Il n'a fallu que 45 minutes à Roman Abramovich pour convaincre le président de Chelsea, Ken Bates, qu'il était le sauveur de Chelsea Village. Ce holding est propriétaire du Chelsea FC mais aussi du complexe hyper moderne situé à Stamford Bridge qui, outre le stade, compte également deux hôtels, cinq restaurants, des salles d'exposition, des bureaux et un centre de fitness exclusif. A l'instar du club de foot, Chelsea Village endure chaque année des pertes financières et avait un besoin urgent de liquidités pour rembourser un emprunt.
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Il n'a fallu que 45 minutes à Roman Abramovich pour convaincre le président de Chelsea, Ken Bates, qu'il était le sauveur de Chelsea Village. Ce holding est propriétaire du Chelsea FC mais aussi du complexe hyper moderne situé à Stamford Bridge qui, outre le stade, compte également deux hôtels, cinq restaurants, des salles d'exposition, des bureaux et un centre de fitness exclusif. A l'instar du club de foot, Chelsea Village endure chaque année des pertes financières et avait un besoin urgent de liquidités pour rembourser un emprunt. Ken Bates, actionnaire majoritaire depuis 1982 lorsqu'il mit l'équivalent de 1,44 million d'euros sur la table pour reprendre les Blues, était à la recherche d'un repreneur depuis 12 mois. Il a trouvé l'oiseau rare en Russie, où Abramovich avait tenté de reprendre le CSKA Moscou. Evidemment, ce deal suscite des interrogations. Dans un premier temps, le businessman russe paie 42,8 millions d'euros et obtient une participation majoritaire, ce qui rapporte 25 millions d'euros à Bates. Mais au total, on parle d'une transaction de 288 millions d'euros, parce que l'homme d'affaires ne se contenterait pas de sa part actuelle au sein du holding (50,6 %) et qu'il faut apurer des dettes. Roman Abramovich, devenu orphelin très jeune, est un des nouveaux riches de la Russie post-communiste. Il a grandi à Moscou, a étudié le droit, a fait partie de l'armée et fut un des amis de Boris Eltsine en personne. Il profita du chaos pendant les années 90 pour fonder sa fortune. Le magazine américain Forbes estime son patrimoine à 5,7 milliards de dollars, soit la deuxième fortune de Russie. Cette somme colossale provient de plusieurs activités : Sibneft tout d'abord, devenue la quatrième compagnie pétrolière du monde après une récente fusion. Abramovich possède également 25 % de la société Rusal, qui a le monopole sur l'aluminium en Russie. Enfin, il détient 26 % de la compagnie aérienne Aeroflot et est président de la chaîne TV nationale TVS. Il s'inscrit ainsi dans la lignée de son mentor Boris Berezovsky, qui avait fui à Londres suite à la prise de pouvoir de Vladimir Poutine à la suite d'accusations pour fraude et corruption. Abramovich est également actif en politique. Il partage son temps entre Moscou, où il réside avec sa femme et ses quatre enfants, et la province de Chukotku, à l'est de la Russie, où la mer de Barents sépare le pays de l'Alaska. C'est là qu'il a aidé la population, en majorité des braconniers, à améliorer leurs conditions de vie en échange de leur soutien inconditionnel. On s'attend en effet à ce qu'Abramovich affiche bientôt des ambitions politiques au niveau national. (P. T'Kint) DENNIS BERGKAMP n'est pas satisfait de la proposition de contrat d'Arsenal, où il joue depuis 1995. Le Néerlandais est en fin de contrat et menace de mettre fin à sa carrière s'il n'obtient pas de meilleures conditions. Comme Liverpool, les Gunners lorgnent aussi Harry Kewell, de Leeds. ERIC DJEMBA DJEMBA (Nantes) et David Bellion (Sunderland) sont deux nouvelles recrues de Manchester United. Christian Gross, actif au FC Bâle, y deviendra sans doute le nouvel assistant coach. PAUL GASCOIGNE (36 ans), remercié en Chine, a demandé à Bobby Robson un nouveau contrat à Newcastle. Gazza y a évolué chez les jeunes mais jamais en équipe Première dans sa ville natale. Robson ne donnera sans doute pas suite à cette requête. CARLTON COLE et John Terry ont prolongé leur contrat à Chelsea pour respectivement six et quatre ans.