On pouvait se demander si un entraîneur aussi exigeant que Laszlo Bölöni, dont le mode d'emploi comporte peu de règles populaires, allait parvenir à faire progresser son équipe lors de sa deuxième saison. La réponse est positive. Pourtant, dix jours avant le choc au Club Bruges, Laszlo Bölöni a tenu des paroles prophétiques : " Notre succès reste précaire ".
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On pouvait se demander si un entraîneur aussi exigeant que Laszlo Bölöni, dont le mode d'emploi comporte peu de règles populaires, allait parvenir à faire progresser son équipe lors de sa deuxième saison. La réponse est positive. Pourtant, dix jours avant le choc au Club Bruges, Laszlo Bölöni a tenu des paroles prophétiques : " Notre succès reste précaire ". Le Roumain sait qu'il est dangereux d'atteler la charrue avant les boeufs. Il y a tout juste un an, il avait ajouté de la technique à un effectif plutôt réputé pour son engagement et la greffe n'avait pas pris de suite. Certains joueurs, qui faisaient figure de certitudes, avaient même baissé pied dès ce moment. Bölöni s'est gardé, cette fois, de commettre la même erreur. Les anciennes valeurs sont revenues : don de soi, persévérance, abattage, force dans les duels et Sinan Bolat en ultime verrou. Après sept journées, qui comprenaient des matches contre Anderlecht et le Club, l'Antwerp n'avait encaissé que trois buts. Bolat allait toutefois devoir se retourner souvent dans deux duels contre des équipes du haut de classement. Genk a marqué quatre buts contre l'Antwerp, qui menait pourtant 2-0 au repos et pouvait encore briguer la tête du classement. Et une seconde claque a suivi à Bruges, avec cinq buts. Précaire, disait le patron, échaudé à l'idée que d'aucuns voient déjà en son équipe un candidat sûr aux PO1, alors qu'elle avait échoué d'un fil dans cette course la saison passée. Reste qu'en 21 matches, l'Antwerp a réussi neuf clean sheets. La défense anversoise reste son point fort. Lior Refaelov, recruté au mercato 2018, a apporté une touche de créativité. Avec six goals et deux assists, il a tenu son rôle dans le succès de l'Antwerp mais c'est surtout la plus grande richesse de son attaque qui confère plus de chances au club de participer aux PO1. Grâce à Dieu. Il a fallu du temps pour mettre son contrat en ordre, encore plus longtemps pour qu'il soit capable de jouer mais s'il reste épargné par les blessures, l'Antwerp a un fameux atout ce printemps, un atout bien secondé par le fiable William Owusu. Ce qui est frappant cette saison encore, c'est la différence entre les prestations en déplacement et à domicile. Avec seulement cinq succès en onze matches, on ne peut pas dire que l'Antwerp soit invincible au Bosuil. Par contre, avec six victoires en dix déplacements, l'Antwerp est le plus performant à l'extérieur, après le Racing Genk. Deux joueurs ont été importants par leurs buts et leurs assists. Nietzsche a tort : Dieu n'est pas encore mort. Il est bien vivant, il joue à l'Antwerp et répond au nom de Mbokani. Dieumerci, scandent les supporters de la tribune deux, qui va bientôt être démolie. Après quelques détours, le revoilà en Belgique, à 33 ans. Il est l'auteur de cinq buts et six assists. Pas mal pour quelqu'un qui avait pris le train en marche cette saison et qui avait peiné pour retrouver la bonne carburation. Mais que ce soit à Anderlecht, au Standard ou à l'Antwerp, Dieu reste un buteur devant l'Eternel.