Moreira est en fin de contrat à Sclessin. Il y était venu pour relancer sa carrière et, en deux ans, il est devenu une des attractions du championnat de Belgique. Il serait donc normal qu'il cherche à progresser, à la fois au niveau sportif et financier. Mais les offres sont plutôt rares.
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Moreira est en fin de contrat à Sclessin. Il y était venu pour relancer sa carrière et, en deux ans, il est devenu une des attractions du championnat de Belgique. Il serait donc normal qu'il cherche à progresser, à la fois au niveau sportif et financier. Mais les offres sont plutôt rares. "Celui qui pense que cette situation me tracasse se plante à 100 %", dit-il. "Je ne dis pas qu'elle ne pourrait pas commencer à me préoccuper un jour ou l'autre mais, actuellement, je peux vous garantir que ce n'est pas du tout le cas. J'ai un agent à qui je fais entière confiance. Lorsque j'étais dans une situation bien plus pénible à Boavista, je suis resté longtemps sans recevoir la moindre offre puis, tout à coup, trois ou quatre clubs sont arrivés en même temps et j'ai eu l'embarras du choix. De toute façon, on peut toujours dire qu'un joueur se tracasse. S'il n'a pas d'offre, il se demande pourquoi. Et s'il en a trop, il a peur d'effectuer le mauvais choix. J'ai toujours été persuadé que tout venait à point à qui savait attendre et je garde confiance. L'Austria de Vienne a frappé à ma porte. J'ai écouté, c'était intéressant mais je ne veux rien précipiter. Mon seul souci actuel, c'est de retrouver la joie de jouer".Il se montre plus contrarié encore lorsqu'on affirme qu'il joue expressément mal parce qu'il veut à tout prix quitter le Standard. "C'est le genre de critiques gratuites inacceptables. Elles sont généralement formulées par des gens qui n'y comprennent rien. Je suis en fin de contrat, j'ai plutôt intérêt à me montrer sous mon meilleur jour pour susciter de l'intérêt".A ce moment de l'entretien, le téléphone de Moreira retentit. Au bout du fil, c'est son copain Luis Boa Morte. Comme lui, cet espoir du football portugais a tenté très tôt sa chance à l'étranger. Aujourd'hui, il est à Fulham et très proche de la sélection A portugaise. Toute la différence entre deux joueurs de valeur égale réside parfois dans les choix de départ... En janvier dernier, à l'occasion du stage à Valence, Moreira affirmait qu'il ne dépérirait pas s'il devait rester un an de plus à Sclessin. Mais cette tendance ne s'est-elle pas déjà amorcée?" Le club veut me garder et il me le prouve. Je ne suis pas opposé à l'idée d'y rester mais il est encore beaucoup trop tôt pour se décider. D'abord, hormis la proposition de Vienne, je ne sais pas encore qui pourrait éventuellement s'intéresser à moi. Qui refuserait une offre d'un club anglais? On a aussi parlé d'un retour au Portugal mais je ne veux pas m'emballer, je préfère attendre et avoir le choix entre plusieurs possibilités".Ainsi, il n'apprécie guère que la direction du Standard clame sur tous les toits avoir trouvé un accord verbal avec lui. "Chacun a bien entendu le droit de dire ce qu'il veut, même si c'est un gros mensonge. Si vous me demandez si j'accepte cette attitude, je vous réponds que non. Mais ce n'est pas à moi d'éduquer les gens.Les dirigeants du Standard savent qu'ils doivent s'adresser à mon manager, pas à moi. Et celui-ci ne m'a parlé de rien. Or, je suppose qu'il défend mes intérêts et qu'il me tracera bientôt un bilan détaillé de la situation, des diverses possibilités s'il y en a plusieurs, afin que je puisse effectuer le meilleur choix possible".