Le Standard et Mouscron menacent Genk qui est deuxième ! Le championnat se resserre à point nommé et on ne sait encore qui est le club le plus apte à concurrencer Anderlecht. Le foot est un sport de fous et c'est pour ça qu'on l'aime. Prenez les exploits de nos clubs en Ligue des Champions il y a une semaine. Contre le Bayern, fin septembre, après avoir mené 1-0 et en évoluant à onze contre dix, Anderlecht avait joué en reculant et encaissé une égalisation bavaroise et des tonnes de critiques.
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Le Standard et Mouscron menacent Genk qui est deuxième ! Le championnat se resserre à point nommé et on ne sait encore qui est le club le plus apte à concurrencer Anderlecht. Le foot est un sport de fous et c'est pour ça qu'on l'aime. Prenez les exploits de nos clubs en Ligue des Champions il y a une semaine. Contre le Bayern, fin septembre, après avoir mené 1-0 et en évoluant à onze contre dix, Anderlecht avait joué en reculant et encaissé une égalisation bavaroise et des tonnes de critiques. " Tout le monde sait que pour conserver un résultat, la pire tactique est de se replier en défense ", disait le ch£ur des connaisseurs. Contre le Celtic, ces derniers avaient frissonné de satisfaction en voyant des Mauves rester conquérants à dix contre onze Ecossais. Glen De Boeck exclu, la défense d' Hugo Broos continua à jouer à trois et l'équipe allait attaquer et gagner 1-0. L'offensive était payante... même en infériorité numérique. Le lendemain de ce très beau match au Parc Astrid, le Club Brugeois allait gagner 0-1 à San Siro contre l'AC Milan, vainqueur de la dernière Ligue des Champions. Les Brugeois avaient été hyper-défensifs mais Andrés Mendoza avait inscrit un but d'anthologie et le grand public était content. Jouer à la belge était finalement payant aussi... à condition de marquer. Les connaisseurs et les supporters étaient tellement contents qu'on en oubliait quasiment que La Louvière et Lokeren n'avaient jamais été ridicules malgré leur élimination en Coupe de l'UEFA contre Benfica et Manchester City. Au contraire. On ne reconnaît généralement pas la valeur de notre footballeur. Le Royaume est trop critique, comme Marc Wilmots l'a toujours soutenu. Il vaut mieux croire en ses moyens, quitte à paraître un peu chauvin. Etre acerbe se justifie quand on ne reçoit pas les bonnes réponses aux questions légitimement posées sur la façon dont nos équipes sont entourées et entraînées. Le week-end dernier, on s'est soudainement rendu compte que les connaisseurs avaient eu raison d'encenser le nouvel Anderlecht et les supporters tort d'applaudir les Blauw en Zwart. Les Bruxellois se sont promenés devant le Germinal Beerschot, mais le verrou brugeois a sauté à quatre reprises à Heusden-Zolder, qui engrangeait ainsi sa première victoire ! Qui aurait imaginé un pareil scénario au Fénixstadion ? Ou que La Louvière allait inscrire cinq buts contre Genk ? Cinq buts, soit la moitié du total atteint durant les neuf premiers matches du championnat ! Le football prend toujours un malin plaisir à mettre à mal les certitudes les plus évidentes. A croire, comme le maintient toujours Ariel Jacobs, qu'on éprouve rarement du plaisir en coachant. Mais certains ne peuvent s'en passer. Ainsi, Robert Waseige. Débouchant d'une très belle Coupe du Monde 2002, il se plante au Standard la saison dernière avant de reprendre du service au Sporting de Charleroi récemment. A Westerlo morne plaine, Waseige a vu ses Zèbres mordre la poussière pour la deuxième fois d'affilée. Et dire qu'au Standard, il n'avait rien gagné (un point sur 15, dernier) et qu'il avait quitté le Mondial asiatique sur une belle défaite face au Brésil, sa dernière victoire étant obtenue en Asie contre la Russie. Charleroi s'est fait dépasser dans les dernières secondes... comme c'est déjà arrivé trop de fois. Pour gagner, il faut commencer par ne pas encaisser et pouvoir compter sur ses attaquants. Banal à pleurer, mais tout le monde sait que si le jeu brugeois est généralement solide, il est aussi à la merci de l'efficacité de ses attaquants. Quand Mendoza ou Bengt Saeternes marquent, tout va bien, autrement c'est la catastrophe. A ce niveau, on a quand même l'impression qu'Anderlecht est mieux outillé pour faire sauter les défenses adverses. Aruna Dindane ne cache pas le Parc Astrid. Walter Baseggio est de plus en plus présent offensivement et il n'est pas le seul Mauve à devenir dangereux quand l'équipe joue de façon offensive. A ce sujet, Christian Wilhelmsson est sans aucun doute le transfert récent qui s'est le plus rapidement intégré à Bruxelles. Il faut dire qu'il possède le jeu académique requis. Comme Olivier Deschacht et Vincent Kompany qui épatent la galerie. par John BaeteLe Standard et Mouscron menacent Genk qui est deuxième !