Il y a de grandes chances que le Standard et Value8, une société anonyme hollandaise présente dans différents secteurs du monde des affaires (santé, environnement, nouvelles technologie, loisirs), trouvent un accord avant la fin du mois. Value8 entrerait alors dans le capital des Rouches. Confirmée par Peter Paul De Vries, patron de Value8, et par la direction du Standard, cette nouvelle exclusive révélée par Etienne Pairoux ( Le Soir) a évidemment fait grand bruit. Car c'est l'avenir financier du détenteur de la Coupe de Belgique qui est en jeu. Il en ...

Il y a de grandes chances que le Standard et Value8, une société anonyme hollandaise présente dans différents secteurs du monde des affaires (santé, environnement, nouvelles technologie, loisirs), trouvent un accord avant la fin du mois. Value8 entrerait alors dans le capital des Rouches. Confirmée par Peter Paul De Vries, patron de Value8, et par la direction du Standard, cette nouvelle exclusive révélée par Etienne Pairoux ( Le Soir) a évidemment fait grand bruit. Car c'est l'avenir financier du détenteur de la Coupe de Belgique qui est en jeu. Il en va comme en Bourse : à un moment, les investisseurs entendent prendre leur bénéfice. Après le décès de son mari, Margarita Louis-Dreyfus n'a jamais caché son intention de céder les parts qu'elle détient au Standard (plus de 70 %). Le football n'est pas sa tasse de thé et elle doit gérer tout un empire. Le moment est indiqué car la crise économique s'est atténuée, et on assiste au désir grandissant des investisseurs de miser dans des affaires qui tournent comme c'est le cas du Standard, la plus grande salle de spectacle de Wallonie. De 1998, moment de la reprise du club par Robert Louis-Dreyfus et Lucien D'Onofrio (quasi 30 % des parts) à 2011, le Standard est sorti du coma et a retrouvé vie en se dotant d'un outil moderne (Académie) et d'une gestion sportive et financière stricte. Les résultats ont suivi : éclosion de la jeunesse, deux titres, trois finales de Coupe de Belgique dont une gagnée cette saison. Les Rouches ont même été à deux doigts de signer leur premier doublé en 2011. Dans un fax envoyé à Kevin Sauvage ( La DH/ Les Sports), De Vries (Value8) a fait référence au patrimoine sportif, à la vigueur de sa jeunesse et à la ferveur de ses supporters. Mais, et c'est fondamental à ce niveau de business, les Néerlandais ont souligné aussi que " le Standard se distingue par son management adéquat. Cela peut offrir de grosses marges bénéficiaires et des possibilités de croissance ". Value8 doit savoir, aussi, que le Standard a patiemment mis de côté un trésor de guerre. Red Bull a démenti l'intention qu'on lui prêtait de prendre des parts dans le capital du Standard. Même si tout indique pour le moment que Value8 tient la corde, il serait quand même assez étonnant que d'autres candidats ne manifestent pas discrètement ou ouvertement leur désir de flirter avec la poule aux £ufs d'or du football belge. Une affaire qui tourne n'est pas attribuée au premier et seul candidat acheteur. Et si une partie du capital changeait de mains, Lucien D'Onofrio (qui est très positif par rapport au deal hollandais) resterait-il à la barre ? Cette question est primordiale car personne ne semble capable de reprendre son rôle. L'homme a parfois été découragé, mais les forces vives de la région comptent sur lui. Et il se dit qu'à Liège, où l'on souhaite garder un ancrage rouche, " tout nouvel investisseur futé cherchera d'abord à garder l'homme qui a requinqué le Standard... "PIERRE BILIC Si une partie du capital changeait de mains, Lucien D'Onofrio resterait-il à la barre ?