Dick Advocaat a pris la succession de Guus Hiddink après son échec à qualifier les Russes pour le Mondial 2010. Malgré une défaite précoce dans la phase qualificative, à domicile contre la Slovaquie, la Russie a redressé la barre immédiatement et termina en tête de son groupe après une victoire en Irlande, une revanche en Slovaquie et un score de tennis contre Andorre.
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Dick Advocaat a pris la succession de Guus Hiddink après son échec à qualifier les Russes pour le Mondial 2010. Malgré une défaite précoce dans la phase qualificative, à domicile contre la Slovaquie, la Russie a redressé la barre immédiatement et termina en tête de son groupe après une victoire en Irlande, une revanche en Slovaquie et un score de tennis contre Andorre. Etant donné la clémence du tirage au sort, toute prestation en deçà d'une qualification pour les quarts serait perçue comme décevante. Les fans russes rêvent déjà que leur équipe réédite l'exploit de 2008 où elle avait atteint le dernier carré. Mais pour y arriver, Advocaat devra espérer que son gardien n°1 Igor Akinfeev soit totalement remis de sa blessure. Même si la défense russe est souvent décriée, elle n'a encaissé que 4 buts en 10 matches de qualification. Akinfeev s'est érigé en sauveur de la nation à de multiples reprises lors des matches cruciaux. S'il n'est pas prêt pour le premier match de groupe, son remplaçant sera Vyacheslav Malafeev, qui a gardé ses filets inviolés pendant quatre matches qualificatifs. En défense centrale, mis à part le duo du CSKA Moscou Sergei Ignasevich et Vasili Berezutsky, les possibilités de remplacement ne sont pas légion. Même s'ils sont expérimentés et forts sur les ballons aériens, ils manquent de vivacité face à des attaquants rapides. Au milieu, la plupart des options sont des joueurs du Zenit qu'Advocaat connaît encore de son époque à Saint-Pétersbourg. Igor Denisov devrait officier comme médian défensif, alors que Roman Shirokov constitue l'atout créatif de l'équipe. Sans oublier Alan Dzagoev (21 ans). Alors que certains ne comprennent pas qu'on confie le brassard de capitaine à Andrei Arshavin - voire même qu'on le sélectionne -, il faut rappeler que les Russes ont perdu leurs deux premiers matches en 2008... pour lesquels Arshavin était suspendu. Ensuite, il fut l'inspirateur, menant l'équipe jusqu'en demi-finale où l'Espagne - futur vainqueur - imposa sa loi. A 31 ans, Arshavin a disputé tous les matches des éliminatoires, sans marquer. Mais Advocaat l'a embrassé en février dernier lorsqu'il a marqué au Danemark en amical. Pavel Progbrebnyak, de Fulham, a failli être le seul joueur évoluant à l'étranger dans la sélection. Longtemps blessé, le médian du Sporting Lisbonne, Marat Izmailov, a été précieux pour son club et a impressionné Advocaat. Le Néerlandais a utilisé 23 joueurs en 10 matches en phase qualificative et affirme qu'il connaissait déjà 20 noms sur 23 des mois avant la date limite. La seule grosse déception concerne l'issue du tirage : la Russie devra jouer son premier tour en Pologne. L'Ukraine aurait été préférable : on y parle russe et les supporters russes ne doivent pas avoir de visa pour y aller. PAR VICTOR GUSEV (ESM), A MOSCOUPourquoi ces doutes entourant Arshavin ?