C'est une lapalissade de dire que la vie d'une judokate est faite de sacrifices. " Outre les dix heures hebdomadaires qu'elle passe sur les tatamis, Ilse doit s'astreindre à un régime draconien ", explique son entraîneur OlivierBerghmans. Afin de ne pas dépasser le poids (52 kg) de la catégorie dans laquelle elle va concourir. " C'est vrai que les jours qui précèdent un combat ne sont pas faciles, dit-elle. Mais je suis habituée à tout cela. "
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C'est une lapalissade de dire que la vie d'une judokate est faite de sacrifices. " Outre les dix heures hebdomadaires qu'elle passe sur les tatamis, Ilse doit s'astreindre à un régime draconien ", explique son entraîneur OlivierBerghmans. Afin de ne pas dépasser le poids (52 kg) de la catégorie dans laquelle elle va concourir. " C'est vrai que les jours qui précèdent un combat ne sont pas faciles, dit-elle. Mais je suis habituée à tout cela. " Si aujourd'hui, elle est engagée en -52kg, elle combattait en -48kg au début de sa carrière. " Mais c'était vraiment trop difficile. Je devais perdre beaucoup de poids et, par conséquent, je manquais de force le jour de mon entrée en lice. " Aujourd'hui, son poids de forme idéal à l'entraînement est de 55 kg. Mais quelques jours avant un tournoi, elle tombe à 53,5 kg. " Après, c'est vrai que je dois encore arriver à 52 kg pour la pesée qui a lieu la veille de la compétition. Donc, je dois m'astreindre à un régime strict auquel mon corps s'est habitué au fil des années. " Les deux derniers jours sont cruciaux. Plus question de repas " normal ". Donc, c'est une accumulation de barres muesli, de raisins secs, de figues. Le tout accompagné d'une tartine de confitures. Bref, un menu qui ne serait qu'un en-cas pour la plupart d'entre nous. " Mais je n'ai même pas faim. Au fil des années, mon organisme s'est adapté et cela lui suffit. " TiaHellebaut, championne olympique du saut en hauteur en 2008, tenait le même discours. Elle ne mangeait que des fruits le matin et enchaînait avec du potage, des légumes et des noix, que l'on sait riches en vitamines. " Pour perdre le dernier kilo et demi avant la pesée, chacun à sa méthode, ajoute Heylen. Aux JO, j'ai vu TomGoegebuer, l'haltérophile, faire une séance de sauna avec plusieurs vêtements sur le dos. Moi, ça ne me convient pas parce que je perds trop d'énergie. " La judokate préfère enfiler les couches de pulls et une grosse veste et partir faire un footing de 40 minutes. " Je dois avoir soif mais je ne peux boire qu'un tout petit peu d'eau sinon mon poids remonte. Donc, je mords sur ma chique. Si la pesée a lieu à 19 h, je retourne faire un petit footing avec tout mon " attirail " vers 16 h. " Le danger, une fois que la première pesée a eu lieu, est qu'elle reprenne trop de poids. " Car le matin du tournoi, une deuxième pesée a lieu pour quatre filles, tirées au sort. Et l'on ne peut, alors, dépasser notre poids que de 5 % ". En clair, Heylen ne peut peser plus de 54,6 kg. " En général, cela ne me pose pas de problème. Après la première pesée, je bois un litre et demi d'eau. Mais pas plus. Je mange une tartine au fromage et, parfois, un peu de pâtes. Cela peut vous paraître très difficile mais, hormis une certaine soif, je me sens bien. "