L'équipe entraînée par Bernd Schuster s'est montrée très peu inspirée face à une Vieille Dame dont l'efficacité a atteint quasiment la perfection mercredi dernier à Santiago Bernabeu. Les joueurs offensifs de la maison de Castille n'ont jamais réussi à prendre le dessus sur leurs adversaires directs et, hormis quelques rares fois sur phases arrêtées et lors de situations litigieuses dans les 16 mètres, les Madrilènes ne furent jamais dangereux. Du côté de la Juventus, l'organisation n'a jamais été prise en défaut et offensivement, deux coups de patte d'Alessandro Del Piero ont suffi pour s'imposer sans fioritures. ...

L'équipe entraînée par Bernd Schuster s'est montrée très peu inspirée face à une Vieille Dame dont l'efficacité a atteint quasiment la perfection mercredi dernier à Santiago Bernabeu. Les joueurs offensifs de la maison de Castille n'ont jamais réussi à prendre le dessus sur leurs adversaires directs et, hormis quelques rares fois sur phases arrêtées et lors de situations litigieuses dans les 16 mètres, les Madrilènes ne furent jamais dangereux. Du côté de la Juventus, l'organisation n'a jamais été prise en défaut et offensivement, deux coups de patte d'Alessandro Del Piero ont suffi pour s'imposer sans fioritures. Devant un Iker Casillas plutôt passif sur les deux buts encaissés (voir flop), la défense se composait de quatre éléments avec, de droite à gauche, Sergio Ramos, Fabio Cannavaro, Gabriel Heinze et Marcelo. Si les deux arrières centraux se sont contentés de rester sur leur position dans la construction du jeu, les latéraux ont participé énormément mais sans aucun effet de surprise et donc sans déstabiliser le bloc italien qui est resté imperturbablement en place. Dans l'entrejeu, le triangle, avec la pointe vers le haut, composé des deux demis récupérateurs Ivan Guti et MahamadouDiarra ainsi que du meneur de jeu Wesley Sneijder, aurait dû inspirer la plupart des mouvements offensifs mais il en fut rarement question. Le trio d'attaque avec, de droite à gauche, Raul, Ruud van Nistelrooyet RoystonDrenthe n'a jamais réussi à prendre en défaut le quatre arrière transalpin. Même s'ils ont parfois permuté leur position, les trois attaquants ont passé plus de temps au combat physique et aux rouspétances qu'à se concentrer sur leur propre jeu. De ce constat, il en découle bien évidemment peu de solutions pour les joueurs des autres échelons et un jeu dépourvu d'originalité et de trouvailles techniques. Face à un tel bloc équipe, il était difficile, avec aussi peu de créativité, de se créer beaucoup de possibilités devant le but. L'absence de Gianluigi Buffon a été parfaitement compensée par AlexanderManninger qui, devant une défense de fer à l'italienne, a réalisé le match parfait. Les quatre défenseurs étaient de droite à gauche, Olof Mellberg, Nicola Legrottaglie, Giorgio Chiellini et CristianMolinaro et ils se sont, tous les quatre, contenté de leur rôle défensif, aidés dans leur tâche par quatre demis au comportement ultra disciplinés, avec comme demis récupérateurs, Tiago et MohamedSissoko, ce dernier, en mettant une fois le nez à la fenêtre à la 66e minute, a provoqué le coup franc du deuxième but. Les demis d'aile, Marco Marchionni et Pavel Nedved, ont énormément travaillé défensivement, le Tchèque ne nous ayant pas souvent habitué à un tel rôle. L'animation offensive reposait en très grande partie sur le duo Del Piero- Amauri qui, grâce à deux coups de génie du meneur de jeu, a réussi à mettre deux obus dans les filets de Casillas. Le réalisme cher aux équipes italiennes a fonctionné à merveille lors de ce choc de la quatrième journée et a permis à la Juventus de se qualifier pour les huitièmes de finale. La preuve a à nouveau été faite que dominer et garder le ballon ne suffit pas pour gagner un match et que l'efficacité est évidemment le paramètre le plus important en football. Et certainement au plus haut niveau !