De 8 à 12 % sur la totalité du contrat du joueur, plus un plafond de 20 % sur la plus-value à la revente du joueur à un autre club. C'est la proposition d'une nouvelle association de managers en réaction aux critiques dont la profession fait l'objet depuis le déclenchement de l'opération Mains Propres et l'incarcération d'agents comme Dejan Veljkovic et Mogi Bayat. Ce dernier, qui n'a jamais hésité à intimider verbalement ses contradicteurs, semble brisé par les événements. Il se confond en excuses à chaque contact avec l'extérieur et il a fondu en larmes quand il a revu ses proches. On vous en parle par ailleurs dans nos actus.
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De 8 à 12 % sur la totalité du contrat du joueur, plus un plafond de 20 % sur la plus-value à la revente du joueur à un autre club. C'est la proposition d'une nouvelle association de managers en réaction aux critiques dont la profession fait l'objet depuis le déclenchement de l'opération Mains Propres et l'incarcération d'agents comme Dejan Veljkovic et Mogi Bayat. Ce dernier, qui n'a jamais hésité à intimider verbalement ses contradicteurs, semble brisé par les événements. Il se confond en excuses à chaque contact avec l'extérieur et il a fondu en larmes quand il a revu ses proches. On vous en parle par ailleurs dans nos actus. Nous avons dû relire les chiffres de cette proposition. Les agents assistent les footballeurs dans leurs négociations et/ou les clubs quand ils enrôlent des talents. Ils sont en quelque sorte comparables à des agences d'intérim qui travaillent pour des entreprises. Elles fournissent aux sociétés le personnel adéquat. Comme le manager car tous les clubs n'ont pas assez de moyens pour cela ou en confient la responsabilité à une cellule de scouting. Dans tous les cas de figure, il est normal de percevoir une commission. Mais de 8 à 12 % sur le contrat complet... Même les plus grandes agences d'intérim ne vont pas aussi loin. Le pourcentage va de 15 % pour les petites à 25 % pour les plus grandes parce qu'elles consacrent plus de temps à l'encadrement, à la recherche et au suivi. Le montant est basé sur le salaire annuel, à payer par la société qui embauche, jamais sur le salaire total. En football, les contrats de travail sont de plus courte durée mais quand même, la démarche nous semble excessive. Le pourcentage sur la plus-value l'est tout autant. Le monde financier l'applique lors des reprises ou des investissements. Ivan De Witte (Gand) est issu du milieu des affaires et connaît ces pratiques. Jadis, il accordait une prime de plus-value à son entraîneur. Si celui-ci faisait du bon travail avec un joueur, le club réalisait une bonne affaire en le vendant et l'entraîneur pouvait en profiter. Nous ne savons pas si tous les successeurs de Trond Sollied ont bénéficié de cette clause mais quelque part, on peut suivre le raisonnement. Appelons-ça un incentive, une part du bénéfice. Récompenser un agent de la même façon, c'est aller trop loin. Si messieurs Frenay ou Petrovic, qui ont pris l'initiative de fonder cette association, pensent ainsi défendre leur cause en tendant vers plus de correction et de compréhension, c'est qu'ils sont déconnectés de la réalité. Quels mérites ont-ils pour réclamer une prime supplémentaire ? De toute façon, ils passent déjà à la caisse en cas de revente, en réclamant leur pourcentage sur le nouveau contrat. Ont-ils contribué au succès de leur footballeur par la qualité de leur suivi ? Mais n'y sont-ils pas obligés, s'ils tirent profit de la totalité du contrat ? Leur exigence illustre leur déconnection. Bart Vertenten et Sébastien Delferière nous semblent tout aussi dépourvus du sens des réalités en voulant combattre leur limogeage devant le tribunal du travail. Ou plutôt, ils font preuve de précipitation. Ils sont présumés innocents jusqu'à preuve du contraire mais d'ici là, on présuppose pour le moins leur partialité. Il y a eu contact avec un manager. On en veut pour preuve des selfies et même des témoignages. Un arbitre n'a rien à faire avec ce genre de personnes, hormis un salut amical en les croisant. Si l'avocat de Vertenten parvient à faire démettre un procureur pour un semblant de partialité, c'est le moins qu'on puisse dire de ceci. Si le tribunal décide que les deux hommes sont innocents, nous leur souhaitons de tout coeur bienvenue sur les terrains. Mais tant que l'affaire est en cours... Ils ne se rendent pas service par leur démarche, pas plus qu'à l'ensemble du corps arbitral.