Le club waeslandien a changé de visage, après sa lamentable saison, qui a failli être ponctuée d'une rétrogradation. Le noyau a subi un profond lifting. Il a un nouvel entraîneur, Peter Maes, qui travaille avec Rudi Cossey et le coach des gardiens, Erwin Lemmens, tandis que l'ancien entraîneur des Espoirs, Willy Reynders, est promu directeur sportif, que Jean-Marie Philips a été engagé comme CEO pour accomplir les tâches du président Roger Lambrecht, trop impliqué émotionnellement. Parti au Club Bruges, Patrick Orlans n'est plus le ma...

Le club waeslandien a changé de visage, après sa lamentable saison, qui a failli être ponctuée d'une rétrogradation. Le noyau a subi un profond lifting. Il a un nouvel entraîneur, Peter Maes, qui travaille avec Rudi Cossey et le coach des gardiens, Erwin Lemmens, tandis que l'ancien entraîneur des Espoirs, Willy Reynders, est promu directeur sportif, que Jean-Marie Philips a été engagé comme CEO pour accomplir les tâches du président Roger Lambrecht, trop impliqué émotionnellement. Parti au Club Bruges, Patrick Orlans n'est plus le manager commercial ni l'animateur de la salle de réception. Lokeren prend donc un tout nouveau départ. Le gardien Barry Boubacar Copa est resté mais a repris les entraînements tardivement, après le Mondial et une blessure au doigt. L'Ivoirien est une certitude mais a besoin de beaucoup de confiance. Au c£ur de la défense, Lokeren a opté pour la stabilité, le gabarit, la force dans les duels et de bonnes passes avec Mijat Maric (Eupen, fort de la tête sur les phases arrêtées) et Jérémy Taravel (Zulte Waregem). Tiko et Ibrahima Gueye peuvent les remplacer. A droite, Sepp De Roover doit monter et se montrer menaçant. Le polyvalent Julien Bailleul, initialement un médian défensif, peut le remplacer en cas de blessure ou de suspension. A gauche, trois joueurs se disputent une place et la concurrence est intense, comme on l'a vu durant la préparation. Il y a Hassan El Mouataz, bon défensivement mais capricieux, l'international Junior Laurens De Bock, qui peut aussi jouer dans l'axe, et Derick Tshimanga, qui a un bon abattage et peut balayer tout son flanc. Maes aligne deux éléments défensifs et trois au tempérament offensif. Koen Persoons est une certitude, comme le nouveau capitaine, Killian Overmeire. C'est une belle combinaison, alliant vista, abattage et bonne technique de frappe. Mais le flanc droit reste un problème. Marcel Mbayo porte trop le ballon et Donovan Deekman est encore trop léger. Sasha Iakovenko reste convoité. En attendant, Overmeire doit y dépanner et le solide Bailleul, que Cossey compare volontiers à Yves Vanderhaeghe, joue avec Persoons. Ivan Leko doit devenir la plaque tournante de l'équipe mais il accuse un surpoids. Nill De Pauw peut le remplacer. Quant au dribbleur Ivan Yagan, il constitue une solution d'avenir. Lokeren compte sur la soif de revanche du raffiné Benjamin De Ceulaer. Sa vitesse et son sens du but peuvent apporter un plus sportif. Tshimanga et Sulejman Smajic, normalement meilleurs dans une équipe qui joue dans le camp adverse, constituent des alternatives. Un aspect délicat car aucun joueur n'a encore convaincu. Lokeren veut un avant-centre costaud, qui dévie facilement. Benjamin Mokulu est grand et rappelle Aristide Bancé et Sambegou Bangoura, mais il manque de régularité. Jérémy Perbet est plus menaçant dans le rectangle mais son adaptation à un autre style de jeu requiert du temps. Vegard Braaten semble être un joueur de rectangle et dispose d'un délai de temps. Sanharib Malki est en surnombre... En-dehors du terrain, la structure est claire. Le club espère que ses efforts financiers seront rentables sportivement. Avec un entraîneur comme Maes, la passion sera certainement au rendez-vous. Il impose une discipline de fer et prône un jeu de combinaisons soigné et offensif. Il vise une place parmi le top 6. Par Frédéric Vanheule