robert Spehar, ce n'est pas tout à fait le même topo. Le Croate a encore moins joué que le Carolo (d'origine) depuis qu'il a quitté Bruges à l'été 97 (43 matches), mais il est également passé sur le billard. Et il affirme être tout à fait au point pour jouer. Déjà à Mouscron dimanche apparemment. Si Spehar est en bonne santé, il va finir par marquer, c'est sûr. Et ce diable de D'Onofrio aura réussi un nouveau pari... John Baete