My way or the highway. Celui qui ne file pas droit va le sentir passer avec René Weiler. L'approche de l'entraîneur lui a valu applaudissements mais aussi des regards de travers au sein du club. Le Suisse a également sorti le manager général Herman Van Holsbeeck de sa zone de confort. Cette fois, pas d'achats de dernière minute fin août. Les nouveaux venus, Hanni, Chipciu, Appiah et De Maio, étaient sur le terrain à la mi-juillet. Le calibre des transferts suivants dépendra du double match contre Rostov au troisième tour préliminaire de Ligue des Champions.
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My way or the highway. Celui qui ne file pas droit va le sentir passer avec René Weiler. L'approche de l'entraîneur lui a valu applaudissements mais aussi des regards de travers au sein du club. Le Suisse a également sorti le manager général Herman Van Holsbeeck de sa zone de confort. Cette fois, pas d'achats de dernière minute fin août. Les nouveaux venus, Hanni, Chipciu, Appiah et De Maio, étaient sur le terrain à la mi-juillet. Le calibre des transferts suivants dépendra du double match contre Rostov au troisième tour préliminaire de Ligue des Champions. Après deux ans d'attente, Roef porte le numéro un. Ses rares interventions la saison dernière sont de bon augure mais on ne peut pas encore dire s'il chassera vraiment du Parc Astrid le fantôme de son prédécesseur, Silvio Proto. Weiler met donc la pression sur la direction pour obtenir une doublure chevronnée. Le troisième gardien, Boeckx, n'est rien de plus qu'un sparring-partner. Sur les flancs, les cartes semblent distribuées. Appiah joue à droite tant que Najar n'est pas guéri. A gauche, Obradovic gagne aux points - un meilleur passing que N'Sakala. A moins que Deschacht, momentanément blessé, n'effectue un come-back incroyable. Au centre, le droitier De Maio est une certitude, à la gauche du centre de la défense, Nuytinck peut faire ses preuves mais le RSCA engagera certainement un homme de plus à cette place. Un tandem De Maio - Kara est exclu. Le Sénégalais semble même insister pour s'en aller. Heylen et Faes peuvent jouer en cas de blessure ou de suspension d'un autre. Les médians occupent un rôle prépondérant dans le 4-2-3-1 de Weiler. Ils doivent de préférence avoir un gros moteur et oser exercer un pressing haut. Dendoncker et Defour forment le duo idéal, sur papier. Ils ont prouvé leur complémentarité à de nombreuses reprises. A moins que l'Ivoirien (18 ans), Doumbia, la surprise de cette préparation, ne reçoive immédiatement sa chance ? Badji est toujours en revalidation de sa blessure au genou mais de toute façon, il ne correspond pas au profil. Au dix, une bataille d'usures s'annonce. Tielemans l'entame dans le rôle de favori mais il doit se défaire de son inconsistance. Hanni, plus créatif, a davantage le profil du distributeur mais il a été posté sur le flanc, jusqu'à présent, avec des succès mitigés. On ne compte pas sur Praet, qui n'a pas joué une minute en préparation et n'a pas accompagné le Sporting à Rostov. Il n'y aura pas de révolution en pointe. Sauf malheur, Anderlecht alignera un avant-centre et deux ailiers rapides. Le club a gentiment poussé Okaka vers la Chine mais comme son transfert a échoué, il va redevenir le fer de lance. Derrière, il n'y a guère de choix. Sylla est trop limité, Kabasele trop imprévisible et Vancamp n'a pas encore assez de métier. Le T1 réclame donc un attaquant supplémentaire, de préférence un avant rapide qui cherche la profondeur et plonge dans les angles. La saison passée, les Mauves ont été trop dépendants des buts de leur Italien. Ils veulent que ça change. L'arrivée de Chipciu semble une bénédiction, de ce point de vue. Il peut jouer sur les deux flancs et il a le sens du but. Hassan l'a également mais il doit montrer qu'il n'est pas seulement un intermittant du spectacle. Acheampong et Lukebakio, réserves de luxe, entreront sans doute au jeu pour le débloquer. Anderlecht ne semble pas affaibli par l'été. Le départ de Vanden Borre, Proto, Suarez ainsi que des mercenaires Ezekiel, Büttner et Djuricic était calculé et le noyau a reçu une sérieuse injection de qualité. Reste à voir si ce sera suffisant pour freiner la machine brugeoise parfaitement rôdée de Preud'homme. Une chose est certaine : Anderlecht ne peut pas se permettre une troisième saison d'affilée sans titre. PAR ALAIN ELIASY