" Es-tu le fils de Dikembe Mutombo ? " On lui a déjà posé la question des centaines de fois, des States à l'Afrique du Sud, mais Patrick Mutombo (39) ne s'en émeut pas. Non, il n'est pas le fils du géant congolais qui s'est distingué de 1991 à 2009 avec les Denver Nuggets, les Atlanta Hawks, les Philadelphia 76ers, les New Jersey Nets, les New York Knicks et les Houston Rockets. Il n'est pas davantage son cousin, comme l'ont suggéré des journaux belges. Mais ils se connaissent, leurs femmes sont amies et ils sont issus de la même ethnie, en République démocratique du Congo.

Patrick a grandi à Kinshasa, où son père combinait trois emplois pour nourrir sa famille de cinq filles et un garçon. " Nous n'étions pas riches mais nous avions à manger tous les jours ", vient-il de confier au magazine Griots Republic. La famille a vécu des moments difficiles quand le père a émigré en Belgique pour y étudier et y travailler. Patrick n'avait que dix ans, le pays était ravagé par des conflits ethniques et la famille a trimé pour survivre. La mère confectionnait du pain qu'elle essayait de vendre au marché afin de pouvoir au moins offrir un repas par jour à ses enfants. Quand ils ont été renvoyés de l'école, faute d'avoir payé les frais d'inscription, un ami de la famille est venu à leur secours. " Parfois, quand nous étions sur la plaine de jeux, des soldats tiraient en l'air. "

La famille a déménagé à Droixhe, à Liège, quand il avait treize ans. Son père travaillait à sa thèse de doctorat et Patrick a commencé à jouer au basket sur un petit terrain. Son entraîneur à Gilly a décelé son talent. Il a ensuite émigré aux États-Unis, à Denver, pour y étudier les sciences politiques tout en jouant au basket au niveau des collèges. Le tremplin idéal vers une carrière en Italie (Messine, Roseto Sharks, Air Avellino, Ferrara, Udine), au Brésil (Vla Velha) et en Grèce (Trikala). " Le talent que Dieu m'a donné m'a toujours permis d'ouvrir d'autres portes. "

Il a mis un terme à sa carrière en 2010, à Bakersfield Jam, une formation californienne de NBA Development League. Un an plus tard, il est devenu adjoint dans son ancien collège, Metro State, à Denver. En septembre 2016, le Belgo-congolais, qui avait transité par les Denver Nuggets et les Austin Spurs, est arrivé aux Toronto Raptors, même si, quelques mois plus tôt, il avait promis de devenir l'adjoint d' Eddy Casteels chez les Belgian Lions. " On ne peut pas refuser une offre des Raptors ", s'est justifié Mutombo, qui fait un peu figure d'excentrique dans le milieu, puisqu'il consacre ses loisirs à la peinture. Même quand son équipe dispute une série de matches en déplacement, il traîne ses pots et ses pinceaux dans les lobbys des hôtels. L'année dernière, le staff a assisté à une exhibition. " Nous savions qu'il peignait mais il est vraiment bon ", a déclaré Nick Nurse.

" Es-tu le fils de Dikembe Mutombo ? " On lui a déjà posé la question des centaines de fois, des States à l'Afrique du Sud, mais Patrick Mutombo (39) ne s'en émeut pas. Non, il n'est pas le fils du géant congolais qui s'est distingué de 1991 à 2009 avec les Denver Nuggets, les Atlanta Hawks, les Philadelphia 76ers, les New Jersey Nets, les New York Knicks et les Houston Rockets. Il n'est pas davantage son cousin, comme l'ont suggéré des journaux belges. Mais ils se connaissent, leurs femmes sont amies et ils sont issus de la même ethnie, en République démocratique du Congo. Patrick a grandi à Kinshasa, où son père combinait trois emplois pour nourrir sa famille de cinq filles et un garçon. " Nous n'étions pas riches mais nous avions à manger tous les jours ", vient-il de confier au magazine Griots Republic. La famille a vécu des moments difficiles quand le père a émigré en Belgique pour y étudier et y travailler. Patrick n'avait que dix ans, le pays était ravagé par des conflits ethniques et la famille a trimé pour survivre. La mère confectionnait du pain qu'elle essayait de vendre au marché afin de pouvoir au moins offrir un repas par jour à ses enfants. Quand ils ont été renvoyés de l'école, faute d'avoir payé les frais d'inscription, un ami de la famille est venu à leur secours. " Parfois, quand nous étions sur la plaine de jeux, des soldats tiraient en l'air. " La famille a déménagé à Droixhe, à Liège, quand il avait treize ans. Son père travaillait à sa thèse de doctorat et Patrick a commencé à jouer au basket sur un petit terrain. Son entraîneur à Gilly a décelé son talent. Il a ensuite émigré aux États-Unis, à Denver, pour y étudier les sciences politiques tout en jouant au basket au niveau des collèges. Le tremplin idéal vers une carrière en Italie (Messine, Roseto Sharks, Air Avellino, Ferrara, Udine), au Brésil (Vla Velha) et en Grèce (Trikala). " Le talent que Dieu m'a donné m'a toujours permis d'ouvrir d'autres portes. " Il a mis un terme à sa carrière en 2010, à Bakersfield Jam, une formation californienne de NBA Development League. Un an plus tard, il est devenu adjoint dans son ancien collège, Metro State, à Denver. En septembre 2016, le Belgo-congolais, qui avait transité par les Denver Nuggets et les Austin Spurs, est arrivé aux Toronto Raptors, même si, quelques mois plus tôt, il avait promis de devenir l'adjoint d' Eddy Casteels chez les Belgian Lions. " On ne peut pas refuser une offre des Raptors ", s'est justifié Mutombo, qui fait un peu figure d'excentrique dans le milieu, puisqu'il consacre ses loisirs à la peinture. Même quand son équipe dispute une série de matches en déplacement, il traîne ses pots et ses pinceaux dans les lobbys des hôtels. L'année dernière, le staff a assisté à une exhibition. " Nous savions qu'il peignait mais il est vraiment bon ", a déclaré Nick Nurse.