L'effet-Ronaldo. Pour le quotidien Marca, c'est clair, après la victoire de Valladolid, la nouvelle équipe de Duje Cop, l'avant du Standard, au Bétis. Quand Ronaldo a acquis la majorité des actions du club espagnol, à la mi-septembre, celui-ci n'avait pas encore inscrit de but en première division et n'avait grappillé qu'un point en trois matches. Six semaines plus tard, son univers se color...

L'effet-Ronaldo. Pour le quotidien Marca, c'est clair, après la victoire de Valladolid, la nouvelle équipe de Duje Cop, l'avant du Standard, au Bétis. Quand Ronaldo a acquis la majorité des actions du club espagnol, à la mi-septembre, celui-ci n'avait pas encore inscrit de but en première division et n'avait grappillé qu'un point en trois matches. Six semaines plus tard, son univers se colorait de rose : 13 sur 15. Samedi, il se rend au Real, qu'il précède au classement. " Nous devons rester les pieds sur terre ", a déclaré le coach, Sergio Gonzales. Il ne développe pas un football spectaculaire. Son équipe atteint rarement les 40 % de possession du ballon et ses tirs cadrés sont rares mais son jeu est rentable. " Personne ne peut nous enlever ces points. " Le patron est-il satisfait ? On le verra lors de la campagne hivernale des transferts. Ronaldo a en tout cas réussi son entrée mais le football espagnol se demande d'où vient son argent. De sa poche, d'après son entourage. Elle doit être très profonde. Ronaldo a sursauté au printemps 2017, lors de sa première rencontre avec le président du club, alors en D2. Il a appris que Valladolid devait 19 millions d'euros au ministère des finances et que le propriétaire demandait environ la même somme, ayant du mal à amortir son investissement. L'homme, à moitié noyé, a discuté avec des Chinois, des Mexicains et donc aussi avec Ronaldo. Ils sont tombés d'accord en septembre dernier. La montée a sauvé le club. Les droits de retransmission ont permis de réduire la dette fiscale à trois millions. Ronaldo a obtenu 51,05 % des actions contre un investissement complémentaire de 21 millions. Sortis de sa poche, donc, a-t-il affirmé dans une interview au quotidien El Norte de Castilla. Les Espagnols sont sceptiques. L'entourage de Ronaldo reconnaît qu'il y a eu et qu'il y a toujours des discussions avec un fonds d'investissements (Ben Oldman Partners) mais que ce n'est pas lié à l'équipe ni à sa reprise.